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mardi 1 avril 2014

La Fée de la Mousse de Philippe H. Besancenet

Nombre de pages : 138 pages
Date de parution : février 2013
Fiche du Livre

Quatrième de couverture
Bienvenue au Royaume de Gwann ! Avec son monstre ravisseur de princesse, ses momies tueuses, sa fée sans baguette, son festival folk et des bains de boue à volonté, vous vous sentirez vite à l’aise. Ici, rien n’est comme il paraît être. On y trouve la gloire comme la mort, les ennuis comme l’amour.
"Dans le marais, personne ne vous entend crier."

Les Princesses, tout le monde le sait, attendent leur champion au sommet d’une haute tour. On oublie un peu vite les chevaliers qui doivent défaire les monstres au bas dudit édifice. C’est une sombre tradition, dans l’ordre des choses de ce royaume, qui a néanmoins le mérite d’empêcher le premier venu de ravir les demoiselles. Une telle quête ne s’improvise pas !

Le mot de l'éditeur :

La Fée de la Mousse est un court roman qui s'inspire des contes classiques mais les détourne avec humour. La lutte contre les préjugés, la préservation de la nature, sont deux de ses principaux messages. Il intéressera les jeunes adultes et tous ceux qui pensent que quelque part, les fées existent encore.




Avis de Missdeath
Je tenais à remercier les éditions Le P'tit Golem et le forum A&M pour m'avoir fait découvrir La Fée de la Mousse de P.H. Besancenet lors d'un partenariat.
J'avais déjà entendu parler de cet auteur avec Le Magicien et le Golem qui avait fait pas mal de bruit sur la blogosphère. Je ne l’ai jamais lu, mais je compte me rattraper. Je suis très contente d’avoir découvert cet auteur.

La Fée de la Mousse est un conte moderne dans lequel on retrouve un prince (pas trop) charmant, une princesse dans une tour, une fée et une même une vilaine sorcière ! Tous les éléments sont présents pour avoir un conte digne de ce nom mais certains d’entre eux modernisent le conte et le rendent très léger à lire. L'humour de l'auteur et la caricature des personnages permettent au lecteur de passer un agréable moment et de s’évader pour une durée qui m’a paru trop courte.

Le début du conte est classique, mais le récit dérive vite en raison du caractère du Prince. En effet, ce Prince est très méticuleux mais pas très vaillant. De ce fait, le moindre imprévu lui fera perdre ses moyens et c’est ainsi que le récit devient innovant. Au cours de son périple, ce personnage fait la rencontre de plusieurs autres dont la fée de la mousse : Odla. Leurs deux mondes et leurs idéologies diffèrent mais comme l'on peut s'y attendre, ces personnages vont se rapprocher et apprendre à se connaître et à s’apprécier. Cette fée est selon moi parfaite, elle a un sacré tempérament mais reste toujours disponible pour les habitants de son marais. Tout le monde tient à elle et souhaite la protéger (tout le monde sauf les méchants bien entendu), et il en va de même pour le lecteur.

L'aventure de nos personnages est semée d'embuches qu'ils écartent avec plus ou moins de succès. Le lecteur va de surprise en surprise, en effet, l’auteur n’est pas tendre avec ses personnages ! Il y a du suspens et, bien que l’on devine la fin, la dernière page surprend une dernière fois le lecteur. Cette fin m’a laissé un sourire sur le visage, un bon moment après avoir terminé la lecture.

Enfin, l’écriture de l’auteur est vraiment agréable. Dans la littérature actuelle, le langage soutenu se fait plus rare. Cependant, il est employé dans ce roman. Cela ne nuit pas à la compréhension de la trame de l'histoire et ne gâche en rien la lecture, bien au contraire. En effet, j'ai pris plaisir à découvrir et à redécouvrir des mots que je n'ai pas l'habitude d'employer. A contrario, la narration est très légère ce qui permet de terminer le conte en une après-midi.

Je suis très heureuse d’avoir pu participer à ce partenariat et n’hésiterai pas à parler de cet auteur et des éditions Le P'tit Golem autour de moi.


Avis de Lolly
Dans les contes, le rôle des fées est de venir en aide à ceux qui en ont besoin. Tout le monde le sait, y compris Ódla, la fée de la mousse. Cette dernière décide donc de faire honneur à ces légendes et part au service des habitants du royaume. Mais, entre sauvegarder le marais, conduire le prince auprès de sa promise, sauver les créatures magiques qui lui tiennent compagnie et échapper aux méchants qui veulent sa peau, elle n’a pas la tâche facile. D’autant plus qu’Ódla n’a pas de baguette magique !

Ce magnifique conte pour adultes nous emmène sur les traces de cette fée peu ordinaire qui rêve de faire le bien. L’auteur joue avec adresse sur les clichés et stéréotypes de ce genre littéraire, y ajoutant une touche personnelle qui fait la différence. Qui a déjà rencontré des momies dans un conte de fées, ou un liron ? Une bonne dose d’originalité, donc, qui nous promène de surprise en surprise, conservant ainsi un certain suspense jusque dans les dernières pages.

Le conte commence de manière plutôt classique : un prince qui doit retrouver sa princesse, enfermée dans sa tour ; une méchante reine qui veut du mal à de gentilles créatures ; une fée aimée de ses compagnons qui rêve de sauver son marais adoré... Toutefois, d’autres éléments surprenants s’ajoutent peu à peu, et le passage du classique au moderne se fait en douceur, tout en conservant la magie du genre.
La plume de l’auteur est magique. Fluide et élégante, elle nous entraîne dans la visite d’un royaume un peu particulier. Entre descriptions imagées et dialogues vivants, l’équilibre est parfait et fait écho au rythme de l’action.

La fée de la mousse est un magnifique conte de fées. Mêlant stéréotypes et originalité, Philippe H. Besancenet nous invite à la réflexion au moyen d’une histoire en apparence simple. C’est un livre qui peut être lu à plusieurs niveaux, mais que je recommande avant tout à un public mature en raison du vocabulaire recherché et des subtilités qui se cachent dans le texte. De plus jeunes lecteurs se laisseront sans aucun doute séduire, eux aussi, mais risquent de passer à côté de quelques aspects intéressants de la lecture.

Je remercie le forum A&M, et tout particulièrement Aurélie, pour l’organisation de ce partenariat qui m’a permis de découvrir un livre entraînant, original et magique. Merci également aux Éditions du P’tit Golem pour leur confiance et, tout naturellement, à l’auteur pour sa magnifique histoire. Ce qui est sûr, c’est que je vais m’intéresser de près d’autres de ses œuvres, Le magicien de Golem et Fées à la chaîne.


Avis d'Aurélie
La Fée de la Mousse m’a attirée par sa quatrième de couverture qui annonce un conte de « Fées » différent et léger. Finalement, une fois la lecture terminée, je me suis rendu compte que ce n’était pas une histoire si légère que ça, mais plutôt profonde et touchante, une histoire à laquelle je ne m’attendais pas, mais qui m’a énormément touchée.

Ódla est une jeune fée naïve et pleine de bonté, qui s’est promis d’accomplir son travail de fée à sa majorité, à savoir, aider les autres, comme dans les récits. Mais, sans guide, cette mission s’annonce compliquée. C’est en rencontrant un prince dénué de la prestance stéréotypée des histoires féériques qu’elle se lance dans sa première aventure. Pour le meilleur comme pour le pire.

La construction du livre mêle deux histoires en parallèle dont le lien n’est pas évident au premier abord. Pourtant, à aucun moment, je n’ai été gênée par ce style et c’est sans surprise que la logique de ce choix arrive à la fin. Ces deux histoires qui n’en sont au final qu’une m’ont tout de suite arrachée à mon quotidien et j’ai pris un grand plaisir à lire ce livre. La légèreté apparente masquant en réalité une histoire plutôt dure rajoute du charme à la lecture et j’ai été séduite, autant par le fond que par la forme. L’auteur écrit bien, mène avec brio son histoire ainsi que ses personnages.

Parlons d’eux, justement. Ódla est rafraichissante : toute mignonne, naïve, plus forte que ce qu’on peut croire, elle m’a touchée dès le départ. Amaury, le prince, a lui aussi su me séduire : son côté non stéréotypé et complètement perdu constitue ce qui me plaît : l’inattendu. J’aime lorsqu’un livre me surprend par son originalité et, ici, c’est le cas. Les autres personnages sont bien construits, quel que soit leur rôle. Je ne vais pas m’étaler sur le sujet pour ne pas trop en dire mais je suis tout de même obligée d’aborder le cas de l’homme-cerf. Ce personnage m’a émue, ses regrets, sa honte, ce qu’il a vécu… Tout en lui a su me conquérir. Son souci de préserver les siens sans y parvenir, sa peur d’affronter les gens qu’il aime et d’avoir à avouer la faute qu’il n’a commise que parce qu’il était sous l’emprise d’une sorcière, les drames qui se sont ensuite enchaînés… Philippe Besancenet a créé des personnages exquis en tous points ! Même les plus étranges, comme les hommes bruns, ont une histoire étonnante et accrocheuse. Vraiment, je ne peux que saluer ce travail de maître.

L’écriture, l’histoire, les personnages, les rebondissements ; tout, dans ce livre, vise juste. Les contes pour enfants m’ont toujours plu et ce conte pour plus grands me conforte dans l’idée qu’il n’y a pas d’âge pour aimer les fées, les princesses et les princes. Les défauts qu’on ne leur voyait pas en étant plus jeunes font leur force quand on grandit. Je crois que c’est par ses faiblesses que j’aime le héro d’un livre et, ici, les faiblesses des personnages les mettent en valeur à merveille.

Merci aux Éditions P’tit Golem ainsi qu’au forum A&M pour cette lecture rafraîchissante et touchante. Et merci à Philippe Besancenet d’avoir partagé une nouvelle fois un peu de son univers avec ses lecteurs : j’ai été conquise par Fées à la chaîne et cette nouvelle lecture confirme mon avis sur le talent de cet auteur.

D'autres chroniques ici.

Fées à la chaîne de Philippe H. Besancenet

Nombre de pages : 230 pages
Date de parution : 22 mai 2013
Fiche du Livre

Quatrième de couverture
Lyse est di-fée-rente. Elle préfère les dragons aux licornes, rêve à des endroits sombres fuis par ses semblables et s’enthousiasme pour bien pire encore. Aussi quand elle reçoit une lettre de l’Ambassade l’invitant à rejoindre ses rangs, la surprise pour les siens est de taille. Car l’Ambassade se trouve dans l’autre monde, celui des hommes. Elle regroupe l’excellence du monde magique… Pourtant tout n’est pas rose (sa couleur préférée) pour Lyse. Celle-ci espérait retrouver Aryse dans la vénérable institution, mais sa sœur aînée a disparu.

Le mot de l'éditeur :
Fées à la chaîne, de Philippe H. Besancenet, s’adresse plus particulièrement à un public de jeunes adultes. Ce roman entraîne ses lecteurs dans une fantasy urbaine et féerique aux accents steampunk, où toute ressemblance avec notre propre monde serait très certainement voulue. L’humour de l’auteur vient graisser les rouages de son histoire pour parler de « fées à la Maude », de règlements « de compte de fées » et de licornes pétomanes




Avis d'Erine
Fées à la chaîne, c'est un conte un peu spécial. En effet, il garde les codes classiques du genre, mais il est présenté de façon très moderne par l'histoire atypique qu'il raconte.

C'est l'histoire de trois soeurs fées, Aryse, Miryse et Lyse. Elles vivaient ensemble paisiblement dans un arbre, dans le monde des fées, jusqu'au jour où l'aînée, Aryse, a été appelée pour travailler à l'Ambassade. Peu de temps après, ce fut au tour de la benjamine Lyse d'y obtenir un emploi. Elle n’a qu’une hâte, retrouver sa sœur et découvrir un monde tant désiré, tant rêvé. Sauf que ce qui lui tenait tant à cœur ne va pas se passer comme elle l’aurait voulu. En effet, sa sœur a disparu et ce nouveau « monde » n’est pas du tout comme elle l’attendait. Comment cette fée va-t-elle gérer tout ça ?

Ce monde est assez étrange mais amusant, notamment grâce à certains animaux connus de tous qui sont transformés pour l'occasion, et qui portent des noms imagés à partir de jeux de mots. A titre d'exemple, nous avons les "blucioles" qui ressemblent aux lucioles mais propagent une lumière bleue.
Cet univers est aussi pathétique, en donnant une image peu reluisante de la société, qui va plus loin encore, avec la création d’un véritable monde des fées parodiée pour répondre aux attentes les plus farfelues, les plus stupides des humains.

Ce livre est vraiment surprenant, surtout parce que le contenu peut être pris autant au premier qu’au second degré. En effet, derrière la description des univers féeriques que l’on connaît depuis l’enfance, se trouvent des critiques propres à la société d’aujourd’hui. Ce récit est l’occasion de se faire une réelle image de ce que serait notre société de consommation dans un conte. L’auteur montre du doigt les standards que ce « tout le monde » veut imposer en ne laissant aucune place à la différence, tant sur le plan physique que psychologique. Ainsi, notre héroïne Lyse, cette fée accro à la couleur rose, aux gourmandises, au comportement assez libéré, ne rentre pas dans le schéma du personnel de l’ambassade. Sa manière d’être ne plait pas à tout le monde, très vite, avec son tempérament expansif, elle se fait remarquer, on ne sait pas où la caser… Et malheureusement, elle n’est pas la seule à ne pas rentrer dans le moule de cette Ambassade.

Cette lecture à double sens a été véritablement plaisante. Elle m’a fait voyager comme jamais, dans un monde loufoque et bizarrement, elle a su me faire réfléchir à propos de cette société contemporaine : qui s’y serait attendu ? J’aurais un seul reproche concernant certaines descriptions sur la fin qui m’ont paru complexifier le récit et lui faire perdre en cohérence. C’est un léger bémol qui, je vous rassure, n’enlève rien au charme de ce livre.

Pour finir, je remercie les Editions du P'tit Golem et le forum Accros et Mordus pour m’avoir permis de faire cette sympathique découverte.


Avis d'Aurélie
Fées à la chaîne, ou comment renverser la base d’un conte. Voilà la première chose qui me vient à l’esprit pour parler de ce livre.

Lyse est la seconde de trois sœurs fées. Elle est la sœur insouciante, naïve, parfois bête mais, surtout, elle est la sœur qui prend la vie comme elle vient. Et quand la vie l’entraîne au sein de l’Ambassade de son monde sur les terres des humains, elle en est heureuse. Elle se retrouve alors confrontée à une réalité qui est tout sauf réjouissante et son tempérament haut en couleurs détonne complètement dans le tableau qu’elle découvre. La jeune fée déchante vite quand tout semble vouloir faire taire sa jovialité et écraser sa curiosité mal placée.

Si l’histoire semble tout à fait légère en apparence, en réalité, il n’en est rien. L’auteur, à travers une héroïne naïve, nous fait découvrir le monde des humains de la façon la plus négative qu’il soit. Les hommes sont profondément mauvais, les créatures magiques ne les apprécient pas, mais travaillent avec eux pour maintenir des relations cordiales. Lyse, dont le caractère tranche complètement avec le monde qu’elle découvre, pourrait baisser les bras plus d’une fois, mais elle possède cette force, ce petit quelque chose d’optimiste qui fait qu’elle persiste. Et, à son contact, nombreux sont ceux qui commencent à voir la vie autrement. Elle apporte une touche de couleur (rose, s’il vous plaît) à ce monde si terne. Elle s’attire la sympathie des autres tout en générant, évidemment, de grandes inquiétudes chez le grand méchant de l’histoire (que je ne nommerai pas car il faut que vous lisiez ce livre).

Les personnages sont originaux, touchants, agaçants, drôles (surtout Lyse qui ne se fait pas prier pour sortir des énormités à la pelle), plus complexes que ce qu’annoncent les premières pages. Un vrai régal. Et l’univers décrit est tout simplement plaisant. L’Ambassade a tout ce qu’il y a de plus malsain, avec ses attractions pour humains en manquent d’occupations. De de quoi se demander ce que donnerait un Disneyland si nos personnages de contes de fées étaient réels, comment seraient son marché, ses règles. Et, malgré le portrait négatif que nous dresse l’auteur sur les êtres humains, il sait jouer de nuances en ne tombant pas dans l’uniformité : certains humains sortant du lot, comme certaines créatures magiques, sont différentes. L'originalité ou tout ce que j’aime dans un livre !

L’intrigue m’a agrippée et transportée du début à la fin, même si le dénouement m’a paru un poil trop complexe. Un trop plein d’informations en quelques lignes seulement m’a forcée à relire le passage une seconde fois pour tout bien saisir. Mais relire n’est pas un problème quand on accroche à l’histoire.

Ce livre est un coup de cœur, que ce soit pour son histoire, pour l’univers ou encore pour les personnages. Lyse est le genre d’héroïne que j’aimerais croiser plus souvent dans mes lectures, un petit bout de fée qui part avec de grands handicaps dans la vie et qui, pourtant, en fait des forces. Cette jeune fille qui ne se laisse pas démonter, non pas parce que c’est l’héroïne du livre, mais parce que c’est dans son caractère : elle est douce, naïve, voit le bien partout et, même si elle le paie souvent cher, ses actes sont toujours justifiés. C’est un vrai régal de trouver un personnage qui reste fidèle à lui-même du début à la fin.

Je ne peux que remercier les Éditions P’tit Golem de m’avoir permis de découvrir un auteur tel que Philippe Besancenet. Je suis conquise par son style et par son univers. Je suis amoureuse de ses personnages et, après avoir déjà lu un seconde conte de son cru, je ne compte pas m’arrêter là.


Avis de Missdeath
J’ai pu découvrir Fées à la Chaine de P.H. Besancenet grâce à un partenariat entre la maison d’éditions Le p’tit Golem et le forum Le Sanctuaire de la lecture.

C'est le deuxième récit que je lis de cet auteur et je dois avouer ne pas avoir totalement adhéré à celui-ci, contrairement à La Fée de la Mousse. Tout d'abord, je n'ai pas retrouvé la structure d'un conte, comme je l'espérais et, ensuite, l'histoire en elle-même m'a un peu agacée, malgré de très bons éléments.

L'auteur raconte l'histoire de trois sœurs : des fées. L'aînée vit dans l'Ambassade, royaume féérique au sein de l'univers des hommes, tandis que les deux autres vivent dans le tronc d'un arbre dans le monde magique. Lorsque notre héroïne, Lyse, est invitée à rejoindre l'Ambassade, elle espère y revoir sa soeur... mais celle-ci a disparu. Elle va donc partir à sa recherche, faire preuve de beaucoup de curiosité et permettre au lecteur de découvrir le monde des hommes, un monde dans lequel nous n'aimerions pas vivre... et pourtant !

Lyse est une jeune fée de nature dissipée et curieuse, mais aussi naïve et carrément fan du rose (chose insupportable !). Je pense que, pour cette raison, ou peut soit adorer ce personnage, soit le détester. En effet, à chaque fois qu'il est question de vêtements, la répétition concernant son goût pour cette couleur va apparaître et cela en devient lassant. Mais je pense que l'effet de style est voulu.
Au-delà de ce personnage, le monde des hommes est décrit comme un monde peuplé de personnes fourbes et jalouses. Cela offre une autre dimension au livre. On est très proche de la réalité et c'est un des aspects les plus importants du récit. P.H. Besancenet critique la société à travers une histoire plutôt loufoque et je ne peux que complimenter cet exercice. Pas besoin de se prendre la tête dans une analyse philosophique de la société si l'on veut juste se détendre avec un petit récit mignon, bien sûr, mais c'est tout de même possible et l'auteur vise ainsi un plus large spectre de lecteurs.
Finalement, le niveau de langue et la qualité d'écriture rendent la lecture très agréable. Il s'agit bien là de la signature de cet auteur.

C'est agréable d'avoir pu lire en peu de temps deux livres qui semblaient plutôt similaires au premier abord, mais qui en réalité, étaient si différents.

Je remercie les éditions Le P'tit Golem pour ce partenariat.


Avis de Zelda
J’aime beaucoup les histoires de fées, de magies, de mondes parallèles… etc. Je n’ai donc pas hésité à me proposer ce livre sur Accros et Mordus. Je remercie donc ce forum et Le p’tit Golem de m’avoir permis de découvrir celui-ci.

J’ai eu du mal à lire ce livre : j’ai trouvé le style est un peu difficile ou du moins pas très fluide. J’ai trouvé les mots trop recherchés, il y a trop de figures de styles... C’est trop étudié. Je n’ai rien contre cela, mais je dois dire que je ne m'y attendais pas. J’ai plusieurs fois été perdue car je n’arrivais plus à rentrer dans le récit et que je pensais à autre chose.

J’ai beaucoup aimé l’histoire, la mythologie, les créatures que l'on peut trouver dans ce roman. L’idée d’une sorte de parc d’attraction est très sympathique. Cependant, je me demande encore pourquoi il n’y a pas eu d’émeutes d’humains. Certes, ils viennent mais je me demande vraiment comment auraient réagi certains d'entre eux en voyant des fées se promener en liberté. Il y a une chose qui m’a gênée dans l’histoire : c’est beaucoup trop long. Il n’y a pas beaucoup d’action et cela devient vite lassant, malheureusement (car j’adore le reste). Cela commence à être intéressant dans le dernier tiers du livre. On découvre un peu celui qui kidnappe les êtres venant de l'autre monde. Quelques révélations apparaissent, mais le reste est un peu répétitif : Lyse se promène dans le parc, fait des rencontres, fait son travail… etc. La recherche de sa sœur passe au second plan.

Notre personnage principal, Lyse, est un peu superficiel. Je l'ai trouvée un peu trop joyeuse, un peu trop « je vois le bien partout », un peu naïve… et elle m’a très vite agacée. Après cela allait beaucoup mieux lorsqu’elle s’est mise à rechercher sa sœur, même si elle était très trop sûr d'elle. En ce qui concerne les autres personnages, je ne me suis pas trop attachée à eux. J’ai vraiment eu du mal à définir qui était qui durant une bonne moitié du livre. Le plus difficile pour moi à été de différencier Reyra et l’Ambassadrice. Pendant la plus grande partie du livre, j’ai cru qu’elles étaient une seule et même personne, car elles dirigent toutes les deux le parc. J’ai bien aimé Dorlisse : elle m’a beaucoup touchée à la fin. Au début j'avais du mal à la cerner. Elle passait beaucoup de temps avec Lyse mais ce n'est que lorsqu'elle s'est ouverte à cette dernière que j'ai vraiment commencé à m'intéresser à elle.

Malgré ma lecture laborieuse, je suis quand même contente d’avoir lu ce roman car j’ai vraiment bien aimé le fond, l’histoire. Je me demande s’il y aura une suite, car cela pourrait être intéressant. Merci encore aux éditions Le p’tit Golem et au forum Accros et Mordus.

D'autres chroniques ici.

Le Livre des Esprits d'Allan Kardec

Nombre de pages : 300 pages
Date de parution : 6 juin 2013 (première édition 1857)
Fiche du Livre

Quatrième de couverture
Pédagogue français, philosophe et éducateur, Allan Kardec supervise une séance de table tournante. Il assiste à une communication. Un dialogue entre les morts et les vivants. Témoin du phénomène surnaturel, Allan Kardec, qui ne croyait pas vraiment aux esprits, change son point de vue sur ce sujet.
Homme minutieux, Allan Kardec regroupe toutes les données sur les communications avec les esprits et continu d’être le témoin de nombreuses expériences surnaturelles.
Il devient le fondateur de la philosophie spirite et codificateur du spiritisme.

Le Livre des Esprits contient plus de mille questions et réponses des esprits de l’au-delà. Tous les sujets sont abordés. Dieu, l’univers, la réincarnation, les anges, les rêves, la télépathie, le suicide, la justice, les guerres, les libertés…


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Avis d'Elya
Je tiens d'abord à remercier le forum A&M et VFB Editions pour m'avoir fait découvrir le Livre des Esprits d'Allan Kardec. Voici la quatrième de couverture de cet ouvrage.

"Pédagogue français, philosophe et éducateur, Allan Kardec supervise une séance de table tournante. Il assiste à une communication. Un dialogue entre les morts et les vivants. Témoin du phénomène surnaturel, Allan Kardec, qui ne croyait pas vraiment aux esprits, change son point de vue sur ce sujet.
Homme minutieux, Allan Kardec regroupe toutes les données sur les communications avec les esprits et continue d’être le témoin de nombreuses expériences surnaturelles.
Il devient le fondateur de la philosophie spirite et codificateur du spiritisme.

Le Livre des Esprits contient plus de mille questions et réponses des esprits de l’au-delà. Tous les sujets sont abordés. Dieu, l’univers, la réincarnation, les anges, les rêves, la télépathie, le suicide, la justice, les guerres, les libertés… "

Ce livre n'est pas comme les autres. Pour certains c'est la "Bible" du Spiritisme, pour d'autres, il est considéré comme un dictionnaire des phénomènes spiritistes et ésotériques... Je dois dire que c'est plutôt le concept du dictionnaire qui a prévalu pour ma part. L'auteur a voulu démontrer que même dans des domaines qui ne sont pas scientifiques, on pouvait établir des règles et des lois. Même pour des thèmes qui n'ont pas de preuves matérielles et d'aspects physiques, selon Allan Kardec, on peut établir des lois pour tout. Ainsi, l'éventail des thèmes abordés dans ce livre est vaste. Ce livre évoque Dieu, l'Enfer, les esprits, la possession, mais aussi les lois morales et la conception de la justice, pour ne faire qu'une liste très exhaustive des domaines évoqués dans l'ouvrage.

Une multitude de sujets qui enrichit la lecture et qui nous amène à réfléchir. Pour certains cas, il m'est arrivé de me demander ce que je pensais de cette question et si ma réponse aurait été différente ou non de celle apportée dans ce livre. Je pense que cet ouvrage demande peut-être une certaine ouverture d'esprit, ou une part de curiosité, parce que même sans être bercé ou passionné par le spiritisme, on peut trouver son compte en lisant ces quelques lignes.

La rédaction du livre repose sur un système de questions et de réponses, rendant la lecture plus agréable, digeste et interactive, puisque l'on a l'impression de suivre une conversation, d'être spectateur d'un échange, comme s'il s'effectuait devant nous. La succession de questions est parfois un peu lourde. Une pause entre chaque thème est souvent requise.

Concernant la rédaction de cette œuvre, il est important de souligner qu'Allan Kardec ne s'est jamais présenté comme l'auteur du livre, mais plus comme un transcripteur. Selon lui, les réponses apportées aux nombreuses interrogations ont été données par les Esprits qu'il a interrogés lors de table tournante, c'est-à-dire que l'on communique avec un ou plusieurs esprits par l'intermédiaire de médiums.

Certains noms des esprits sont mentionnés, comme Saint Augustin, Saint Louis, Platon.. pour ne citer qu'eux. Ce sont des personnes assez éminentes dans leur domaine respectif qui nous font part de leurs réflexions propres.
Cela apporte un coté encore plus original à l'ouvrage. Cependant, chaque lecteur et lectrice est libre d'y croire ou non, car cela peut paraître assez improbable si on ne croit pas aux médiums et au spiritisme. Il est intéressant de souligner qu'Allan Kardec ne croyait pas aux esprits avant d'assister à une table tournante. C'est peut-être un phénomène qu'il faut voir et vivre pour y croire.

Personnellement, je suis un peu sceptique mais cela reste mon avis et cela ne dégrade en rien l'intérêt de ce livre.

J'ai trouvé cet ouvrage intéressant et je pense qu'il m'a permis d'avoir une réflexion différente sur certains sujets. Je le conseillerais aux personnes curieuses qui aiment avoir des réponses aux questions potentielles qu'elles se posent.

D'autres chroniques ici.

Le cycle des âmes déchues, Tome 3 : Coeur de Ténèbres de Stéphane Soutoul

Nombre de pages : 250 pages
Date de parution : 20 février 2013
Fiche du Livre

Quatrième de couverture
Certains amours s’épanouissent dans la passion, d’autres dans la souffrance…
Béatrice de Lacarme est l’héritière d’une prestigieuse lignée d’experts en paranormal. Sa nature est unique. Moitié humaine, moitié vampire, elle se voit écartelée entre les préceptes de la raison et ses instincts prédateurs.
Chasseuse solitaire, âme torturée, la jeune femme est abstinente des plaisirs charnels. Mais la providence s’en mêle lorsqu’à l’occasion d’un voyage en Suisse, Béatrice apprend à mieux connaître Léandre Wasker. Malgré sa réticence, le châtelain au mystérieux passé ne manque pas de la déstabiliser et sème le trouble en elle. L’homme l’intrigue, l’agace… la séduit.
Hélas, le destin peut parfois se montrer cruel. Alors que Béatrice effleure un bonheur inespéré, une implacable machination se met en marche contre elle et ceux qu’elle aime. Animée par les pires convoitises, une adepte de cultes démoniaques et ses complices vont tout faire pour s’approprier son corps immortel. La plus néfaste des conspirations aura-t-elle raison des sentiments ? Ou bien l’appel du cœur se révèlera-t-il plus fort que la soif de sang ?
Ténèbres et lumière s’affrontent dans ce troisième et dernier volet du cycle des âmes déchues.


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Avis d'Aurélie
Dernier tome de la trilogie Le cycle des âmes déchues, Cœur de Ténèbres nous entraîne dans le sillage de Béatrice de Lacarme, hybride étonnante en raison de sa force mêlée à une grande fragilité. L’enquête de sa vie se joue entre les pages de ce troisième tome, une vie qu’elle n’a pas choisie mais qu’elle mène aussi bien que possible, entre obstacles et victoires en demi-teinte.

Une nouvelle fois, je me suis lancée dans une lecture d’un tome d’une saga sans en avoir lu les ouvrages précédents après qu’on m’ait assuré que je pourrais comprendre l’intrigue malgré quelques lacunes. Sur ce point-là, les Éditions du Petit Caveau ont encore vu juste : je me suis facilement plongée dans l’histoire sans être gênée un seul instant, sans avoir l’impression de manquer d’informations capitales. Ce troisième tome peut donc se lire indépendamment des autres, même si, forcément, la lecture des romans précédents doit constituer un bagage utile à la compréhension.

L’histoire est bien ficelée, démarrant par la première pierre qui constitue l’édifice de l’intrigue, puis déviant vers notre héroïne. On découvre peu à peu Béatrice, son entourage, son travail de chasseuse de vampires (et autres créatures en tout genre) malgré sa propre condition d’hybride. Petit à petit, l’auteur nous replonge dans l’intrigue principale du roman. S’ensuit alors une accélération du rythme qui nous prend sans qu’on ne s’en aperçoive. Si la lecture des premières pages s’est faite doucement, une fois la machine démarrée, je n’ai pu que dévorer le livre pour arriver enfin au bout de cette histoire. C’est donc un rouage bien huilé qui trouve preneur chez son lecteur.

Je vais d’abord parler du gros hic de ce roman, de ce qui a fait que cet ouvrage n’est pas un coup de cœur malgré sa qualité. À aucun moment je ne me suis attachée aux personnages principaux. Seuls Suzanne et Alexandre, protagonistes secondaires plus facilement positionnés en victimes que les autres, m’ont marquée. Et je regrette donc de ne pas avoir eu droit à plus de lignes les concernant. Béatrice est une femme complexe qui a son charme, mais voilà, l’alchimie n’a pas fonctionné avec moi, tout comme pour Léandre. Je suis toujours un peu frustrée lorsque cela m’arrive et, même si cela n’a en rien gâché ma lecture, je regrette mon manque d’implication dans leurs émotions. Je suppose que je commence à me lasser des personnages principaux torturés, qui se remettent sans cesse en question. Les dernières lignes concernant Béatrice ont aussi dû jouer un grand rôle dans ce sentiment de désintérêt pour elle et Léandre. La transition entre la femme décrite tout au long du roman et sa dernière évocation ne m’a pas semblé si évidente que cela. Sans trop en dire, j’ai trouvé qu’il manquait une petite étape à son évolution finale.
Un bon point cependant pour l’image du vampire offerte dans le livre : c’est tellement plaisant de ne pas avoir à supporter des vampires made in littérature jeunesse sans saveur. Ici, le vampire prend son sens de damné, de monstre devant tuer pour survivre et j’aime !

En ce qui concerne la forme du roman, l’écriture de Stéphane Soutoul est un délice. Le vocabulaire est riche, la description juste comme je l’aime et, si certaines phrases sont un peu lourdes, l’ensemble m’a ravie. Je regrette simplement les fautes de français que j’ai pu rencontrer à certains endroits : je n’y peux, rien, je tique dessus dès que j’en vois une. Il me semble d’ailleurs que c’est la première fois que j’en remarque à ce point dans un roman de cette maison d’édition. Encore une fois, cela n’a pas suffi à gâcher ma lecture. Ceci étant dit, la forme épistolaire des dernières pages m’a, par contre, ennuyée. Je n’ai pas réussi à me laisser transporter par ce changement de style, aussi bien dans le fond que sur la forme. Mais que sont quelques pages moins appréciées quand le reste du roman se lit avec plaisir ? Une broutille.

Enfin, je vais finir sur une petite remarque concernant l’époque : merci à l’auteur ! Les quelques détails parsemés dans l’ouvrage concernant les années 30, je les ai appréciés. J’aime me plonger dans ce genre de livre qui fait voyager le lecteur.

En somme, un bon roman mené avec brio par l’auteur. Si les personnages principaux ne m’ont pas touchée, la qualité de l’écriture a réussi à me conquérir. Merci aux Éditions du Petit Caveau et au forum A&M pour cette nouvelle découverte !


Avis de Michiko
Résumé personnel : Béatrice Lacarme est une jeune femme particulière. Elle est mi-vampire, mi-humaine, ce qui est un atout puisqu’elle est l’héritière d’une longue lignée d’experts en paranormal. Leur but est, notamment, de tuer des vampires, ce qu’elle peut faire très facilement grâce à ses compétences d’hybride. Cependant, elle se voit contrainte à refouler ses instincts de vampire afin de préserver son humanité, surtout aux yeux de sa famille, qu’elle ne veut pas effrayer. Cette dualité la pousse à s’abstenir de tout plaisir charnel, et donc d’amant, afin de ne pas risquer de le tuer. Mais un heureux hasard la pousse à partir en Suisse, où elle apprend à mieux connaître un certain Léandre Wasker, châtelain particulièrement étrange qui ne cesse de la troubler malgré ses résolutions. Léandre ne cessera de profiter de ce trouble pour la séduire mais, au-delà du choix de Béatrice concernant son éventuelle relation avec le jeune homme, la semi-vampire devra faire face à un plan machiavélique orchestré par des puissances dont elle ne soupçonnait même pas l’existence.

Critique : Il s’agit du tome trois du cycle des « Âmes Déchues » qui retrace la vie de la famille Lacarme. Cependant, je n’ai lu que celui-ci qui, autant vous le dire tout de suite, ne m’a absolument pas déçue. J’ai même plutôt hâte d’avoir les deux autres ouvrages.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, j’aimerais féliciter l’auteur de l’illustration de la couverture qui représente Béatrice Lacarme. C’est troublant de réalisme et c’est tout simplement magnifique. Bravo !

Concernant le roman, j’ai trouvé la plume de l’auteur particulièrement romanesque. Le rythme est très lent mais cela ne fait que renforcer ce sentiment de profondeur et de poésie. J’ai particulièrement apprécié le côté roman gothique de l’œuvre, associé à la tragédie de l’histoire, puisque nous savons dès le début ce qu’il va se passer à la fin, ou du moins quels sont les objectifs des « méchants » de l’histoire. Nous assistons donc impuissants au déroulement de l’histoire, regardant Béatrice se jeter dans la gueule du loup sans pouvoir la prévenir. L’auteur a choisi de sacrifier le suspense, mais ce n’est pas forcément une mauvaise chose. De plus, il nous laisse un dernier espoir, comme pour signifier que la fin attendue sera différente. Mais ce sera à vous de découvrir si cet espoir est vain ou non.

Les personnages sont très bien construits, bien qu’un peu stéréotypés. Je pense notamment à la sœur de Léandre, qui me semble plutôt inutile et qui, par conséquent, passe un peu pour la petite sœur fragile à qui on ne doit rien dire. Pareil pour Léandre, qui devient donc l’amant ténébreux au lourd secret, personnage idéal pour l’hybride qui cherche sa place, déchirée entre ses deux entités antinomiques. Là encore, les problèmes rencontrés par l’héroïne son connus pour ceux qui ont l’habitude de lire des livres de ce genre, mais d'un autre côté, il est très difficile de faire dans l’original tout en apportant au lecteur le même plaisir. Cependant, Stéphane Soutoul a réussi, d’une certaine manière.

Il y a donc peu de suspense, des stéréotypes mais l’auteur se rattrape vraiment grâce à sa plume, ce qui rend le lecteur moins exigeant, et à juste titre. Stéphane Soutoul me semble être un écrivain particulièrement prometteur et qui peut aller très loin. Je vous recommande fortement ce troisième tome qui va certainement plaire aux fans qui ont su apprécier les premiers romans du cycle « Les Âmes déchues » et ainsi qu’à de nombreux lecteurs qui, comme moi, le découvre. Je leur recommande néanmoins de commencer par le premier ouvrage de la série s’ils en ont l’occasion bien que les trois livres soient, à mon sens, relativement indépendants puisqu’ils retracent la vie des différentes générations de la famille Lacarme.

Bonne lecture !

D'autres chroniques ici.

Les Soupirs de Londres, Tome 3 : Marquise des Ténèbres d'Ambre Dubois

Nombre de pages : 270 pages
Date de parution : 15 février 2012
Fiche du Livre

Quatrième de couverture
Quand les cadavres se relèvent d’entre les morts, Stella Hunyadi, la vampire hongroise exilée à Londres, se doit de mener l’enquête. Elle est loin d’imaginer que derrière cette histoire de meurtre et de sorcellerie, c’est tout un passé qui resurgit. En parcourant les sous-sols de l’effroyable Tour de Londres, entre jeux de pouvoir, séductions et manipulations, la belle immortelle aura fort à faire pour découvrir les liens tragiques qui nouent les vampires de la capitale…

Le troisième tome des Soupirs de Londres ouvre une fenêtre sur le passé des vampires londoniens. Des murmures de l’Ecosse aux ombres de la Tour de Londres, la roue de la destinée tourne inexorablement pour ces immortels torturés et puissants…


Photobucket


Avis de Michiko
Résumé personnel :
Stella et Corwin se promènent tous deux dans les bois lorsqu’ils tombent sur le corps d’un jeune homme, mort récemment. Il a une rose blanche plantée dans le torse mais, fait encore plus étrange, son corps est entouré d’un pentacle d’une puissance extrême empêchant les Vampires de s’en approcher. Même Stella pourtant à moitié sorcière est incapable d’en faire quoi que ce soit. Ils décident de rentrer au Manoir afin d’en parler à Rodrigue, Prince de Londres. Alors qu’une enquête est ouverte et que d’autres cadavres font surface, la Vampire d’Europe de l’Est va découvrir bon nombre de secrets sur la ville qui la retient prisonnière. Simple pion dans un jeu de séduction et de manipulation, difficile de s’y retrouver pour Stella qui peine à y comprendre quelque chose. Liés à ces morts, des secrets bien gardés et un passé inavouable. Mais qui est donc cette mystérieuse Marquise enfermée dans la Tour de Londres ? Quel lien existe-t-il entre elle, ces meurtres et le Prince de Londres ? Une enquête qui promet d’être riche en surprises et en révélations.

Critique :
Je dois le reconnaître, il s’agit là de mon premier roman d’Ambre Dubois (mais certainement pas le dernier). Fait amusant quand on y pense puisque Marquise des Ténèbres est le troisième tome des Soupirs de Londres et non pas le premier. Cependant, l’histoire est indépendante des autres tomes, beaucoup d’informations et d’explications nous sont données au cours du tome ce qui permet de suivre et de comprendre l’histoire. Je n’ai nullement été gênée de ce côté-là. Je compte bien entendu lire les deux premiers tomes, ce serait une erreur de ne pas le faire. Ambre Dubois joue de sa plume à la perfection. L’univers dans lequel l’auteur nous plonge est étouffant, inquiétant et pourtant il semble tellement réaliste à côté des décors, de l’époque, du lieu…

Un bon travail au niveau de la psychologie des personnages, entre Corwin tellement humain pour un Vampire, Stella qui nous reste accessible à notre logique tout en demeurant une vraie Vampire… Il y a également Drake, Vampire séducteur et manipulateur mais pour le moins insaisissable de même que Rodrigue, Prince de Londres au caractère à la fois identique mais terriblement plus effrayant. Difficile de démêler le vrai du faux, entre manipulation, séduction, mensonges et vérités, je dois reconnaître qu’on est très vite perdu, à l’égal de Stella. Puisqu’il s’agissait de mon premier tome lu, j’étais assez surprise par l’arrivée d’un certain détective (je n’en dirai pas plus).

L’intrigue est bien menée, une enquête qu’on aime à suivre même s’il s’agit d’un vrai casse-tête. Difficile de s’y retrouver même lors du dénouement. En somme, un cocktail explosif qui fait de ce roman sur les Vampires un incontournable du genre. Un gros bémol cependant concernant les coquilles tout au long du roman. Certaines fautes sautaient aux yeux, à se demander s’il y a eu une relecture du roman avant publication. Mais c’est la seule chose que je puisse lui reprocher.

Un petit mot concernant la couverture, je l’ai trouvée magnifique. La Marquise est vraiment belle et correspond tout à fait à la description du roman. Mon imagination n’aurait pas fait mieux. Bravo à l’illustratrice.

Je remercie l’auteur, Ambre Dubois pour ce petit bijou de la littérature ainsi que les Éditions du Petit Caveau et bien entendu le forum Accro&Mordus de lecture pour ce partenariat.

Bonne lecture.


Avis d'Aurélie
N'ayant pas lu les deux premiers tomes, ma première appréhension était de ne pas réussir à m'imprégner de l'histoire mais au final... Cela a été tout le contraire !

Les Soupirs de Londres est une saga qui suit les aventures de Stella, vampire de l'Est exilée à Londres par l'Ordre du Psyché, sorte de gouvernement suprême chez les buveurs de sang. Dans ce tome, Stella se retrouve face à une nouvelle enquête qu'elle doit mener pour le compte du Prince de Londres, Rodrigue, qui rend la jeune femme toujours plus nerveuse. D'étranges meurtres sont perpétrés au sein de Londres et ce par un vampire, la présence de traces de crocs ne peut laisser planer le doute. Seulement, une puissante magie entoure les cadavres qui n'ont pas fini de révéler leurs secrets... Aidée de Corwin, de Drake qui l'insupporte toujours au plus haut point et d'autres alliés, Stella va mener l'enquête. Seulement, elle n'en ressortira pas indemne et va devoir se confronter à une réalité des plus déplaisantes...

J'ai accroché à l'histoire dès les premiers chapitres pour plusieurs raisons. Premièrement, la plume d'Ambre Dubois : j'ai découvert l'auteur via cet ouvrage et je ne le regrette pas. Elle possède un style qui fait qu'on ne peut que se laisser séduire par ses mots. Elle ne s'encombre pas de superflu, elle choisit avec talent la phrase qui tient en haleine ou celle qui fait qu'on en veut plus, toujours plus. Ensuite, elle distille vraiment les relations entre ses personnages et ça m'a permis de prendre la machine en route : il me manquait des informations sur les personnages mais rien qui ne puisse m'empêcher de comprendre l'intrigue et ça, c'était juste génial. Cet égrenage des liens, des sentiments, du passé des personnages est aussi un de ses atouts : on est entourés de mystères, autant par l'enquête que par les personnages eux-mêmes.

D'ailleurs, les personnages sont fascinants. Stella est notre narratrice et on découvre avec elle son entourage. Corwin se révèle, il prend des initiatives et est un soutien nécessaire à notre héroïne. Le Prince, lui, reste énigmatique et ce jusqu'au bout. On apprend très peu de choses à son sujet et encore, on ne sait même pas si on peut se fier à toutes ces informations : c'est encore un coup de maître qui va me pousser à continuer la saga. Drake est le personnage qui m'a le plus fascinée : il se dévoile peu à peu mais sans rien offrir de dangereux pour lui, sans perdre la face. Il laisse Stella pénétrer dans un pan de son histoire pour gagner sa confiance. Il a des tas de choses à cacher, il anticipe chacun de ses coups et semble même anticiper ceux de ses adversaires. De plus, sa relation avec Stella est juste addictive : je retenais mon souffle en lisant les passages où il la frôle, où il joue avec elle, où il la pousse à bout... Elle est suffisamment forte pour résister et ça fait tout l'intérêt de leur lien (même si je dois avouer avoir eu envie dès leurs premières scènes voir Stella succomber puis regretter). Enfin, la Marquise est un personnage intriguant que j'ai envie de revoir, de connaître, de comprendre...

L'enquête en elle-même est haletante, elle surprend par moment et nous laisse sur un goût d'inachevé torturant : on sait que les conséquences vont arriver dans le prochain tome et attendre va être long. Le seul bémol de l'histoire reste pour moi la façon dont Stella parvient à se débarrasser du tueur... J'ai trouvé ça un peu facile et je me suis dit "Oh, déjà ?" mais en même temps, c'était soit ça, soit elle y passait et ça aurait été dommage que ses aventures ne s'arrêtent là.

Au final, un très bon ouvrage qui se laisse lire, s'apprécie et peut se passer des tomes précédents. Enfin, on peut s'en passer avant de terminer ce tome car une fois le livre refermé, j'ai décrété que j'allais lire cette saga ! Quelques petites fautes repérées dans le livre mais rien de bien perturbant pour ma lecture...

Merci au forum et aux éditions du petit caveau pour ce partenariat qui m'a permis de découvrir un auteur et une saga dont je suis déjà folle... Je ne le conseille pas à un public trop jeune mais il plaira à tous les fans du genre et aux nostalgiques des vampires qui sont réellement maudits : là, au moins, être vampire ne signifie pas avoir la belle vie...


Avis de Chouquette
Marquise des Ténèbres est le 3e tome de la saga « Les Soupirs de Londres » et actuellement l’avant dernier puisque, comme nous l’apprend l’auteur tout à la fin de son roman (dans les remerciements), le 4e volume sera le dernier de cette série.
Dans ce tome, que l’on pourrait qualifier d’indépendant des autres puisqu’il n’est pas nécessaire d’avoir lu les deux premiers pour comprendre ce qui se passe, Stella, une vampire exilée de Hongrie, assiste à des morts étranges. En effet, des jeunes hommes sont retrouvés morts, une rose blanche déposée sur eux, dont les épines sont enfoncées dans leur torse, et entourés d’une puissante magie que personne n’avait vu depuis très longtemps. S’ensuit alors nombre d’aventures qui nous conduisent jusque dans les bas fonds de la Tour de Londres et en Écosse pour découvrir le mystérieux meurtrier de ces jeunes hommes, ainsi que ses motivations…

Ma plus grande appréhension quand j’ai commencé ce roman était de ne pas comprendre les relations entre les personnages et de passer à côté de certains points de l’histoire. Et c’est là que l’auteur m’a réellement surprise. En effet, elle nous « résume » en quelque sorte, les évènements qui nous sont nécessaires à la compréhension de l’histoire tout en les intégrant réellement à l’intrigue et sans rendre cela lourd à lire. Ainsi on découvre les personnages de Stella, de Rodrigue (dit le Prince), de Drake etc. tout en comprenant les liens qui les unissent. Et c’est un réel plus, car même si on n’a pas lu les deux premiers tomes, rien ne nous empêche d’attaquer directement le 3e et de comprendre parfaitement ce qui se passe.

De plus, à partir du moment où l’on commence ce livre, où l’on entre dans l’histoire, il est quasiment impossible d’en sortir. L’auteur nous plonge dans la Londres de l’époque, utilisant des détails historiques qui nous prouvent réellement qu’elle sait ce qu’elle nous raconte. Elle nous plonge dans un monde sombre et lugubre, parfois oppressant et nous pousse à nous questionner, à chercher à comprendre ce qui se passe. On s’interroge en même temps que les personnages, on a des surprises avec eux... Bref on vit cette intrigue avec eux. Mais le petit plus qui m’a beaucoup plu ici, c’est tout simplement l’apparition de Sherlock Holmes ! Je dois avouer que je ne m’y attendais pas et pour les adorateurs de Sherlock – comme moi - c’est un réel plaisir de voir ce personnage intégré à un roman. Et surtout dans un roman à la plume si habile.

Parce qu’il faut le dire. La plume d’Ambre Dubois est parfaitement maîtrisée et très agréable à lire ! On se perd dans les pages et dans les mots, qui nous plongent dans un monde tellement différent de celui qu’on connaît qu’on ne saurait presque plus où est la réalité. C’est tout bonnement époustouflant de voir une telle maîtrise et en même temps une telle fluidité dans un roman. Les mots sont bien choisis, les émotions parfaitement exprimées et cet ensemble rend le roman vivant, lui donnant un corps et une âme.

Et si l’écriture d’Ambre Dubois rend son récit vivant, il ne faut pas oublier le principal intérêt d’un roman en dehors de son intrigue : ses personnages. Et ici, les personnages d’Ambre Dubois ont une réelle profondeur: ils ont tous un passé, des émotions, des mystères autour d’eux tout en interagissant entre eux sans pour autant se connaître vraiment. Par moments on a l’impression qu’un véritable fossé les séparent alors qu'ils se côtoient, vivent ensemble et partagent pourtant tant de choses. Et tout cela nous les rend attachant, nous donne envie de les connaître mieux, eux et leurs souffrance, leur vie, ce qui fait d’eux ce qu’ils sont. Surtout par rapport à Stella, avide de liberté mais exilée du lieu où elle aimerait tant se trouver. Parce qu’en plus d’être le personnage principal, Stella est probablement l’une des personnes les plus attachantes de cette histoire, le genre d'être qui vous touche au cœur et à l’âme par sa grande détresse qu’elle essaie de cacher à tous.

Dire que ce roman a été pour moi un véritable coup de cœur serait un bel euphémisme: ce n’est pas seulement pour le roman que j’ai eu un coup de cœur, mais aussi pour son auteur. C’est un récit qui m’a non seulement donné envie de connaître la suite, mais également de lire les deux premiers tomes et de découvrir les autres écrits d’Ambre Dubois. Et je tiens tout particulièrement à remercier A&M et Les Editions du Petit Caveau, qui m’ont permis de lire ce livre, ainsi qu'Ambre Dubois, pour avoir écrit un si beau roman.


Avis de RivieredOr
« Décidément, tu es abonnée aux troisièmes tomes avec ce forum ! » Telle a été la première phrase de ma meilleure amie lorsque j’ai exhibé fièrement la Marquise des Ténèbres d’Ambre Dubois. En effet, c’est le deuxième partenariat que je fais où je dois lire un troisième tome, sans bien sûr connaître les autres… Et tout comme la première fois, je ne l’ai pas regretté ! Loin de là, ce livre fut un véritable coup de cœur.

Avant d’être un coup de cœur par sa lecture, il faut préciser que j’ai tout de suite craqué pour la couverture, que je qualifierais de magnifique ! Sombre, mystérieuse et attirante, avec un petit côté étrange qui pourrait en dissuader plus d’un, je l’ai trouvée osée et surtout originale. Le dessin, d’une qualité remarquable, annonce d’emblée la couleur de l’histoire, si bien que l’on sait à quoi s’attendre en se plongeant dans ce livre fascinant.

J’ai retrouvé avec plaisir un univers décrit et utilisé par un très grand nombre d’auteurs : une Londres noire, sombre et oppressante à l’époque de sa grande puissance, pour paraphraser l'auteur. Le siècle d’or de l’Angleterre, où sa capitale s’illumine dans le paysage international comme l’une des plus grandes villes monde : le moment rêvé pour y faire évoluer des personnages tout aussi puissants et riches. Les vampires, créatures là aussi maintes fois utilisées et remâchées à toutes les sauces. Et pourtant, j’insiste là-dessus, Ambre Dubois a su réutiliser l’ancien pour lui redonner toute sa brillance et sa prestance. Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu une histoire de vampire où ces derniers pouvaient prétendre arriver à la cheville du Dracula de Bram Stoker… Je n’irais pas jusqu’à dire que ceux de ce roman sont aussi parfaits, mais c’est tout comme. Sans compter que Londres est une de mes villes préférées, et qu’importe le tableau que l’on me peint d’elle, qu’il soit noir ou détruit, comme ici, ou bien clair et virginal, comme dans biens d’autres livres, un roman se passant là-bas aura déjà beaucoup de chance de me plaire.

Quant aux personnages… Parlons-en tiens ! Si je ne les ai pas trouvé assez approfondi dans ce tome-ci, c’est sûrement parce qu’il s’agit du troisième opus de la série et aussi parce qu’ils sont présents dès le premier tome. Pourtant, on sent tout de même leur lourd passé. Chacun d’eux porte un secret, un poids qui alourdit les pages du livre elles-mêmes. Un secret qui les rend plus humains, plus attachants, plus sombres et tristes, ce qui sied parfaitement à leur nature de vampire. Prenons Stella par exemple… Son désir virulent de liberté qui, au fil des pages, est devenu un besoin nécessaire à sa survie, n’est-il pas un des vices cachés de l’être humain ? Ce détail ne la rend-elle pas plus humaine malgré le démon qui l’habite ? Drake, qui lui a su se hisser en haut du podium de mes personnages préférés, n’a-t-il par un passé triste à pleurer ? Et pourtant, j’ai admiré tout au long du roman son courage et, surtout, sa sincérité et sa quasi-pureté dans ce monde fait de jeux de pouvoir tous plus cruels les uns que les autres ! Je n’avais encore jamais vu un auteur manipuler ainsi l’esprit à la fois de ses personnages et de ses lecteurs. Car même à la fin du livre, si Stella semble persuadée d’avoir enfin trouvé son véritable ennemi, je n’en ai pour ma part toujours pas l’intime conviction ! Ainsi le doute persiste et donne très envie de se replonger au plus vite dans les aventures de cette « jeune » femme.

Si tout cela semble donner le mélange détonnant d’un très bon livre, ce qui l’aura finalement élevé au rang de coup de cœur chez moi est la présence d’un autre personnage et d’une allusion à quelqu’un d’autre : non, je ne l’ai pas rêvé, Sherlock Holmes et Lestrade sont aussi présents dans l’histoire. Si ce ne sont que deux pions sur l’échiquier complexe de la trame de son roman, ils ont été pour moi deux allusions essentielles au livre. Dans un premier temps, parce que l’idée de mettre Sherlock dans une Londres pleine de vampires ferait se retourner dans sa tombe le créateur du célèbre détective, mais aussi parce que Sherlock Holmes restera encore et toujours mon personnage préféré de toute la littérature.

Je ne puis achever cette chronique sans dire quelques mots sur la plume de l’auteur. A vraie dire, cela faisait un moment que j’avais repéré cette auteur, mais ce n’est finalement que par cet ouvrage que je la découvre. Comment pourrais-je qualifier son écriture ? Sombre ? Presque torturée ? Mais aussi toute en finesse et en images : c’est une peinture plus qu’un livre qu’elle écrit ici. Fluide et chargée en émotions, ce fut un pur délice, comme une sucrerie, bien que la noirceur de son histoire lui donne un arrière-goût amer ! Ce qui n’est pas pour déplaire, bien au contraire.

En conclusion, ce livre fut une découverte merveilleuse qui me donne envie de découvrir à la fois les premiers tomes de la série, ainsi que tous les autres livres de cette auteur ! Bref… Je ne puis que clore en remerciant chaleureusement les éditions du Petit Caveau ainsi que le forum Le Sanctuaire de la lecture pour ce délicieux partenariat.


Avis de Lady Swan
J'avais quelques appréhensions à lire le troisième tome de cette saga sans avoir lu les deux premiers.
Je m'étais pourtant trompée sur toute la ligne car ce roman a été pour moi une magnifique découverte.
Ce sera facile d'écrire une chronique pour un roman d'une telle envergure.

Nous retrouvons, dans ce tome, Stella, la vampire hongroise exilée à Londres par l'Ordre de Psychée (organisation qui s'occupe de maintenir l'ordre au sein de la communauté immortelle). Elle est maintenant sous les ordres du Prince de Londres, Rodrigue qui la chargera de résoudre une série de meurtres mystérieux. Stella se retrouve donc à devoir jongler entre son désir de liberté, la nostalgie de son pays natal et une enquête qui devient de plus en plus compliquée. Elle sera accompagnée de son jeune protégé, Corwin ainsi que de l'insolent et énigmatique Drake. Une nouvelle aventure qui s'annonce des plus mouvementé!

Ce roman m'a tout d'abord attirée car il se déroule à une époque fascinante de l'histoire anglaise : l'époque victorienne, le XIXe siècle. On peut très bien s'imaginer les véhicules conduits par des chevaux, les bâtiments anciens, les costumes et robes de l'époque. J'ai toujours aimé les romans se passant à ce moment de l'histoire. Par contre, c'était la première fois que j'avais la chance d'en lire un y impliquant des vampires. C'était décidément une recette gagnante. Il règne tout au long de l'histoire une atmosphère mélancolique et brumeuse. Le titre de la saga devient un peu plus significatif ainsi. De plus, j'ai aimé que l'action démarre presque instantanément. L'auteure nous plonge très vite dans ses aventures et le suspense reste jusqu'à la fin. Je soupçonne aussi l'auteure de nous laisser des indices concernant le prochain et ultime tome. Des phrases très subtiles qui m'ont amenée à plusieurs réflexions concernant les prochains évènements et les intentions de certains personnages...

Ce qui m'amène aux personnages qui sont au cœur de cette histoire. Dans la plupart des romans que j'ai pu lire, les auteurs ne m'ont présenté que des personnages féminins faibles en caractère. J'ai été souvent déçue, mais cette fois-ci, ça n'a pas été le cas. Stella est un personnage fascinant et très bien construit. Elle a une forte personnalité, un caractère changeant. J'en redemandais chaque fois. Ses remarques cinglantes mais dites d'une manière tellement polie qu'elles passent pratiquement inaperçues. J'ai bien aimé la relation qu'elle entretient avec Drake. Il est le genre de personnage que toutes les femmes rêvent de connaître, moi y compris, mais qui, comme il le fait avec Stella, aurait le don de nous agacer. Il est sans doute le personnage que je préfère. On ne peut qu'en redemander! Ce vampire a une personnalité très changeante et très énigmatique. Il peut se montrer d'une douceur désarmante et d'une brutalité déroutante. Je me demande encore ce qu'il adviendra de leur relation.
Il a constamment ce sourire en coin, et son insolence qui fait tout son charme. J'ai bien aimé le lien qui unit Corwin et Stella. Une amitié inconditionnelle et à toutes épreuves. Il apprend petit à petit à accepter son nouvel état de vampire mais il garde son côté très humain qui le distingue de beaucoup d'autres.

Le plume de l'auteure est magique. Je ne saurais pas trouver d'autres qualificatifs. L'auteure a su m'emmener dans son univers et m'a complètement captivée. On se laisse facilement entraîner dans la capitale anglaise. On se l'imagine très bien et avec précision. Une image m'a particulièrement marquée : celle du démon intérieur que tous les vampires tentent de contrôler. Je ne pourrais pas dire avec certitude si c'est une métaphore ou une réalité dans cette histoire, mais elle donne beaucoup de sens à l'origine des vampires dans cette saga.

Je suis donc en admiration devant le travail d'Ambre Dubois et je peux affirmer que je lirai les deux premiers tomes ainsi que la suite de celui-ci. J'ai été captivée du début jusqu'à la fin et ce roman a été un véritable coup de cœur!


Avis de Lolly
À Londres, la vie est très agitée : d’étranges cadavres apparaissent en effet dans la capitale, une rose blanche plantée sur leur torse et entourés d’une mystérieuse magie. Stella, vampire exilée de Hongrie, est chargée par le Prince de la ville de découvrir le responsable de ces crimes avant que l’affaire ne menace la communauté vampirique. Mais, dans ce monde impitoyable de secrets et de machinations, ce n’est pas tâche facile. Marquise des Ténèbres, le troisième tome de la saga Les Soupirs de Londres, nous fait voyager de la Tour de Londres aux anciennes contrées d’Écosse pour tenter de découvrir la vérité.

Quelle idée de commencer par lire le troisième tome d’une saga ! En effet, tous ceux qui me connaissent savent probablement que ce n’est pas dans mes habitudes. Pourtant, je dois avouer que je ne le regrette pas… et que je compte bien me procurer les deux volumes précédents, ainsi que celui à venir. Vous l’aurez probablement compris, La Marquise des Ténèbres a été pour moi un vrai coup de cœur.

C’est en lisant le résumé et d’autres critiques très positives que je me suis laissé tenter. Forcément, une intrigue qui se déroule dans la ville de Londres, une ville que je connais bien et que j’adore, c’est intéressant, mais c’est aussi risqué parce qu’il m’est très souvent arrivé d’être déçue. Déçue du manque de détails, des descriptions peu réalistes, de l’ambiance « cliché ». Dans son roman, Ambre Dubois a su exploiter avec un brillant succès les avantages de cet endroit historique. Nous sommes immédiatement plongés dans ses rues obscures et, grâce à de nombreuses brèves descriptions intégrées au récit, nous nous imprégnons de l’ambiance des lieux sans même nous en rendre compte, à tel point que nous pouvons sans peine nous représenter le décor des scènes. De plus, le petit voyage en Écosse, bien que très court, m’a beaucoup plu.

Le fait que l’intrigue se déroule à l’époque victorienne est un choix qui me semble extrêmement judicieux, car il va de pair avec l’intrigue, emplie de tentatives de séduction, de jeux de pouvoir, de manipulation et de sombres secrets… en bref, avec le peuple des vampires de la capitale. L’introduction de ces personnages surréalistes dans une ville connue et à une époque historique est un mélange extrêmement intéressant et très inhabituel.

Je dois avouer que je ne partage pas la fièvre actuelle de toutes les sagas de vampires comme Twilight. Plus encore, c’est un genre que je ne connais pas du tout – sauf, bien sûr, pour avoir lu Dracula de Bram Stoker – et qui ne m’attire généralement pas, mais je pressentais que Marquise des Ténèbres serait différent, une sorte d’équilibre entre la réalité et le surnaturel. Bien que centrés sur la communauté de vampires de la capitale, nous sommes constamment en relation avec ce qui se passe dans le monde des hommes, ce qui, pour moi, ajoute du crédit à l’histoire.

La grande force du roman réside tout d’abord dans les personnages, qui ont tous une véritable personnalité et un caractère fin. Même si on ne les a pas rencontrés dans les tomes précédents, on arrive à les cerner relativement rapidement et ce, plus grâce à leur manière d’agir qu’à de longues descriptions. Je me suis immédiatement prise d’affection pour Stella : elle n’est ni la typique héroïne faible et manipulée qui doute d’elle-même, ni la super héroïne qui peut vaincre tout le monde et gagner à tous les coups. En tant que personnage central du roman, nous avons l’impression que les autres protagonistes gravitent autour d’elle. La relation qu’elle entretient avec Drake, en particulier, est étrange et complexe et m’a beaucoup plu. Quant au Prince, il est si mystérieux qu’il attire forcément l’attention : quel est son passé ? Quel est son but ? Puis, parmi ces êtres difficiles à comprendre, nous avons Corwin, touchant par son côté humain, ainsi que deux hommes intéressants : un détective et… Sherlock Holmes.

On voit donc que l’auteur sort des sentiers battus et nous propose des personnages développés qui ont chacun un rôle précis à jouer… bien que nous ne sachions pas – encore – toujours à quoi nous en tenir. C'est là un autre point fort de ce livre : l’intrigue en elle-même. Nous nous retrouvons immédiatement submergés dans le mystère de la Tour de Londres mais, plus que la résolution de l’enquête, c’est l’histoire qui va avec qui m’a intéressée. Le passé des personnages, leurs motivations, leurs buts, leurs rêves… Être immortel n’est pas si simple et, après avoir refermé le livre, j’en reste à me demander qui dit la vérité et qui ment pour manipuler et parvenir à ses fins… Ce qui, bien évidemment, donne envie de découvrir la suite !

Commencer par le troisième tome de la saga ne m’a posé aucun problème. Je dois admettre que j’avais quelques appréhensions à l’idée de ne pas connaître les personnages et de ne pas savoir ce qui s’est passé auparavant, mais je me suis bien vite rendu compte que ce n’était pas important. Le personnage de Corwin est, il me semble, important car il permet une introduction en douceur tout en évitant des descriptions qui paraîtraient peut-être quelque peu artificielles. En raison de sa récente transformation en vampire, il ignore encore bon nombre de choses sur ces êtres et Stella lui donne des explications, en profitant ainsi pour rappeler aux lecteurs les éléments clés les concernant.

La manière dont Ambre Dubois conçoit les vampires m'a beaucoup plu, en particulier en ce qui concerne leur démon intérieur, une image qui m’a vraiment parlé. Les différences d’ancienneté, les pouvoirs et les capacités de chacun… tout est exploité et explicité, ce qui nous permet de nous faire une idée claire du fonctionnement de la communauté, malgré les mystères qui continuent à planer sur la Tour de Londres.

La plume de l’auteur m’a enchantée, en particulier lors des descriptions de la ville et des dialogues. Ce qui est sûr, c’est qu’Ambre Dubois sait utiliser ses connaissances pour nous entraîner dans l’histoire. Je dois quand même soulever un point négatif qui m’a beaucoup dérangée dans ma lecture : les coquilles à répétitions, que ce soient des erreurs d’orthographe, une mauvaise ponctuation ou, surtout, des fautes de frappe et de typographie. Je dois dire que j’ai été passablement gênée au fil des pages et je trouve cela vraiment dommage, en particulier dans un roman qui frôle la perfection sous tous ses autres aspects – personnages, couverture, intrigue, plume de l’auteur.

Je termine en remerciant le forum A&M pour l’organisation de ce partenariat, les Éditions du Petit Caveau pour leur confiance et, bien sûr, l’auteur, pour cette intrigue extraordinaire. En attendant la suite, je n’ai plus qu’à lire le début de la saga.

D'autres chroniques ici.

Maeve Regan, Tome 1 : Rage de Dents de Marika Gallman

Nombre de pages : 306 pages
Date de parution : 9 août 2011
Fiche du Livre

Quatrième de couverture
Avant, ma vie était simple : l’université si j’en avais envie, les hommes quand j’en avais envie. Et je n’avais aucun problème qu’un barman ne puisse m’aider à résoudre. Ça, c’était avant qu’on essaie de me kidnapper.
Aujourd’hui, tout semble être fait pour me foutre en rogne.
Petit 1 : j’apprends que ma famille n’est pas ce qu’elle semble être.
Petit 2 : l’homme qui m’a élevée me ment sans vergogne.
Petit 3 : des types douteux me poursuivent.
Et petit 4 : il semblerait que je ne sois pas tout à fait humaine…
Ah, j’oubliais ! Mon seul allié dans ce merdier est un vampire charismatique dont le passe-temps favori est de me martyriser en me rappelant à quel point je ne suis pas si différente de lui.
Quand je vous dis qu’il y a de quoi s’énerver…

Dans ce récit moderne bourré d’action, Marika Gallman nous fait découvrir son héroïne décapante : Maeve Regan. Un roman qui vous surprendra par ses retournements de situation et son humour mordant !


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Avis de mutinelle
J’avais hâte de lire ce livre car j’avais lu pas mal d’avis positifs à travers la toile et que la 4ème de couverture me donnait envie, sans parler de la couverture que je trouve très jolie.

Maeve est une étudiante comme les autres, cours la journée, sorties entre amis le week-end, problème de cœurs relatif à tous les jeunes adultes… La seule différence qui la caractérise c’est sa colère. Elle arrive sans prévenir et s’installe souvent pour longtemps, dans ces cas-là il faut qu’elle frappe. Une vie normale donc, jusqu’au jour où tout bascule… (et là je ne vais pas trop vous en dire, la 4ème de couverture en dévoile déjà assez).

J’ai un avis mitigé sur ce livre. D’un côté il m’a agréablement surprise et de l’autre, je l’ai trouvé étrangement banal.
Il m’a surprise parce que le style de l’auteur est vraiment abouti. Je sais qu’elle est jeune, que ce roman est son premier et que je n’ai rien trouvé à redire sur sa façon d’écrire. Les scènes sont bien décrites, les sentiments des personnages également, tout est franchement complet. L’univers créé est cohérent et j’ai vraiment réussi à m’immerger dedans.
Les personnages sont aussi très recherchés, bien introduits, décrits, on arrive facilement à se les représenter.

Bref, la technique est, à mes yeux, correctement maîtrisée même si je ne doute pas que l’auteur va encore progresser avec le temps.
J’ai bien aimé le personnage de Maeve, elle est vivante, certes, pleine de colère, mais cela a un sens qu’on découvre petit à petit. Je l’ai trouvée entière et surtout très très drôle. Malgré sa colère omniprésente, j’ai trouvé ses réactions cohérentes et parfois même réfléchies ^^

Le petit bémol vient de l’histoire en elle-même que j’ai trouvée somme toute banale. A un moment donné, j’ai même pensé à un autre livre de « bit-lit » américain (je ne cite pas de peur de vous spoiler). Je me suis parfois ennuyée, trouvant que les scènes traînaient en longueur, attendant parfois longtemps avant d'avoir un peu d’actions qui feraient avancer le livre.

Malgré ce petit « point noir », je pense que je vais suivre l’auteur parce qu’on sent qu’il y a du travail et que Marika Gallman à vraiment l’air douée !

Merci pour ce partenariat.


Avis de Livresse
Nous voici plongés dans l’univers de Maeve qui va bien vite changer sous nos yeux. Rage de Dents nous entraîne bien loin dans ce livre. Commençant par la charmante équipe que forme Maeve et ses deux acolytes : Elliot et Brianne. Il y a aussi Miss Parfaite. tout cela pour nous amener à la rencontre du très sexy Lukas qui va bien vite changer sa vie.

Tout d’abord, très agréable surprise pour ma part car cela fait bien longtemps que je n’appréciais plus les héroïnes du genre, souvent trop maladroites et niaises à mon goût. Nous voici enfin face à une vraie héroïne, avec un caractère de cochon comme il se doit ! Dès le début, nous sentons qu’elle a son caractère bien à elle, qu’elle ne se laisse pas marcher sur les pieds mais qu’elle a tout de même bon cœur, au fond.

Nous voilà donc partis sur de bonnes bases où nous allons voir la petite Maeve devenir une vraie tigresse pour protéger sa meilleure amie avant qu’elle ne finisse en bouillie à cause d’un amour destructeur. Cependant, les petites bagarres banales vont très vite devenir « obsolètes » car Maeve va apprendre des choses qui vont bouleverser le cours de sa vie.

C’est alors que nous allons découvrir que la petite vie tranquille des humains recèle bien des choses que nous ignorons. Maeve va très vite se retrouver confrontée au monde des vampires dont elle ne connait décidément vraiment rien !

Son passé n’est pas ce qu’elle croyait, les révélations qui vont lui être faites par l’homme qui l’a élevée depuis son enfance vont la métamorphoser. Tous ses repères s’effondrent un à un. Elle va donc devoir forger une nouvelle vie à partir de ces nouvelles bases.
Nous allons aimer certains personnages pour ensuite les détester. Nous allons connaître l’amour fiévreux mais aussi l’amour caché. Une confusion des sentiments qui nous enivrent, nous , lecteurs !

Au fur et à mesure de la lecture, de nouveaux éléments arrivent. Certes, ce roman n’est pas basé sur la surprise, les évènements qui s’y passent se devinent assez facilement tout au long de la lecture mais cela n’empêche en rien d’apprécier cette lecture, qui nous envoûte.
Marika Gallman a marqué de nombreux points et j’ai vraiment hâte de savoir la suite des évènements. L’écriture fluide permet une lecture très facile, sans prise de tête ! Les pages se tournent sans que l’on s’en rende compte et nous arrivons très vite à la fin du roman sans s’en être aperçus !

Je remercie donc grandement les Editions du Petit Caveau qui ont à nouveau trouvé une petite perle de la littérature !


Avis d'Owllie
Encore un bon moment de lecture pour moi !! Franchement, j'aime beaucoup ce que font les éditions du Petit Caveau !!

Cette histoire est celle de Maeve, une étudiante a priori normale, qui va en cours, qui sort le soir avec ses amis, qui aime, qui déteste et qui, de temps en temps, a des accès de colère. Un jour, elle découvre avec stupeur que sa famille n'est pas si rangée que ça et que de là découle bien des bizarreries. Au passage, elle rencontre un vampire séduisant, mais un peu violent ...

J'ai découvert Maeve, tranquillement dans mon canapé et j'ai eu finalement du mal à poser ce livre. J'ai été emportée par le personnage de Maeve, entière, jeune et sympathique. Il lui en arrive des aventures d'un coup ! Pas évident pour elle quand tout son monde s'écroule ! Parmi les autres personnages, il y a Lukas qui est très séduisant. On a envie d'en savoir plus sur lui et sur ses motivations.

Le monde de "Rage de dents" est très bien construit et ce livre est bien écrit. Effectivement, l'auteur est jeune, mais on sent le talent et c'est bien sympathique. Mais ce livre ne dénote pas trop de la bit-lit américaine ce qui n'était pas un problème pour moi car j'ai apprécié ce livre pour ce qu'il est, même si du coup, il n'y a pas d'originalité dans cette lecture. C'est aussi ça, savoir "attraper le client", faire de l'intéressant en surfant sur la vague vampirique.

Je remercie les éditions du Petit Caveau de nous permettre de découvrir ce livre ainsi que les membres du forum pour l'avoir partagé. A qui le tour ??


Avis de Myly
Maeve est ce qu'on peut appeler une fille de caractère. Elle a le sang chaud et dit ce qu'elle pense, au moment où elle le pense. Elle va même, malgré sa frêle carrure, provoquer des combats contre plus forts qu'elle. Plus forts, en théorie. Orpheline élevée par son grand père, elle découvre alors, suite à un kidnapping plutôt original, que son passé repose sur des mensonges et que les secrets ont tout pris, jusqu'à sa vraie nature. Commence alors une alliance hors du commun avec Lukas, le kidnappeur, un séduisant et terrifiant jeune homme soufflant le chaud et le froid et rendant Maeve complètement folle (dans tous les sens du terme). Mais jusqu'à quel point les mensonges ont-ils pris le dessus sur sa vie ? Saura t-elle enfin qui elle est vraiment ?

Ce livre m'a été proposé dans le cadre du Rage Tour sur le Sanctuaire de la lecture, en partenariat avec les Editions du Petit Caveau. Je les en remercie fortement car cette lecture fut un vrai régal.

La première chose m'ayant particulièrement plu dans ce livre, c'était le ton employé. Le narrateur est Maeve qui ne mâche pas ses mots. Le livre est écrit tel qu'elle pense et parle avec les gros mots, le ton cassant et les réflexions personnelles souvent pleines d'humour. Et cet aspect nous rend encore plus proche du personnage, nous intégrant directement à sa vie. Ensuite, je reconnais que l'histoire est très bien trouvée. Certes, nous allons découvrir un univers de vampires (encore un) mais si proche de la réalité que je n'avais pas le sentiment de lire une histoire totalement fantastique. Les vampires (et autres créatures surnaturelles) sont par je ne sais quel miracle, parfaitement intégrés au monde réel. Ceci vient peut-être du fait qu'il n'est pas question de faire l'apologie des vampires, d'étaler leurs capacités. Nous apprenons au rythme de Maeve ce que sont ces créatures.
Enfin, j'ai beaucoup aimé le suspense sur la vraie nature de Maeve. Mais qu'est-elle finalement ? Moitié humaine et moitié quoi ? Voire pas humaine du tout. Mais quoi alors ? Parce que franchement, Maeve est parfois si humaine que tout cela devient terriblement troublant.
Je ne verrai même pas de point faible à ce livre, c'est une petite friandise que j'ai dégustée lentement et avec énormément de plaisir.

Et ce plaisir, il est en majorité dû aux personnages. D'abord Maeve. Maeve, la fille qui typiquement, tape sur les nerfs mais qui a des réactions si spontanées qu'elle devient attachante à souhait. Elle fait une héroïne mystérieuse, forte et courageuse, attirant l'admiration sur elle. Mais je dois faire une confidence à ce stade de ma chronique : tout comme Maeve, dur de résister à Lukas. Il est électrisant et tellement sexy ! Le méchant au grand coeur en fera fondre plus d'une !

Premier roman de Marika Gallman ? Non, impossible. Et pourtant, c'est bien le cas. Dur d'y croire quand on est absorbé par les lignes de ce livre. Comme dit plus haut, le ton donné est parfait, donnant du rythme et du caractère à l'ensemble de l'histoire. Les personnages sont développés et profonds, la trame est recherchée et bien menée. Non, vraiment, je ne trouve rien à redire à la plume de l'auteur. La vocation est bien là ! Et quel plaisir de lire ces quelques mots à la fin : fin du PREMIER tome ! Oui, la suite !

Pour finir, un vrai coup de coeur donc, le résumé m'avait déjà conquise, l'histoire a fait son chemin jusqu'au coup de coeur. Un roman à dévorer... avec les yeux !

D'autres chroniques ici.

Zoanthropes, Tome 1 : La Métamorphose de Matthias Rouage

Nombre de pages : 320 pages
Date de parution : 10 mai 2013
Fiche du Livre

Quatrième de couverture
Dans un futur flou, le monde humain doit faire face à la menace des zoanthropes, des hommes ayant la capacité de se changer en hybrides, mi-hommes, mi-animaux. Ces créatures redoutées inspirent la terreur. Shina Sirkis, jeune humaine, découvre que son destin est lié à une ancienne guerre. Découvrant sa zoanthropie, elle finira traquée par son propre pays, ainsi que par une organisation mystérieuse, les Aletis.
Dès lors, Shina part en quête de son identité. Forcée de découvrir le monde des hommes-bêtes et victime d’un passé qui n’est pas le sien, elle devra déjouer les plans des Aletis.
Aidée de ses nouveaux pouvoirs et ses amis zoanthropes, Shina comprend qu’elle ne voit que la partie émergée de l’iceberg. L’Histoire telle qu’elle la connaît n’est peut-être pas celle qu’on a bien voulu lui raconter.


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Avis de Lolly
Un mélange parfaitement équilibré :

Que se passerait-il si une guerre entre les humains venait à causer des dommages irréversibles à la Terre, n’y laissant que deux continents émergés ? Si une arme extrêmement puissante avait entraîné des mutations génétiques chez certains survivants, donnant ainsi naissance à des créatures hybrides mi-homme, mi-animal ?

Voici l’idée de base de Zoanthropes, la Métamorphose, premier roman de Matthias Rouage. Et il faut dire que le début de cette saga est une vraie réussite : une combinaison d’actions, de réflexions sur des thèmes actuels et de descriptions d’un monde futuriste qui ressemble finalement étrangement au nôtre... Un mélange parfaitement dosé qui nous entraîne à toute allure au cœur de l’univers zoanthropique de la première à la dernière page. Impossible de s’arrêter.

Un univers futuriste divisé :

L’histoire commence sur le continent peuplé par les humains, qui vivent dans la peur constante des Zoanthropes, ces êtres considérés comme extrêmement dangereux, qui peuvent se transformer en animal. Bien qu’ils soient censés vivre de l’autre côté du monde, nombreux sont ceux qui se cachent parmi les humains, et même la présence des "intervenators" ne suffit pas à faire régner un climat de sécurité. Pour cette raison, tous les jeunes doivent se soumettre à un examen d’entrée à l’université, qui détermine si leurs gènes ont muté ou non. Si le test est positif, ils doivent s’enfuir et échapper à la traque des humains pour retrouver le "technobus" qui les emmènera sur le continent Zoanthrope.

Personne n’est à l’abri d’une mutation, et c’est donc avec beaucoup d’appréhension que l’héroïne, Shina Sirkis, se rend à l’examen. Sa mère biologique ayant été elle-même Zoanthrope, elle sait qu’il y a un risque qu’elle se retrouve obligée de fuir, mais même si elle parvenait alors en territoire Zoanthrope, il n’y aurait aucune certitude qu’elle survive face à cette race dangereuse.

L’opposition entre deux continents est extrêmement bien mise en scène. Bien que semblables sur plusieurs points, on se rend vite compte de plusieurs différences fondamentales. Et quelle version de l’histoire faut-il croire ? L’héroïne et ses nouveaux compagnons d’aventure comprendront bien vite que la vérité n’est peut-être pas celle qu’ils pensent connaître. Mais distinguer les personnes en qui ils peuvent avoir confiance et celles qui tentent de les tromper pour leur propre intérêt n’est pas aussi facile qu’il y paraît. Contrairement à de nombreux romans de ce genre, l’auteur ne bascule pas dans le cliché noir-blanc : les personnages sont décrits dans toutes les nuances de gris, ce qui garantit une action palpitante du début à la fin.

Une action palpitante et des réflexions profondes :

Dans un roman de science-fiction jeunesse, il est clair que l’action joue un rôle central dans l’intrigue, et Zoanthropes relève le défi avec succès : dès le premier chapitre, nous voilà plongés dans les mystères ; les interrogations surgissent au fil des événements, nous laissant à peine le temps de respirer avant que les prochaines péripéties ne surviennent. Malgré un rythme soutenu, l’action est toutefois facile à suivre grâce à une organisation sans faille et une plume à la fois simple et élégante.

La grande force de ce roman ne réside toutefois pas seulement dans l’action. En effet, le fait de confronter l’image qu’ont les humains des zoanthropes et inversement invite à la réflexion. De l’identité à la propagande, en passant par l’organisation hiérarchique d’une société, il n’est pas difficile de transposer la situation de ce monde du futur dans la société contemporaine. De manière naturelle, des thèmes profonds sont abordés, mais c’est au lecteur que revient la responsabilité de se faire sa propre idée.

Des personnages attachants et bien développés, un monde futuriste mais réaliste, deux races ayant chacune leur version de l’histoire, une action palpitante et pleine de suspense, des réflexions profondes sur des thèmes actuels... Tous les ingrédients sont réunis pour le premier tome d’une série à succès ! Matthias Rouage nous livre donc un magnifique premier roman en vente dès le 10 mai.

Je remercie du fond du cœur les éditions Scrineo pour leur confiance et le forum A&M pour l’organisation de ce tour, sans qui je n’aurais sans doute jamais découvert cette perle de la science-fiction jeunesse. Bien évidemment, merci également à l’auteur, qui a su me faire voyager dans un monde peuplé de créatures étranges, et qui pourtant se rapproche bien du nôtre. Après un tel coup de cœur, je compte bien poursuivre sur ma lancée avec la lecture de romans de science fiction et c’est avec beaucoup d’impatience que j’attends le second tome !


Avis d'Inlandsis
Zoanthropes de Matthias Rouage : un de mes coups de cœur de cette année 2013 ! Un roman jeunesse comme on en lit peu !!

Zoanthropes, est une histoire post-apocalyptique sur une Terre où certains humains sont devenus des espèces de chimères d'animaux les « zoanthropes ». Honnis d'une partie de l'humanité, la zoanthropie est une mutation génétique qui peut parfois apparaître après des générations silencieuses. Jugés dangereux et traqués comme des bêtes, les zoanthropes n'ont qu'une chance d'accéder à la ville des zoanthropes : une chasse sanguinaire dans les rues de la ville, à la recherche d'un bus/asile qui les mènera à des kilomètres de là, dans une ville peuplée uniquement de leurs semblables, présentée comme un enfer.

C'est ce qui arrive à notre héroïne, Shina : on la découvre zoanthrope au test génétique annuel et la voilà propulsée dans un monde et dans une guerre qui lui sont étrangers. Exceptionnelle, même parmi les zoanthropes, la jeune fille devra apprendre et comprendre sa propre nature, son monde ainsi qu'à reconnaître ses amis et ses ennemis... Autant dire que quand on est une adolescente, les choses ne sont jamais vraiment aisées !

Zoanthropes est un roman jeunesse, l'écriture est donc simple et l'histoire bourrée d'actions. On ne s'ennuie pas une minute et on a peine à laisser le livre pour reprendre une activité normale. Passionnant, entraînant, le récit nous plonge dans la vie de Shina et dans un monde nouveau. On accompagne l'héroïne à la découverte d'un univers à la fois exotique et familier.
Les personnages sont attachants bien qu'un peu simplistes pour un adulte. Des adolescents plutôt bien dans leurs sabots, curieux et enclins à la désobéissance. Shina est à la fois forte et fragile parfois un peu gourde... Bref, une adolescente lambda dans une situation compliquée.
Ce livre est vraiment un coup de cœur bien que complètement dans sa catégorie (jeunesse). C'est un récit de qualité, qui aborde des thèmes sérieux avec un angle simple et facile à appréhender. C'est une petite perle que je conseillerai à tous, des plus jeunes aux plus âgés.
Un grand merci à Scrinéo Jeunesse et au Sanctuaire de la lecture pour m'avoir permis de découvrir ce roman... à quand la suite ?


Avis d'Aurélie
La Métamorphose est le premier tome de la saga Zoanthropes de Mathias Rouage, jeune auteur des Éditions Scrineo Jeunesse. L’histoire prend place dans un monde futuriste où le genre humain a évolué et où certains naissent hybrides, mi-hommes, mi-bêtes. Les humains rejettent, traquent et tuent les zoanthropes, ces hybrides qui sont considérés comme des bêtes sanguinaires. Évidemment, rien n’est aussi simple, tout n’est pas noir ou blanc et c’est la nuance que tente de nous offrir cette histoire.

Je ne vais pas y aller par quatre chemins. Ce livre ne m’a pas plu et ce, pour plusieurs raisons, malgré ses points positifs. L’histoire de fond est bien choisie : à une époque où la génétique possède une place importante dans nos têtes, imaginer un tel futur ne peut que nous pousser à réfléchir, à vivre ce roman pleinement. Le cadre spatio-temporel est bien maîtrisé, du moins pour les bases de l’histoire. Ensuite, cela se complique mais je vais y revenir plus tard.

Mon principal problème vient des personnages. À aucun moment je n’ai réussi à rentrer dans leur tête, à trouver leurs paroles ou leurs actes « naturels ». À mes yeux, ils ont sonné faux durant tout le roman. On retrouve les stéréotypes des proches de l’héroïne : la petite fouine intellectuelle (qui, en plus, a le droit d’être tête en l’air et naïve au possible), la spécialiste de la réflexion avec sang-froid qui possède également des bases en arts martiaux, la directrice qui cache des choses à l’héroïne pour ensuite capituler sans broncher à la moindre question, l’ami d’enfance qui, en une fraction de seconde, se transforme en ennemi lobotomisé, la personne en qui l’on place sa confiance et qui, finalement, nous porte le coup de grâce… Si la base de l’histoire pouvait promettre un peu d’originalité, j’ai eu l’impression d’être dans un roman lambda à cause de ces personnages clichés. Alors oui, c’est le schéma type des romans, oui il faut bien trouver des amis et des ennemis, mais je pense sincèrement qu’on peut toujours parvenir à faire du différent avec un peu de recul. Shina, l’héroïne, ne m’a pas touchée une seule fois et quand aucun des personnages secondaires ne me plaît pour rattraper le coup, cela donne une lecture laborieuse. J’ai lu ce livre rapidement, mais sans y prendre le plaisir auquel je m’attendais.

Les personnages ne sont pas les seuls en cause. Il y a plusieurs petits soucis de cohérence à mes yeux, comme l’ami lobotomisé transformé en ennemi (ceci n’est pas un spoiler, il s’agit du début du roman). Dans le contexte, les êtres humains sont élevés dans la peur de la possibilité d’être zoanthrope. Le test génétique s’effectue avant l’entrée à l’université (je reste encore sceptique sur ce choix, mais passons) et l’image des zoanthropes véhiculée par le monde humain est tout sauf flatteuse. Ainsi, on est jeune, on déteste les zoanthropes tout en ayant peur de l’être. Lorsque les résultats tombent, on est soit soulagé, soit traqué. Seulement, jusqu’au dernier moment, on vit dans le doute. Comme son voisin. Je voudrais donc savoir pourquoi l’auteur a décidé d’abrutir ses figurants (comme l'ennemi lobotomisé) en les faisant détester immédiatement leurs amis d’enfance qui se retrouvent d’un seul coup zoanthropes alors que même eux n’étaient pas certains d’être humains ! Personnellement, si un test me dit que je suis une personne possédant le gène de la sympathie, mais que mon ami d’enfance possède celui de l’être exécrable sur le papier, eh bien je ne vais pas changer d’avis d’un coup ; je vais me dire « oh là là, le pauvre » et, oui, si son gène se réveille à moment donné, je vais sûrement finir par avoir envie de lui en coller une, mais ce ne sera pas immédiat dans ma tête. Bon, peut-être ne suis-je pas moi-même lobotomisée ?

Cette parenthèse "grosse incompréhension" terminée, je vais revenir au cadre spatio-temporel. Le roman s’étale sur plusieurs mois et, malheureusement, j’ai trouvé le découpage un peu maladroit. Il y a forcément de nombreuses ellipses et je ne les ai pas toutes trouvées judicieusement choisies. C’est peut-être aussi une des raisons pour lesquelles j’ai eu du mal à me faire aux personnages : leur évolution est, elle aussi passée parfois sous silence et, sans transition, il est plus difficile de trouver le tout cohérent.

Enfin, mon dernier gros bémol : la fin. Si elle se veut percutante et mystérieuse tout en offrant quelques révélations, je n’ai pas accroché au côté « révélation de la traîtrise ». La suite apportera sûrement plus d’informations sur ce sujet, mais cela n’a fait que me conforter dans mon ressenti vis-à-vis de ce livre, à savoir qu’il ne m’a pas plu. Mon côté amoureuse des explications logiques et des rebondissements originaux explique sans aucun doute que mon avis sur ce livre n’est pas très bon.

Au-delà du négatif, je ne peux évidemment pas oublier ce qui fait quand même que ce livre n’est pas mauvais (parce que, oui, un livre qui ne me plaît pas n’est pas un mauvais livre, qui suis-je pour juger de la qualité d’un ouvrage ?). Mathias Rouage écrit bien, il a su constituer un univers futuriste intéressant et offrir une vision déplorable de l’humanité qui est très réaliste. Sa façon de montrer que notre société a le potentiel d’évoluer dans la mauvaise direction est maîtrisée et, comme je suis une pessimiste en ce qui concerne la condition humaine, je ne peux qu’aller dans son sens. Les rouages politiques, la manipulation de la population, le conditionnement de l’homme par la technologie, l’usage de l’identité génétique au détriment des êtres humains… Tout cela constitue des thèmes que l’auteur a su exploiter. Si, à mon sens, le fond n’a pas su être sublimé par l’histoire, il y a matière à faire une suite intéressante. Je ne sais pas encore si je vais avoir envie de la lire, le recul fera son œuvre, mais pour ceux qui ont été séduit ou le seront, il est clair que poursuivre l’aventure est de mise.

Malgré tout, je remercie les Éditions Scrineo Jeunesse pour cette découverte qui m’a permis de mieux cerner ce qui fait qu’un livre me plaît ou non. Et merci à l’auteur pour les moments de réflexion sur notre espèce. J’aime quand un livre, quel que soit mon avis, me fait cogiter sur l’avenir.

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