lundi 31 mars 2014

Les chroniques de Wôrjan de Muriel B. Intem

Nombre de pages : 352 pages
Date de parution : 2012
Fiche du Livre

Quatrième de couverture
Wôrjan, un monde sauvage mais évolué, où la magie règne depuis toujours. Une terre où le mal guette la moindre faille, depuis les abîmes, pour surgir et affirmer son pouvoir. Cependant, les dieux sont aussi présents, et dans le maelström du temps, une légende qui devait défier les siècles prend un jour le visage d’une jeune humaine, Maelya, prêtresse et guerrière. Elle sera celle qui chassera les démons et équilibrera la balance du bien et du mal, celle qui unifiera les différents peuples. Mais en mettant son propre bonheur en péril, car elle est avant tout une une femme sensuelle qui rêve d’amour. Aura-t-elle le courage d’affronter son destin?

Ce récit est constitué de trois parties, « Naissance d’une prêtresse-guerrière », « Un cœur en guerre », « Dictat et crimes ».




Avis de chtitepuce
C’est avec ravissement et envie que j’ai tourné la dernière page des Chroniques de Wôrjan. Dans ce roman, Muriel B Intem nous livre la naissance et les premières légendes de la prêtresse et guerrière, Maelya. Tout d’abord nommée Eileen, nous la rencontrons à l’adolescence. Les premiers amours sont le thème principal des premières pages. On suit cette jeune fille à la découverte de son corps et des prémices de l’amour.

Les chroniques de Wôrjan est un roman de fantasy érotique, et on le sait. Déroutée par autant de scènes de sexe que l’on peut parfois trouver superflues.  Malheureusement ternies par un drame qui mènera Eileen à devenir Maelya, la grande prêtresse.

La première partie est un genre de voyage initiatique, la naissance de Maelya, d’un amour passionnel, et d’un sacrifice. Maelya est un personnage attachant, tant elle est humaine, sa plus grande faiblesse est l’amour qu’elle attache aux gens. Certains trouveront qu’elle tombe facilement amoureuse… Je ne pense pas. Maelya est décrite de cette façon, c’est un personnage qui porte beaucoup d’amour en elle, c’est ce qui fait sa force mais aussi sa plus grande faiblesse. C’est aussi ce qui lui a permis de devenir une grande prêtresse et une grande guerrière.

Même si j’ai trouvé les deux premières parties un peu rapides et peut être « faciles », la troisième nous tient en haleine jusqu’au bout, on sent une réelle évolution au niveau du rythme. L'auteur arrive à mieux mélanger les deux genres sans outrance et la quête de Maelya est plus « recherchée ».

J’ai tout simplement dévoré les Chroniques de Wôrjan, c’est pour moi une petite perle qui promet beaucoup. Muriel B. Intem construit tout un univers de fantasy, avec son lot d'elfes et de nains. Le monde de Wôrjan est vaste, et le roman est accompagné d’une carte pour qu’on ne se perde pas au cours de notre voyage. Pour pousser son univers jusqu’au bout, l’auteur utilise des indicateurs temporels bien à elle et si je ne me trompe pas, les miris correspondent aux jours, les décades à dix jours, donc je pense que ça pourrait être relié à nos semaines à nous, j’ai trouvé ça vraiment intéressant.

Revenons au coté érotique de ce roman, coté très plaisant par ailleurs.
Le roman est parsemé de relations sexuelles, seul, à deux ou à plusieurs, tout y passe. Le monde de Wôrjan est un monde très ouvert, les relations amoureuses et sexuelles ont une grande place et ne sont sujet à aucun tabou. J’ai aimé cette ouverture d’esprit, comme on dit « faites l’amour pas la guerre ».
On peut trouver cela répétitif, mais nous ne sommes pas là pour découvrir les diverses positions du kama sûtra mais bien pour découvrir le plaisir dans tout ce qu'il comporte.
Muriel B. Intem se sert de sa plume pour nous servir des ébats tantôt tendres, tantôt violents avec sensualité et poésie, aucune vulgarité même dans les scènes les plus horribles, où elle réussit à faire transparaître toute la douleur et l’humilité endurées.

J’ai été séduite par cette prose qui fait travailler l’imagination et ne m’a pas laissée indifférente.
L’auteur mêle bien la fantasy avec un bel univers et l’érotisme, au travers d’un merveilleux personnage qu’est Maelya.
C’est avec plaisir que je lirai la suite.

Je remercie les éditions Artalys et le Sanctuaire de la lecture pour ce partenariat.


Avis de missdeath
Je viens de terminer la lecture de « Les chroniques de Worjan » de Muriel B.Intem. Je tenais à remercier les éditions Artalys pour cette découverte. Il s’agit d’un roman d’erotic-fantasy, un mélange de plus en plus présent dans les librairies.

Le roman m’a plutôt plu bien que certains éléments m’aient un peu gâchée la lecture.

Tout d’abord, la partie érotique m’a laissée sur ma faim. Nous sommes confrontés à des scènes érotiques dés les premières pages, et bien qu’on n’en reste pas de marbre au début, les scènes se répètent un peu par la suite. Parfois trop nombreuses, parfois trop répétitives, ces scènes nous donnent l’impression de combler les vides. De plus, il faut quand même avouer que notre héroïne se laisse facilement tenter, que ce soit de façon corporelle ou sentimentale. En effet, les affinités se créent un peu trop facilement à mon goût durant tout le récit.

Malgré ses aventures sentimentales, notre jeune héroïne affronte plusieurs fois le mal et là par contre j’ai vraiment apprécié. Les races, la magie, les conflits, tous les éléments du fantastique forment un bon amalgame et rendent le récit vivant. Dans la dernière partie du roman, on ne lâche plus le livre. On remarque une sorte de progrès dans l’écriture du récit qui est donc plus palpitant et plus prenant sur la fin.


Finalement, le livre est bien écrit, ce n’est pas de la grande littérature mais la lecture est fluide et plaisante. J’aimerais découvrir la suite pour apprécier le progrès du récit et peut-être lire des scènes érotiques plus recherchées. En tout cas, encore merci pour ce partenariat.

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