lundi 31 mars 2014

Le mage de la Montagne d'Or de Alexandre Lévine

Nombre de pages : 344 pages
Date de parution : 2011
Fiche du Livre

Quatrième de couverture
Un étrange mage du nom de Wärsani se rend à la cour d’Yssourak, le souverain du vaste royaume du Tourpana, où, usant de ses pouvoirs magiques, il enlève la favorite du roi. Quelques jours plus tard, une jeune fille à la sublime beauté se présente. Elle dit s’appeler Astarya et être la fille du mage. D’après elle, Wärsani a acquis l’immortalité, et tant de pouvoirs que les dieux eux-mêmes ne sauraient le vaincre. Il est devenu le Seigneur des Ténèbres. Astarya propose néanmoins de protéger Yssourak contre celui qu’elle assure être son père. L’offre est tentante, mais qui est vraiment Astarya ? Le roi s’apprête-t-il à introduire dans son palais une alliée ou bien une vipère au service de Wärsani ? Astarya ne le cache pas : c’est la vie du roi qui est en jeu. Et insensiblement, les forces des Ténèbres commencent déjà à étendre leur emprise sur le royaume.




Avis d'Erine
Le Mage de la Montagne d’Or nous raconte l’histoire d’un mage du nom de Warsani, qui choisit de provoquer le roi du royaume du Tourpana en lui volant sa favorite. Mais la fille de ce mage, Astarya, choisit d’intervenir en prétendant qu’elle cherche à se retourner contre son père. Sa parole est-elle réelle ? On ne le sait pas encore…

Ce livre est un vrai bijou. A la lecture du résumé lors de la proposition du partenariat avec les Editions Artalys, je n’aurais jamais cru être embarquée dans une telle histoire. J’ai adoré de suite le « contexte » très merveilleux, nous plongeant dans un monde que nous pourrions comparer à ceux des contes orientaux, avec ses harems, ses richesses dans les palais, les jolies femmes. Cependant, le paradoxe se joue très vite, la vie n’est pas si simple et si agréable. De nombreuses menaces la composent, dont Warsani, mais aussi les forces des Ténèbres. Astarya subit de plein fouet ces événements, sa confiance étant d’abord remise en question, puis elle subit certaines tragédies.

Outre la relation père-fille sur laquelle dépend l’ensemble de l’histoire, l’amour est aussi un thème récurrent, tant sur le plan de l’amour marital, fraternel alternant bons et mauvais côtés de ce sentiment, reflétant une réalité sans appel.

Sur le plan des personnages, celui auquel je me suis le plus attachée est Astarya. C’est une femme forte, passionnante, avec une destinée peu commune mais lourde à porter, qui se relève pourtant à chaque fois. Je ne peux pas en dire trop non plus sans devoir révéler le contenu de l’intrigue, mais c’est un personnage marquant, très travaillé par l’auteur.

Concernant l’écriture, elle est fluide. Je reprocherais cependant à l’auteur, le manque d’une carte à l’intérieur du roman. Ce monde étant créé de toute pièce, il aurait été plus facile de se repérer géographiquement. Je recommande ce livre à des personnes de tout âge.

Et pour finir, je tiens à remercier les Editions Artalys de m’avoir permis de découvrir Alexandre Lévine et son roman Le Mage de la Montagne d’Or, ainsi que le forum des Accros et Mordus.


Avis d'Inlandsis
Alors alors... commençons par les remerciements d'usage au Sanctuaire de la lecture et surtout aux Editions Artalys.

Le Mage de la Montagne d'Or est un roman de Fantasy assez typique, à ceci près qu'il se déroule dans un univers oriental et non un univers ultra-classique médiéval occidental. Un mage maléfique enlève la favorite du roi du Tourpana. Astarya, la fille du mage, se présente alors à la cour. Elle dit vouloir aider le Tourpana, mais elle avoue être présente sous les ordres de son père. Peut-on lui faire confiance alors qu'elle s'immisce peu à peu dans la politique du Tourpana? Comment le roi va-t-il réagir à l'enlèvement de sa favorite?

L'auteur, spécialiste des civilisations orientales, nous présente un roman fouillé, extrêmement bien documenté. L'environnement, la société sont crédibles même si leurs valeurs peuvent différer de ce que nous considérons comme normal. La crédibilité de cette civilisation est, à mon sens, un des points forts de ce roman : on a l'impression de voyager au Tourpana et dans les Monts Célestes, presque comme avec un documentaire.
Les personnages sont bien construits et mystérieux. Pour ma part, j'ai eu du mal à les cerner. Finalement les informations sur eux sont tellement données au compte goutte que je ne me suis pas attachée à eux.
Un style simple et accessible... une histoire classique... Bref beaucoup de qualités pour ce roman et un auteur à suivre.

Toutefois, l'histoire et les personnages m'ont paru un peu plats. J'ai eu beaucoup de mal à entrer dans l'histoire : j'ai trouvé qu'il manquait un petit quelque chose. Au demeurant le roman reste une agréable découverte.

Dans tous les cas, je compte bien suivre l'auteur. Un grand merci au sanctuaire de la lecture et aux Editions Artalys.


Avis de Livresse
Vous cherchez un roman fantastique ? Un roman revisité ? Un roman qui vous emporte avec lui au travers de ces pages ? Alors, je pense que Le Mage de la Montagne d’Or est fait pour vous !
Vous serez emporté dans un univers avec des rois, des mages, des dragons, des créatures de l’au-delà et des dieux… Une nouvelle approche des légendes, une histoire enivrante et touchante…

Vous l’aurez compris, j’ai réellement apprécié ce roman, tout d’abord enivrée par le prénom de l’héroïne que je trouve sublime : Astarya. Une histoire de famille, une morale se cachant derrière les lignes de ce roman… Jusqu’à quel point devons-nous excuser les actes d’un proche parce qu’il fait parti de notre famille ? Est-ce mal de lui en vouloir s’il est cruel ? Nous suivrons donc Astarya tout au long de l’histoire, brisée entre sa dévotion pour son père et son amour pour son mari… Un choix devra être fait, elle le sait, avec toutes les conséquences que cela pourra engendrer…

Il est difficile de parler de ce livre sans trop en dévoiler, mais il faut tout de même savoir que chaque personnage possède une culture et un caractère bien à lui, chacun a son rôle dans le roman, aucun n’est laissé au hasard…
Alexandre Lévine a rédigé ce livre d'une plume agréable et simpliste, qui permet à des personnes de tout âge de profiter pleinement du roman.

Je remercie les Editions Artalys et l’auteur du roman de m’avoir fait découvrir ce talent prometteur !


Avis de Coupie
A première vue, Le Mage de la Montagne d'Or semblait être le parfait exemple du roman fantasy. Comme je trouve que ce genre se répète un peu trop, et bien que je n'y sois pas totalement hermétique, cela faisait un moment que je n'en avais pas lu. Mais ce tour de lecture organisé par le Sanctuaire et les Éditions Artalys m'a donné envie de m'y remettre... J'aime varier mes lectures, et un peu de fantasy de temps en temps ne fait de mal à personne !

Le Mage de la montagne d'Or est en fait l'histoire de Wärsani, un étrange magicien osant venir demander l'une des femmes du harem d'Yssourak, roi du Tourpana. Le mage montre rapidement l'étendue de ses pouvoirs en enlevant la concubine d'Yssourak au nez et à la barbe de ce dernier. Quelques jours plus tard, Astarya, la fille du mage, se présente à la cour, affirmant vouloir aider le Tourpana face à la menace que représente Wärsani, seigneur des Ténèbres dont la puissance dépasserait celle des dieux. Mais Astarya reste la fille de Wärsani : est elle digne de confiance ? Yssourak et son royaume parviendront-ils à vaincre le mage ?

L'une des premières choses qui frappent dans ce récit est l'ambiguïté du personnage d'Astarya. Durant tout le roman, nous ne savons pas quoi penser d'elle, à qui nous brûlons pourtant d'accorder notre confiance car elle semble être la seule personne capable de vaincre son père. L'étendue de ses pouvoirs fait que, si Astarya est une excellente alliée, elle peut aussi devenir une redoutable ennemie. Mais comment l'auteur peut-il nous faire douter du côté de ce personnage tout en nous dévoilant ses pensées et son point de vue ? En faisant en sorte qu'Astarya ne le sache pas, elle mêle ce qu'elle veut. Au cours du roman, elle semble en même temps vulnérable et intouchable, déterminée et hésitante. C'est un personnage plein de contradictions, à la différence de Wärsani, qui lui sait parfaitement ce qu'il veut : vaincre Ylaïnäkté, dieu des dieux, et régner sur le monde... rien que ça !

La personnalité des "dieux" est elle aussi étonnante. Le culte inventé par l'auteur dans ce roman conserve bien une certaine hiérarchie entre les hommes et les dieux, mais ici, Ylaïnäkté n'est pas omnipotent, ni même omniscient. En effet, il n'est pas capable de prévoir exactement les événements futurs, pas comme Astarya, qui lit dans les étoiles. De même, il n'est pas invincible et la montée en puissance de Wärsani le met fortement en péril.

Dans ce roman, les personnages font donc partie des éléments les plus construits et travaillés du récit. Cependant, les lieux sont eux aussi riches en descriptions, que ce soit le Tourpana et le palais d'Yssourak ou la Montagne d'Or. On imagine comme si on y était le cadre de l'histoire, sans aucun besoin de carte. Je pense que c'est un point fort, n'aimant pas devoir sans arrêt me référer à une carte pour suivre un récit. D'ailleurs, il arrive que ce soit un signe que l'auteur n'a pas su faire passer les informations de la carte dans le roman. Il n'y a pas de cela ici et le domaine de Wärsani, merveilleux palais au centre de la montagne, mais aussi porte des enfers si on descend plus bas, est rempli d'attraits malgré sa dangerosité.

En revanche, si les descriptions des personnages et des lieux sont complètes et détaillées, certaines indications semblent brèves alors qu'elles ont une importance capitale. Je ne peux malheureusement en dire plus, craignant de trop en dévoiler, mais j'aurais eu plusieurs exemples à citer.

J'ai parfois trouvé qu'il manquait un petit quelque chose dans les dialogues. Peut être qu'il y en avait trop, ils en perdaient parfois leur utilité et leur réalisme. Certaines paroles n'ont pas besoin d'être dites...

En dehors de cela, le style de l'auteur est fluide, agréable et le roman est de ceux qui "se lisent bien". J'ai apprécié cette lecture entraînante que je conseille aux adeptes de fantasy. Je remercie les Éditions Artalys et le Sanctuaire de la Lecture pour l'organisation de ce tour de lecture.

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