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mercredi 30 avril 2014

Vampires d'une nuit de printemps de Lia Vilorë

Nombre de pages : 250 pages
Date de parution : mai 2012
Fiche du Livre

Quatrième de couverture
Cher journal,

Désormais, mon nom est Fáil, Lía Fáil, et je suis un vampire.
Sans déconner ?
Punaise de pouvoir idiot, et tu réponds à l’écrit en prime !
Ben, depuis le temps, je sais que tu ne sais pas t’empêcher d’écrire tes tracas alors…
Ouais… pas faux…
Alors, vas-y, raconte…
En décembre dernier, je suis devenue un vrai vampire du genre « Kit complet sans les petits inconvénients ». Avec le sexy garde-du-corps écossais en prime.
Tu vas en faire des envieuses !
Ouais… surtout qu’à l’heure qu’il est, c’est le seul à ne pas vouloir ma tête pour un crime que je n’ai pas commis !
Qui est ?
Toute ma nouvelle famille m’accuse d’avoir assassiné notre Maître, celui qui m’a créée. Mais je te jure : j’ai rien fait !  
Ça me rappelle quelque chose…
M’en parle pas !

Bourré de références cinématographiques, de traits d’humour et de rebondissements, l’auteur nous propose de suivre les pas de son héroïne, Lia Fáil, dans une enquête qui lui permet de vivre maintes péripéties. un récit moderne et original, teinté d’humour pour le moins mordant!


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Avis d'Erine
Tout d’abord, merci aux éditions du Petit Caveau et au Forum Accros & Mordus pour m’avoir permis de lire ce livre.

Vampire d’une nuit de printemps m’a attiré immédiatement par sa quatrième de couverture accrocheuse. Le style surtout m’a fait tilt : j’aime lire ces livres qui ne ressemblent à aucun autre car l’auteur a « cette plume » qui fait sa signature et qu’on ne pourra jamais confondre avec une autre. Et le l’histoire, en second lieu, me laissait penser à une enquête ou une argumentation sous une autre forme pour clamer son innocence, ça me plaisait beaucoup et je n’ai pas été déçue car la lecture me l’a confirmée.

Cependant, je vous préviens immédiatement quoiqu’insolite et avec plus d’une qualité que je vous présenterai ensuite, je n’ai pas accroché totalement à ce roman. Pourquoi ? La raison est simple, ce n’est pas un genre que j’affectionne de manière générale, je pensais sortir des sentiers battus de la bit-lit, c'est-à-dire trouver quelque chose de moins léger et malheureusement non. Je pense que ce fait-là explique déjà beaucoup ma déception. Ensuite, le manque d’action afin de poser les premières pierres du récit m’a gênée, plus des cent premières pages décrivent, expliquent comment vivent, fonctionnent les vampires mais peu d’événements importants qui en auraient fait une lecture intense. J’ai soufflé enfin quand l’assassinat a été commis car l’histoire a repris plus de saveurs. J’adore les enquêtes donc cela a participé à faire remonter l’intrigue dans mon estime. Elle a été à mon goût, cependant j’ai trouvé que des choses étaient conclues rapidement sans qu’on comprenne exactement pourquoi. Pas tout le temps mais au début, a contrario j’ai aimé les explications bien détaillées de Lia, c’était plus clair et probablement l’effet voulu. J’ai aussi trouvé du plaisir à lire le développement fait autour du vampire élaboré par Lia Vilorë. Elle le construit de manière très surprenante qui nous fait sortir de l’habituel cliché vampirique dont elle en lance quelques piques dans le récit. Celui-ci n’est pas un monstre à proprement parler, il a des manières d’agir digne d’un gentleman, il est solidaire avec ses congénères, il s’adapte à la vie du XXIème siècle en fait. Chaque convent, sous-entendu famille de vampires a son fonctionnement très protecteur à l’encontre de ses membres, ses rituels, son organisation parfois un peu grotesque mais très bien travaillée. Deux convents seront mis en avant : le convent Orfhlaith et l’autre nommé Ailill, l’un protégeant l’autre ce qui entraîne des liens complexes entre les convents. Outre ce fait, ces deux familles disposent aussi d’une Histoire commune qui fonde la base de nombreux éléments du récit. J’ai apprécié ce pilier fondateur donnant du cachet à l’intrigue. De plus, l’auteur ne survole pas le sujet, on a les informations au compte-goutte parfois trop peu nous laissant planer le doute mais je crois qu’à la fin l’ensemble était suffisamment clair pour ne laisser aucun lecteur sur sa faim.

Ce livre est une véritable plongée dans leur univers où la sur-vie dans le monde comme un humain normal est l’essentiel, on suit leur vie routinière, les premiers pas de Lia dans cette nouvelle peau, ses relations avec ses semblables. Le récit se base beaucoup sur le côté psychologique des personnages, on est beaucoup dans les pensées de notre héroïne mais aussi dans l’étude comportemental des autres membres des convents. C’est une manière d’aborder les choses très intéressantes mais aussi un des éléments qui m’a le plus ennuyé dans les premières pages, comme je vous l’ai dit ce n’est pas mon genre de prédilection alors je me suis accrochée pour lire tout ça. Ça a tendance à me déprimer de manière générale, pas ce livre en particulier bien sûr, mais globalement car j’ai besoin d’action dans les livres, de me faire emporter surtout dans les livres où le fantastique est présenté.
Heureusement, l’auteur a su agrémenter son œuvre de nombreuses pointes d’humour – parfois un peu pesant je tiens à le dire surtout quand on manque un peu de culture pour comprendre le trait d’humour- complété avec le don de Lia Fail qui donnait un effet détonnant et très agréable. Il participe en plus à donner un atout à l’enquête qui occupe la seconde partie du livre, c’était très bien trouvé.

Les personnages étaient aussi un des points forts de Vampire d’une nuit de printemps. Comme je l’ai dit, l’histoire est façonnée surtout autour de la psychologie de chacun, des faits et gestes de tous. D’une logique implacable bien sûr car dans une grande famille, chaque chose prend son ampleur particulière. Amaël, le partenaire colocataire de Lia est mon préféré, il fait son entrée dans le récit d’une manière grotesque me laissant stupéfaite. Cependant cela ne dure pas et il sera un vampire prévenant donnant un apprentissage parfait à son élève. Il est un peu l’homme rêvé, Lia Fail a beaucoup de chance. Je suis tombée sous le charme aussi de son côté plus sombre, plus réservé mais j’ai moins accroché au fait qu’il se dévoile parfois assez facilement. C’est une bonne pâte parfois un peu trop. Lia, elle est tout le contraire, cette ancienne étudiante qui aurait du mourir dans un accident a un caractère de chien. Elle en a toutes les raisons entre sa transformation en vampire comme échappatoire à la mort, cette nouvelle vie qui change de sa vie pépère de célibataire il y a de quoi péter un câble quand on se retrouve en colocation du jour au lendemain avec un pouvoir très étrange … Elle évoluera très vite et bien. Cependant, j’ai peut être trouvé un peu irréaliste que ça se passe comme ça si vite malgré les événements.
J’ai été moins emballé par le reste des personnages, on les rencontre vraiment plus après l’assassinat et ce temps en moins pour les découvrir a sûrement joué. Mes préférences ont penché pour les individus les plus proches de notre duo infernal comme Brian, l’ami le plus proche d’Amaël ou bien Rose, une vampire dynamique, réconfortante.

Pour ma part, j’ai ressenti une grande frustration en le lisant car l’auteur n’a pas su me donner l’action que je recherchais, ça a été trop terre à terre et ne m’a pas transportée. Mais malgré tout, cette lecture bien qu'elle ne m'ait pas passionnée, mérite d'être connue pour l'humour et la plume de son auteur lui donnant du piquant et un ton léger très agréable. Elle dispose à mon goût de tous les ingrédients nécessaires pour plaire au plus grand nombre.


Avis d'Inlandsis
Vampires d'une nuit de printemps est un roman d'une jeune auteur francophone Lià Vilorë : comme quoi même dans la langue de Molière il est possible de trouver de bons romans vampiriques !

À la différence de ce que la quatrième de couverture laisse supposer, on n'est pas ici dans un roman policier où on cherche à savoir qui a tué le Maître. L'enquête ne se déroule que dans la deuxième partie du roman. Ce dernier nous conte, en fait, les premiers pas de Lià Fail dans la grande famille des vampires, de sa création jusqu'à l'assassinat de son maître, dont elle est accusée à tort, et elle devra alors prouver son innocence. Le récit nous plonge dans l'univers de vampires atypiques (« kit complet sans les petits inconvénients » de la quatrième de couverture).

Roman vampirique, donc, commençons donc par aborder les vampires selon Lià Vilorë. Ils allient les classiques beauté et sang humain à des aspects plus originaux qu'on emprunte à d'autres créatures de la nuit, comme l'organisation en convent classique des sorcières... Mais la principale entorse au mythe classique des vampires, c'est que ceux-là ne sont pas morts ! Ce qui implique quelques inconvénients, comme celui de devoir se sustenter normalement en plus du sang humain. Chaque suceur de sang a, de plus, un pouvoir particulier. Celui de l'héroïne Lià Fail est tout simplement hilarant ! Bref, Lià Vilorë parvient ici à renouveler leur image tout en conservant leurs caractéristiques classiques : c'est rafraîchissant dans l'univers actuel de profusion d'ouvrages du même type sans grande qualité.
L'autre aspect qui m'a fait adhérer à cette histoire est l'humour de l'ensemble : les personnages, les situations, l'histoire, tout est drôle ! On n'est pas dans l'absurde, mais Lià Vilorë nous offre un récit un brin décalé : de l'impertinence des objets à l'autodérision un brin douteuse de son héroïne, en passant par l'ironie... Les amateurs seront servis... Pour les autres, ma foi, rire est bénéfique pour notre santé. De plus, l'humour omniprésent donne un rythme soutenu au récit : si ce n'est pas l'action c'est un trait d'esprit qui nous occupe. Dans tous les cas, j'aime ça surtout quand l'ensemble est décalé donc forcément ici j'ai été servie !
Enfin, je ne peux vous parler d'humour et des vampires sans mentionner les nombreuses références aux genres de l'imaginaire et à la mythologie celtique. Les références, on aime ou on n'aime pas... mais quand on est fan des littératures de l'imaginaire on ne peut qu'apprécier qu'il y soit fait référence plutôt que de lire une énième copie plus ou moins réussie d'une œuvre marquante du genre. Puis, ça nous rapproche de l'histoire et des personnages : on pénètre mieux dans l'univers du roman.

Passons à présent aux personnages, et en particulier à l'héroïne. Cette dernière, universitaire déchue un brin asociale, se retrouve vampire du jour au lendemain, forcée à côtoyer d'autres vampires et même à cohabiter avec son garde du corps écossais. Lià Fail est très attachante et très humaine : emportée, impulsive, un brin naïve, et perspicace. C'est un personnage complet avec ses forces et ses fragilités. C'est très agréable : les super héros invulnérables... on en a soupé !
Les autres sont également de savants mélanges de forces et de faiblesses. Ils ont chacun leurs histoires plus ou moins lourdes, leurs motivations et leur propre caractère ainsi que leurs particularités. Les informations à leur sujet sont diffusées au compte-goutte tout au long du récit de sorte qu'on en apprend beaucoup sur chacun jusqu'à la fin. On rencontre, sans surprise, de faux méchants et de faux gentils, des amis fidèles et des traîtres. En résumé, toute une collection de individus parfois un brin stéréotypés mais efficaces et sympathiques.

L'ensemble est facile à lire (humour oblige), bien écrit et laisse une agréable sensation de fraîcheur. Si vous aimez les romans vampiriques et que l'humour ne vous effraie pas, Vampires d'une nuit de printemps est fait pour vous. C'est une agréable découverte et j'en remercie sincèrement les Editions du Petit Caveau ainsi que le Sanctuaire de la lecture de m'avoir permis de lire ce sympathique récit. Je suivrai avec intérêt l'auteur et je vais fourrer mon nez dans le catalogue de l'éditeur pour voir s'il nous propose d'autres romans du même acabit : une suite, peut être ?


Avis d'Owllie
Je voudrais tout d'abord remercier les éditions du Petit Caveau ainsi que le forum de m'avoir donné la possibilité de lire ce livre.

La quatrième de couverture était plus qu'attirante. Cela avait tout pour me faire accrocher ! Un peu d'humour dans ce monde de vampires, enfin un programme intéressant et qui nous changera de Twilight. (Oserais-je préciser que je n'ai pas aimé Twilight ?)

Et c'est bien ce que j'ai trouvé dans cette lecture. De l'humour, des références cultissimes (Ah ! Jamie Fraser !), un peu de suspense, un peu de romantisme, et hop, le tour est joué.
J'y mettrais simplement un petit bémol que je développerai ultérieurement.

Lia, notre héroïne, vampire tout juste créée, arrive de France et se retrouve aux Etats-Unis, où une nouvelle vie et de nouveaux amis l'attendent.
Elle ne se prend pas trop au sérieux et ne s'inquiète pas trop non plus de son avenir de vampire.
Ce qui m'a plu, dans ce personnage, c'est sa fraîcheur, sa spontanéité et son humour. Elle a toujours le mot pour rire.
Amaël, le guerrier celte, est un peu moins à mon goût. Déjà, son nom ne fait pas guerrier, mais cela n'engage que moi. Après, je le trouve vraiment à l'opposé de Lia Fail. Et je n'ai pas l'impression qu'ils soient très bien assortis. Son entrée en matière m'a laissée un peu dubitative et je ne suis pas fan des hommes soumis.
Je n'ai rien de particulier à dire sur les autres personnages de cette histoire.

L'écriture de Lia Vilorë est fluide, les chapitres s'enchaînent agréablement. La couverture est également sympathique.

Je vais maintenant en venir à ce qui m'a plus dérangée, dans cette histoire : le déroulement de l'action. J'ai trouvé que le meurtre arrivait fort tard et tout mon esprit attendait ce moment.
Du coup, je me posais des tas de questions sur les évènements qui se déroulaient, et je me disais qu'à la page suivante, enfin, le meurtre serait commis.
Mais non, rien, j'ai attendu, attendu.
Et, à l'inverse, le dénouement de l'intrigue est arrivé très rapidement. Ce qui m'a grandement frustrée, car j'aime beaucoup les polars et j'aime mener l'enquête avec les protagonistes.
J'ai trouvé que ce roman manquait d'action, mais cette lecture me laisse quand même un bon souvenir, ne serait-ce que pour la plume de l'auteur. Je suivrai ses prochaines parutions avec intérêt.


Avis de chtitepuce
En cette nuit de décembre on peut dire que Lia Fáil est comme qui dirait morte. C’est sans compter sur la grande générosité de Maximilian Orfhlaith, qui partage son sang pour faire d’elle un vampire.
C’est ainsi que s’ouvre le roman de Lia Vilorë.
Pendant une bonne partie du livre, on découvre les premiers pas de Lia en tant que jeune vampire et tout ce que cela implique. On nous explique que la communauté vampirique est répartie en différents Convents, sorte de grande famille composée de treize individus.
Dans notre roman nous ne verrons que le convent des Orfhlaith et celui des Ailill. Les maîtres sont les jumeaux Maximilian Orfhlaith et Ava Ailill. Les premiers sont là pour protéger les seconds Ils partagent leur tradition et leurs rites. A chacun des membres correspond un membre de l’autre convent de sexe opposé. On fait ainsi la connaissance du compagnon de Lia, Amael Ailill.
Pendant ce temps, une centaine de pages s'écoule, jusqu'au renversement de situation et au début de l'enquête ; qui a bien pu tuer le Maître Orfhlaith? Bien sûr, c'est vers Lia que se dirigent les soupçons.
Malgré un début qui traîne un peu en longueur, Lia Vilorë nous expose une mythologie vampirique plutôt originale. En tout cas je n’en avais pas encore rencontré dans ce style-là.

Ajoutez aussi le fait que chaque vampire développe un pouvoir qui lui est propre, en fonction de leur histoire et expériences personnelles, ce qui explique que, sur la quatrième de couverture, Lia parle avec son journal. Une des petites choses qui m’ont attirée vers ce roman.
J’ai aussi beaucoup aimé les différentes références cinématographiques, que ce soit de la part de Lia ou de l’auteur en début de chapitre.
L’humour est toujours au rendez-vous, parfois redondant, mais cela ne nous empêche pas de sourire.
Lia est une jeune femme timide qui ne peut s’empêcher de parler à tout va dès qu’elle se sent mal à l’aise. Le cynisme est l’un de ses remèdes aux situations qui la dérangent.
Autour d’elle gravitent plusieurs personnages, dont Amael, son preux chevalier, extrêmement soumis. Cela en est presque ennuyeux.
Rose et Brian sont les deux autres vampires, avec Amael, qui croient en l’innocence de Lia. Brian a toujours le mot pour rire. Quant à Rose, elle est tendre et sage. Ils forment un joli duo et on peut voir qu’ils sont prêts à tout l’un pour l’autre. Les couples sont formés par les maîtres des convents, mais on peut voir qu’au fil des années des liens se créent entre les partenaires.
Pour en revenir à l’enquête, l’auteur ne nous laisse pas beaucoup de repos. Plusieurs suspects s’affichent à nous et les indices se succèdent pour enfin arriver à la conclusion finale.
Même si je n’ai toujours pas compris les différents éléments historiques des communautés de vampires, j’ai apprécié l’originalité et le style agréable de Lia Vilorë. L’humour donne un côté léger au roman et les références cinématographiques lui donnent du cachet.
Merci aux éditions du Petit Caveau pour cette belle découverte, ainsi qu’au forum A&M.


Avis de louve
Je tiens d'abord à remercier le forum Accros et Mordus et les éditions du Petit Caveau pour cette lecture sympathique.

Dans Vampires d'une nuit de printemps, nous suivons les aventures de Lia Fail, une jeune femme qui, après un accident, se voit transformée en vampire par le maître Maximilian. Elle va donc apprendre à gérer sa nouvelle vie afin de devenir vampire à part entière. Mais lorsque le maître se fait assassiner, c'est elle que l'on accuse ! À elle de prouver son innocence, avec l'aide d'un écossais viril et charmant !

Ce roman m'attirait depuis quelques temps déjà, de par son résumé drôle et sa couverture. J'espérais donc découvrir un petit ovni dans le monde des vampires, mais force est de constater que Vampires d'une nuit de printemps ressemble sous bien des aspects à tout ce que l'on peut trouver actuellement en littérature vampirique.

Le style de Lia Vilorë m'a à moitié enchantée, à moitié agacée. Les passages où l'on vit l'histoire à travers l'héroïne m'ont souvent ennuyée, dans le sens où Lia est agaçante, vulgaire et parfois d'une trop grande naïveté. À l'inverse les passages qui reviennent à la troisième personne m'ont eux davantage charmée.

Le style de l'auteur est assez fluide, mais j'ai trouvé que, parfois, elle voulait en faire des tonnes, avec un humour qui n'atteindra pas autant de lecteurs que voulu. Du coup, certaines scènes qui sont censées être drôles n'ont eu véritablement aucun impact sur moi, me faisant tout juste esquisser un léger sourire. Autant dire que la plume de Lia n'a pas su me charmer réellement et m'a de temps à autres fait revenir en arrière afin de bien saisir les clins d'œil ou l'avancée du roman.

L'histoire en elle-même est pour le moins troublante. La première partie du roman, avant la mort du maître, m'a beaucoup plu, car elle s'est révélée très drôle et bien construite, cherchant à innover par bien des côtés. L'auteur nous offre donc une mythologie plutôt sympathique qui essaye d'apporter une certaine nouveauté en ce qui concerne les vampires. De ce fait, ils ont également besoin de se nourrir, comme les vivants, et ils peuvent sortir en plein jour, ce qui a pour seul effet d'atténuer leur pouvoir et de les rendre plus fragiles.

D'ailleurs, j'ai grandement apprécié que chaque vampire posséde un pouvoir particulier et si, au début, le pouvoir de notre héroïne est troublant, il en devient par la suite assez ridicule, surtout lorsqu'on la voit discuter avec l'asphalte ou avec un mouchoir. J'aurais aimé d'être davantage étonnée par les pouvoirs et j'ai trouvé dommage qu'au fond elle seule se voie chargée d'une capacité aussi peu habituelle.

L'auteur fait tout pour renforcer le côté "pas de chance" de la jeune femme et, pour ma part, cela m'a plus agacée que séduite, parce que cela tombait dans l'excès, aussi bien du côté de certaines situations (les champignons qui chantent du Mario sous la douche), que dans l'attitude de Lia qui, par hasard, doit toujours s'occuper de missions difficiles.

Concernant l'enquête menée par nos personnages, je l'ai trouvée très, très longue et sans grand intérêt pour l'histoire. En fait, j'ai eu l'impression que c'était davantage pour combler les vides plutôt que pour apporter réellement quelque chose à l'intrigue. Du coup, j'ai eu une impression de "trop", entre la découverte du monde vampirique et leurs codes ; puis vint l'apprentissage de Lia pour devenir un super-vampire et comprendre comment boire du sang sans faire de victime ; et enfin, l'évolution de sa relation avec Amaël l'écossais en plus de l'enquête.

Les personnages m'ont pour la plupart laissée indifférente, puisque l'on suit l'histoire via Lia et que l'on perçoit donc les protagonistes comme elle les perçoit, ce qui n'aide pas à les apprécier ou à apprendre à les connaître. L'héroïne, par exemple, est assez exaspérante dans son comportement. Elle tente d'être drôle mais, parfois, cela tombe à plat. Amaël, son garde du corps et binôme, est lui trop calme, trop timide et devient rarement la vedette du roman.

En bref, ce fut une lecture sympathique et assez agréable, mais qui n'a pas su m'emmener dans l'univers de l'auteur comme je l'aurais pensé. Un roman qui plaira davantage aux lecteurs qui n'ont pas l'habitude de la bit-lit et, surtout, qui cherchent une lecture légère et humoristique.


Avis de Michiko
Résumé personnel : Lia Fail est une Française qui meurt dans un accident de bus. Mais elle est transformée en vampire par un Maître présent sur les lieux. Il l’introduit alors dans son Convent, une sorte d’essaim de Vampires. Mais ce Convent se situe à Los Angeles ce qui implique un long voyage en avion à travers l’Atlantique. Nous découvrons ainsi l’univers vampirique créé par l’auteur, en même temps que Lia Fail mais ce, pendant la moitié du roman. Suite à cela, l’événement annoncé dans la quatrième de couverture a lieu. Malheureusement, je trouve qu’on en dit beaucoup sur cette quatrième, aussi je préfère éviter de vous dire exactement de quoi il retourne. Je comprends l’intérêt d’en dévoiler autant, cela permet au lecteur d’être attiré par le roman mais je ne suis pas d’accord avec cela. Je vous recommande fortement de ne pas lire cette quatrième de couverture. Si vous voulez en savoir un peu plus, un crime sera commis et Lia Fail sera considérée comme étant coupable, une enquête aura lieu. Vous dire la nature du crime ainsi que la victime est déjà trop en dire (en lisant la quatrième de couverture, vous en saurez plus mais je vous le déconseille).

Critique : D’un point de vue général, Vampire d’une nuit de printemps m’a plu, il permet de passer des moments agréables grâce à une lecture à la portée de tous. L'univers décrit par Lia Vilorë est intéressant mais le principe du Convent reste assez classique même s'il comporte, tout de même, une part d'originalité par rapport à d'autres lectures que j'ai eues sur le sujet. Lia Vilorë écrit très bien et cela, on s’en rend principalement compte lorsque les points de vue n’étaient pas ceux du personnage principal, avec laquelle j'ai eu un peu de mal au départ bien que nos relations se soient améliorées par la suite. J’ignore si cela est lié à son humour et à sa façon de parler qui me semble inappropriée, bien que très réaliste, mais ce n’est pas à cause de ses références cinématographiques qui sont très présentes. J’ai trouvé ça très amusant mais j’ai préféré le passage à la troisième personne du singulier, lorsque le point de vue est celui des autres personnages. C’est pour moi une excellente idée car cela permet aux lecteurs qui n’aimeraient pas Lia Fail d’apprécier le roman malgré tout. Les autres personnages sont vraiment très intéressants mais pour un unique tome, a priori, il aurait été préférable d’avoir des personnages plus approfondis. C’est le cas pour certains d’entre eux mais, du coup, nous avons beaucoup de zones d’ombres, c’est un peu dommage.

Concernant l’univers à proprement parler, il est bien construit et bien défini, cependant, pour un « one shot », on s’attendrait à un travail plus fourni mais ce n’est pas gênant. Les vrais problèmes, car malheureusement il y en a, sont autres. Comme je le disais, l’histoire en elle-même est bien, l’univers est bien pensé mais le livre ne semble pas abouti. Il y a beaucoup de fautes et un travail supplémentaire sur le roman manque cruellement. On sent qu’une étape a été oubliée et c’est plutôt gênant. Je recommande fortement aux éditeurs de retravailler avec l’auteur sur ce roman pour rendre un travail meilleur encore avant une prochaine réédition.

Le lien avec la quatrième de couverture est également un problème, comme je l’ai dit dans mon résumé personnel mais je dois bien reconnaître que je n’ai aucune solution à apporter au problème. Cependant, suite à l’annonce du crime dans la quatrième de couverture, le lecteur est obnubilé par cette information et attend que le crime ait lieu, laissant de côté tout le reste.

J’ai aimé la partie enquête mais j’avais découvert la vérité dès le début de l’enquête, je n’ai donc pas été étonnée mais peut-être que vous, vous le serez.

En définitive, un bon roman, une jeune auteure très prometteuse mais un travail supplémentaire est nécessaire. C’est le meilleur moyen pour la maison d’édition de progresser et d’atteindre les sommets.

Bonne lecture.

Je remercie Les Editions du Petit Caveau ainsi que le forum Accros et Mordus de lecture pour ce partenariat.


Avis de Chouquette
Voilà un roman que je voulais lire depuis plusieurs mois et qui m’intriguait vraiment. Pourtant, je suis ressortie déçue de ma lecture alors que le roman avait un fort potentiel et une ligne directrice intéressante et prometteuse. Et c’est vraiment dommage que cette dernière soit mal exploitée.

Je ne ferai pas de résumé personnel pour cette chronique puisque je ne veux pas gâcher l’histoire aux futurs lecteurs mais si je n’avais qu’un conseil à donner, ce serait de ne pas lire la quatrième de couverture qui dévoile une part importante de l’histoire alors même que celle-ci n’apparaît qu’au milieu du livre. Parler du crime dont il est question dans le roman est judicieux puisqu'il va retenir l'attention du lecteur mais étant donné qu'il n'arrive qu'au milieu de celui-ci, il aurait été préférable de le taire. En effet, après avoir lu la quatrième de couverture, le lecteur attend longtemps, ce qui peut gêner sa lecture.

Ce décalage pose un autre problème : une première intrigue est posée, le lecteur est absorbé par l’histoire de Lia et le fait d’intégrer une « seconde » intrigue à la première dans un roman aussi court crée un fort déséquilibre. Le passage de la première à la seconde partie du roman se fait d'une manière brutale. Par ailleurs, les soupçons qui pesaient sur l'auteur présumé du crime étaient trop rapidement dissipés à mon goût alors même que la quatrième de couverture nous annonçait cela comme un problème épineux.

Et ce déséquilibre est probablement ce qui m’a le plus gênée ici. Dans la première partie, j’ai pas mal accroché grâce à l’histoire de Lia, le massacre d’Irlande etc. On en apprend énormément sur les personnages, le Convent et c’est vraiment intéressant. Mais quand on en arrive au moment de ce crime, j’ai complètement décroché parce que certaines choses me semblaient un petit peu tiré par les cheveux. Je n'ai pas trouvé de lien évident entre l'histoire de Lia Fail et ce crime. En effet, il faut attendre la fin du roman pour comprendre les tenants et les aboutissants de toute cette affaire.

Toutefois, j'ai bien aimé le dénouement qui est assez inattendu je dois dire. L'auteur nous fait des révélations qui sont, certes, en contradictions avec ce qu'on nous dit au début mais qui nous permettent de mieux comprendre le mobile du crime qui est commis. Cependant, je pense qu'il aurait été préférable de mieux développer les deux parties du roman quitte à produire deux tomes à cette histoire.

Malgré tout, la plume de l’auteur m’a conquise. Je me suis surprise à apprécier véritablement Lia et son humour décalé mais aussi son pouvoir. Mais encore une fois on en revient à un cruel manque d’exploitation. Le roman déborde d’idées absolument géniales mais de traiter le tout dans un roman de 240 pages, c’est beaucoup trop court et ça le rend parfois « brouillon » alors qu’il a un potentiel excellent ! L’histoire est assez originale, les pouvoirs des vampires aussi et tout un tas d’autres choses. J’ai vraiment aimé ce livre pour ce côté totalement inédit en bit-lit mais il reste du travail à faire sur ce manuscrit pour qu’il dévoile tout son pouvoir et tout le talent de l’auteur.

En conclusion, un roman qui m’aura plu au départ mais qui traîne trop en longueur pour faire apparaître ce que nous raconte la quatrième de couverture. Un potentiel inexploité mais une plume très agréable qui, quand on referme le roman, nous fait nous demander ce que deviendra Lia. Je remercie donc chaleureusement les éditions du Petit Caveau & le forum Sanctuaire de la Lecture grâce à qui j’ai pu lire ce roman.


Avis d'Arwen
Avant toute chose, je remercie les Éditions du Petit Caveau et le forum Le sanctuaire de la lecture, grâce à qui j'ai pu découvrir ce livre dans un tour organisé pour les chroniqueurs de ce forum. Sans cette proposition, je n'aurais sans doute pas poussé plus loin la curiosité et donc, n'aurais probablement jamais découvert ce livre. J'aurais eu tort car je serais passée à côté d'un roman très original qui vaut vraiment la peine d'être lu.

Pour commencer, je pense qu'on peut oublier tout de suite le terme "bit-lit" qui ne convient  pas du tout à ce livre. Certes, les personnages principaux sont des vampires. Mais ça s'arrête là. Je qualifierais plutôt Vampires d'une nuit de printemps d'une sorte d'enquête paranormale loufoque. Rien que l'on puisse trouver ailleurs, vous imaginez bien !

Ce côté unique et très inhabituel m'a tout de suite séduite. Dès les premières lignes, j'ai été agréablement surprise par le ton assez humoristique donné par Lía, l'héroïne de cette histoire, qui nous raconte sa vie après la mort (autrement dit, à partir de sa transformation en vampire). Alors que le contexte pourrait laisser supposer un peu de tragique, de la mélancolie, de la peur même, rien ne se déroule comme on l'imagine. Lía est un véritable clown, elle prend tout avec humour et nous décrit chaque situation en utilisant un ton décalé, n'hésitant pas à se moquer d'elle-même ou bien à manier l'ironie ou l'humour noir. Plus que tout, c'est ce style incisif qui m'a fait accrocher à l'histoire. Lía m'a beaucoup fait rire, je me suis attachée à elle et à son histoire; j'ai eu envie de voir ce qu'elle devenait dans un monde de vampires.

Très vite, Lía doit vivre avec son "partenaire", un grand viking assez séduisant et protecteur. Mais je vous arrête tout de suite. Si vous espérez voir naître ne serait-ce que le début d'une romance, ou même plus, passez votre chemin. L'histoire n'est pas du tout centrée sur cet élément : une différence majeure avec la bit-lit.

La première moitié du roman  se centre sur la présentation de l'univers et du fonctionnement de la société surnaturelle. On peut reprocher à l'auteur un manque d'action dans les premiers chapitres et des explications un peu complexes. Comme je l'ai lu il y a plus d'une semaine, je suis incapable de vous restituer le fonctionnement de ce monde de vampires, mais tout ce dont je me souviens, c'est qu'on a parfois un peu de mal à s'y retrouver. Toutefois, j'ai aimé le fait que chaque vampire ait des pouvoirs différents. Celui de Lia est assez drôle, il lui correspond parfaitement et apporte quelques situations fantaisistes qui font ressortir le côté "merveilleux" de l'univers.

Heureusement, la deuxième partie du roman nous emporte davantage. Un meurtre vient tout bouleverser et transforme notre récit en une véritable partie de cluedo. L'enquête prend le dessus et on se prend nous aussi au jeu de trouver l'assassin. La narration change parfois de camp avec habilité et nous laisse percevoir les caractéristiques de chaque personnage. Même s'ils sont tous intéressants, c'est tout de même Lia qui a le plus retenu mon attention.

La fin est bien construite et elle n'est pas trop attendue, même si il n'y a rien d'extraordinaire. J'aurais aimé que l'auteur aille encore plus loin et nous surprenne réellement. Si ç'avait été le cas, ce livre aurait sans aucun doute été un coup de cœur. Quoiqu'il en soit, j'ai passé un très bon moment et j'ai apprécié de découvrir quelque chose de nouveau.
J'ai vraiment aimé le style talentueux et en même temps très drôle de Lia Vilorë.
Un livre que je conseille donc à tous !


Avis d'Aurélie
Vampires d’une nuit de printemps ou comment se réapproprier la littérature vampirique avec un roman qui casse le mythe.

Lia Fáil, notre héroïne, frôle la mort puis est sauvée par un vampire, un vrai, qui la transforme pour la maintenir en "vie". Pour ses proches, elle est bel et bien morte, mais une toute nouvelle vie commence pour elle, avec sa nouvelle famille, au sein d’un « Covent » de vampires. Cette demoiselle dont la vie s’effondrait avant son accident ne perçoit pas sa nouvelle condition de vampire comme la seconde chance promise : tous se méfient d’elle et beaucoup sont persuadés qu’elle va apporter le malheur sur le « Covent ». Et ce malheur dont on va la juger coupable n'est autre que la mort de leur Maître, mort dont elle n’est pas responsable et qui lui rappelle ironiquement l’affaire qui avait détruit sa vie humaine…

Ce roman, comme tant d’autres, se déroule au sein d’un groupe de vampires avec ses règles, sa hiérarchie, ses caractéristiques. Seulement, Vampires d’une nuit de printemps possède quelque chose de différent, un petit plus novateur qui fait que je n’ai pas eu l’impression de lire un énième roman traitant des suceurs de sang.  Ici, pas d’ambiance sombre ou grave au premier plan : toute l’originalité du livre tient dans la façon qu'a l'auteur de traiter l’univers vampirique. Les bases communes à la bit-lit sont réunies, mais la narration tranche avec ce que j’ai pu lire auparavant : l’héroïne est notre guide dans cette histoire et sa vision des événements rend l’ambiance plus guillerette (ou presque) qu’autre chose. Adieu descriptions obscures et funestes ! Évidemment, il est possible que les lecteurs trop attachés au style gothique aient du mal à accrocher à cette nouvelle vision offerte par l’auteur mais, personnellement, j’ai trouvé cela plutôt agréable. J’aime être surprise et me laisser guider hors des sentiers battus.

Lia Fáil est donc le moyen employé par Lia Vilorë pour obtenir ce résultat différent : cette héroïne a une vision bien étrange de son nouveau monde et c’est à cette vision que l’on s’accroche du début à la fin du roman. Lia Fáil est agaçante, parfois immature, complètement à côté de la plaque, perplexe, drôle, dotée d’un caractère à la limite du supportable… Et ce sont tous ces traits de caractère qui permettent d’obtenir une vision originale de l’histoire. Lia Fáil a la vilaine manie de tout tourner en dérision, surtout lorsqu’elle commence à perdre pied, et c’est cette façon de faire de l’humour sur tout et n’importe quoi qui offre au lecteur du changement. En effet, les héros sont en général plutôt graves, dotés d’une mission ô combien dangereuse et noble ; ils sont l’incarnation parfaite du personnage maudit… Et bien Lia Fáil est tout sauf modelée selon cet archétype : imparfaite, insupportable, vilain petit canard… Une héroïne que l’on ne supporterait sûrement pas au quotidien, mais qui permet de lire une aventure très rafraichissante !
Je dois l’avouer, j’ai eu du mal à supporter les traits d’humour du personnage jusqu’au bout. Cependant, il faut faire la différence entre l’humour agaçant d’un personnage et l’humour agaçant d’un livre : ici, c’est bien le personnage qui joue avec notre patience et non pas l’histoire. J’ai donc apprécié, étrangement, le fait d'avoir envie de tordre le cou de Lia Fáil plus d’une fois pour qu’elle se taise enfin : est-ce que cela ne signifie pas que c’est un personnage des plus réalistes ? Pour moi, si. Certains trouveront sûrement que le réalisme perd de son éclat au moment où la jeune vampire fait encore de l’humour alors qu’une personne normalement constituée se tairait enfin : ces lecteurs-là ont alors la chance de ne pas avoir à côtoyer des personnes comme notre héroïne, qui continuent inlassablement de faire des blagues.
Au-delà de Lia Fáil, de nombreux autres personnages interviennent, mais ils sont moins approfondis. Là aussi, c’est encore dû à notre protagoniste : elle ne connait pas sa nouvelle « famille » et, surtout, se laisse guider uniquement par ses premières impressions. Tant que Lia Fáil ne cherche pas à connaître ses camarades, nous ne savons rien de bien concret à leur sujet.

La quatrième de couverture est trompeuse : on s’attend à un roman où le meurtre du Maître prend toute la place alors qu’en réalité le livre se découpe en deux parties distinctes. La première traite de l’intégration de Lia Fáil dans le monde des vampires et la seconde, elle, nous offre l’enquête qui va de paire avec la mort du Maître. Cette organisation de l’histoire rend l’enquête trop rapide et si on choisit de lire ce roman parce que l'on est attiré par l’histoire de meurtre, je pense que l’on ne peut qu’être déçu. Pour ma part, c’est la promesse d’un livre traitant le vampirisme avec humour plutôt que de manière obscure qui m’a attirée : j’ai trouvé ce que j’attendais de cette lecture dans les pages de ce roman.

L’écriture fluide et tout sauf alambiquée de Lia Vilorë m’a permis de passer un bon moment en compagnie de ses personnages. Vampires d’une nuit de printemps est un one shot bien maîtrisé selon moi : les détails nécessaires à la compréhension de l’histoire sont présents, il n’y a pas de superflu. Lia Vilorë a su construire son ouvrage de façon adéquate et capter mon attention.

Je remercie les Editions du Petit Caveau et le forum Accros & Mordus de Lecture pour cette sympathique découverte. Comme à chacune de mes lectures, cette maison d’édition me permet de renouer avec les histoires de vampires !

D'autres chroniques ici.

mardi 1 avril 2014

Le cycle des âmes déchues, Tome 3 : Coeur de Ténèbres de Stéphane Soutoul

Nombre de pages : 250 pages
Date de parution : 20 février 2013
Fiche du Livre

Quatrième de couverture
Certains amours s’épanouissent dans la passion, d’autres dans la souffrance…
Béatrice de Lacarme est l’héritière d’une prestigieuse lignée d’experts en paranormal. Sa nature est unique. Moitié humaine, moitié vampire, elle se voit écartelée entre les préceptes de la raison et ses instincts prédateurs.
Chasseuse solitaire, âme torturée, la jeune femme est abstinente des plaisirs charnels. Mais la providence s’en mêle lorsqu’à l’occasion d’un voyage en Suisse, Béatrice apprend à mieux connaître Léandre Wasker. Malgré sa réticence, le châtelain au mystérieux passé ne manque pas de la déstabiliser et sème le trouble en elle. L’homme l’intrigue, l’agace… la séduit.
Hélas, le destin peut parfois se montrer cruel. Alors que Béatrice effleure un bonheur inespéré, une implacable machination se met en marche contre elle et ceux qu’elle aime. Animée par les pires convoitises, une adepte de cultes démoniaques et ses complices vont tout faire pour s’approprier son corps immortel. La plus néfaste des conspirations aura-t-elle raison des sentiments ? Ou bien l’appel du cœur se révèlera-t-il plus fort que la soif de sang ?
Ténèbres et lumière s’affrontent dans ce troisième et dernier volet du cycle des âmes déchues.


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Avis d'Aurélie
Dernier tome de la trilogie Le cycle des âmes déchues, Cœur de Ténèbres nous entraîne dans le sillage de Béatrice de Lacarme, hybride étonnante en raison de sa force mêlée à une grande fragilité. L’enquête de sa vie se joue entre les pages de ce troisième tome, une vie qu’elle n’a pas choisie mais qu’elle mène aussi bien que possible, entre obstacles et victoires en demi-teinte.

Une nouvelle fois, je me suis lancée dans une lecture d’un tome d’une saga sans en avoir lu les ouvrages précédents après qu’on m’ait assuré que je pourrais comprendre l’intrigue malgré quelques lacunes. Sur ce point-là, les Éditions du Petit Caveau ont encore vu juste : je me suis facilement plongée dans l’histoire sans être gênée un seul instant, sans avoir l’impression de manquer d’informations capitales. Ce troisième tome peut donc se lire indépendamment des autres, même si, forcément, la lecture des romans précédents doit constituer un bagage utile à la compréhension.

L’histoire est bien ficelée, démarrant par la première pierre qui constitue l’édifice de l’intrigue, puis déviant vers notre héroïne. On découvre peu à peu Béatrice, son entourage, son travail de chasseuse de vampires (et autres créatures en tout genre) malgré sa propre condition d’hybride. Petit à petit, l’auteur nous replonge dans l’intrigue principale du roman. S’ensuit alors une accélération du rythme qui nous prend sans qu’on ne s’en aperçoive. Si la lecture des premières pages s’est faite doucement, une fois la machine démarrée, je n’ai pu que dévorer le livre pour arriver enfin au bout de cette histoire. C’est donc un rouage bien huilé qui trouve preneur chez son lecteur.

Je vais d’abord parler du gros hic de ce roman, de ce qui a fait que cet ouvrage n’est pas un coup de cœur malgré sa qualité. À aucun moment je ne me suis attachée aux personnages principaux. Seuls Suzanne et Alexandre, protagonistes secondaires plus facilement positionnés en victimes que les autres, m’ont marquée. Et je regrette donc de ne pas avoir eu droit à plus de lignes les concernant. Béatrice est une femme complexe qui a son charme, mais voilà, l’alchimie n’a pas fonctionné avec moi, tout comme pour Léandre. Je suis toujours un peu frustrée lorsque cela m’arrive et, même si cela n’a en rien gâché ma lecture, je regrette mon manque d’implication dans leurs émotions. Je suppose que je commence à me lasser des personnages principaux torturés, qui se remettent sans cesse en question. Les dernières lignes concernant Béatrice ont aussi dû jouer un grand rôle dans ce sentiment de désintérêt pour elle et Léandre. La transition entre la femme décrite tout au long du roman et sa dernière évocation ne m’a pas semblé si évidente que cela. Sans trop en dire, j’ai trouvé qu’il manquait une petite étape à son évolution finale.
Un bon point cependant pour l’image du vampire offerte dans le livre : c’est tellement plaisant de ne pas avoir à supporter des vampires made in littérature jeunesse sans saveur. Ici, le vampire prend son sens de damné, de monstre devant tuer pour survivre et j’aime !

En ce qui concerne la forme du roman, l’écriture de Stéphane Soutoul est un délice. Le vocabulaire est riche, la description juste comme je l’aime et, si certaines phrases sont un peu lourdes, l’ensemble m’a ravie. Je regrette simplement les fautes de français que j’ai pu rencontrer à certains endroits : je n’y peux, rien, je tique dessus dès que j’en vois une. Il me semble d’ailleurs que c’est la première fois que j’en remarque à ce point dans un roman de cette maison d’édition. Encore une fois, cela n’a pas suffi à gâcher ma lecture. Ceci étant dit, la forme épistolaire des dernières pages m’a, par contre, ennuyée. Je n’ai pas réussi à me laisser transporter par ce changement de style, aussi bien dans le fond que sur la forme. Mais que sont quelques pages moins appréciées quand le reste du roman se lit avec plaisir ? Une broutille.

Enfin, je vais finir sur une petite remarque concernant l’époque : merci à l’auteur ! Les quelques détails parsemés dans l’ouvrage concernant les années 30, je les ai appréciés. J’aime me plonger dans ce genre de livre qui fait voyager le lecteur.

En somme, un bon roman mené avec brio par l’auteur. Si les personnages principaux ne m’ont pas touchée, la qualité de l’écriture a réussi à me conquérir. Merci aux Éditions du Petit Caveau et au forum A&M pour cette nouvelle découverte !


Avis de Michiko
Résumé personnel : Béatrice Lacarme est une jeune femme particulière. Elle est mi-vampire, mi-humaine, ce qui est un atout puisqu’elle est l’héritière d’une longue lignée d’experts en paranormal. Leur but est, notamment, de tuer des vampires, ce qu’elle peut faire très facilement grâce à ses compétences d’hybride. Cependant, elle se voit contrainte à refouler ses instincts de vampire afin de préserver son humanité, surtout aux yeux de sa famille, qu’elle ne veut pas effrayer. Cette dualité la pousse à s’abstenir de tout plaisir charnel, et donc d’amant, afin de ne pas risquer de le tuer. Mais un heureux hasard la pousse à partir en Suisse, où elle apprend à mieux connaître un certain Léandre Wasker, châtelain particulièrement étrange qui ne cesse de la troubler malgré ses résolutions. Léandre ne cessera de profiter de ce trouble pour la séduire mais, au-delà du choix de Béatrice concernant son éventuelle relation avec le jeune homme, la semi-vampire devra faire face à un plan machiavélique orchestré par des puissances dont elle ne soupçonnait même pas l’existence.

Critique : Il s’agit du tome trois du cycle des « Âmes Déchues » qui retrace la vie de la famille Lacarme. Cependant, je n’ai lu que celui-ci qui, autant vous le dire tout de suite, ne m’a absolument pas déçue. J’ai même plutôt hâte d’avoir les deux autres ouvrages.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, j’aimerais féliciter l’auteur de l’illustration de la couverture qui représente Béatrice Lacarme. C’est troublant de réalisme et c’est tout simplement magnifique. Bravo !

Concernant le roman, j’ai trouvé la plume de l’auteur particulièrement romanesque. Le rythme est très lent mais cela ne fait que renforcer ce sentiment de profondeur et de poésie. J’ai particulièrement apprécié le côté roman gothique de l’œuvre, associé à la tragédie de l’histoire, puisque nous savons dès le début ce qu’il va se passer à la fin, ou du moins quels sont les objectifs des « méchants » de l’histoire. Nous assistons donc impuissants au déroulement de l’histoire, regardant Béatrice se jeter dans la gueule du loup sans pouvoir la prévenir. L’auteur a choisi de sacrifier le suspense, mais ce n’est pas forcément une mauvaise chose. De plus, il nous laisse un dernier espoir, comme pour signifier que la fin attendue sera différente. Mais ce sera à vous de découvrir si cet espoir est vain ou non.

Les personnages sont très bien construits, bien qu’un peu stéréotypés. Je pense notamment à la sœur de Léandre, qui me semble plutôt inutile et qui, par conséquent, passe un peu pour la petite sœur fragile à qui on ne doit rien dire. Pareil pour Léandre, qui devient donc l’amant ténébreux au lourd secret, personnage idéal pour l’hybride qui cherche sa place, déchirée entre ses deux entités antinomiques. Là encore, les problèmes rencontrés par l’héroïne son connus pour ceux qui ont l’habitude de lire des livres de ce genre, mais d'un autre côté, il est très difficile de faire dans l’original tout en apportant au lecteur le même plaisir. Cependant, Stéphane Soutoul a réussi, d’une certaine manière.

Il y a donc peu de suspense, des stéréotypes mais l’auteur se rattrape vraiment grâce à sa plume, ce qui rend le lecteur moins exigeant, et à juste titre. Stéphane Soutoul me semble être un écrivain particulièrement prometteur et qui peut aller très loin. Je vous recommande fortement ce troisième tome qui va certainement plaire aux fans qui ont su apprécier les premiers romans du cycle « Les Âmes déchues » et ainsi qu’à de nombreux lecteurs qui, comme moi, le découvre. Je leur recommande néanmoins de commencer par le premier ouvrage de la série s’ils en ont l’occasion bien que les trois livres soient, à mon sens, relativement indépendants puisqu’ils retracent la vie des différentes générations de la famille Lacarme.

Bonne lecture !

D'autres chroniques ici.

Les Soupirs de Londres, Tome 3 : Marquise des Ténèbres d'Ambre Dubois

Nombre de pages : 270 pages
Date de parution : 15 février 2012
Fiche du Livre

Quatrième de couverture
Quand les cadavres se relèvent d’entre les morts, Stella Hunyadi, la vampire hongroise exilée à Londres, se doit de mener l’enquête. Elle est loin d’imaginer que derrière cette histoire de meurtre et de sorcellerie, c’est tout un passé qui resurgit. En parcourant les sous-sols de l’effroyable Tour de Londres, entre jeux de pouvoir, séductions et manipulations, la belle immortelle aura fort à faire pour découvrir les liens tragiques qui nouent les vampires de la capitale…

Le troisième tome des Soupirs de Londres ouvre une fenêtre sur le passé des vampires londoniens. Des murmures de l’Ecosse aux ombres de la Tour de Londres, la roue de la destinée tourne inexorablement pour ces immortels torturés et puissants…


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Avis de Michiko
Résumé personnel :
Stella et Corwin se promènent tous deux dans les bois lorsqu’ils tombent sur le corps d’un jeune homme, mort récemment. Il a une rose blanche plantée dans le torse mais, fait encore plus étrange, son corps est entouré d’un pentacle d’une puissance extrême empêchant les Vampires de s’en approcher. Même Stella pourtant à moitié sorcière est incapable d’en faire quoi que ce soit. Ils décident de rentrer au Manoir afin d’en parler à Rodrigue, Prince de Londres. Alors qu’une enquête est ouverte et que d’autres cadavres font surface, la Vampire d’Europe de l’Est va découvrir bon nombre de secrets sur la ville qui la retient prisonnière. Simple pion dans un jeu de séduction et de manipulation, difficile de s’y retrouver pour Stella qui peine à y comprendre quelque chose. Liés à ces morts, des secrets bien gardés et un passé inavouable. Mais qui est donc cette mystérieuse Marquise enfermée dans la Tour de Londres ? Quel lien existe-t-il entre elle, ces meurtres et le Prince de Londres ? Une enquête qui promet d’être riche en surprises et en révélations.

Critique :
Je dois le reconnaître, il s’agit là de mon premier roman d’Ambre Dubois (mais certainement pas le dernier). Fait amusant quand on y pense puisque Marquise des Ténèbres est le troisième tome des Soupirs de Londres et non pas le premier. Cependant, l’histoire est indépendante des autres tomes, beaucoup d’informations et d’explications nous sont données au cours du tome ce qui permet de suivre et de comprendre l’histoire. Je n’ai nullement été gênée de ce côté-là. Je compte bien entendu lire les deux premiers tomes, ce serait une erreur de ne pas le faire. Ambre Dubois joue de sa plume à la perfection. L’univers dans lequel l’auteur nous plonge est étouffant, inquiétant et pourtant il semble tellement réaliste à côté des décors, de l’époque, du lieu…

Un bon travail au niveau de la psychologie des personnages, entre Corwin tellement humain pour un Vampire, Stella qui nous reste accessible à notre logique tout en demeurant une vraie Vampire… Il y a également Drake, Vampire séducteur et manipulateur mais pour le moins insaisissable de même que Rodrigue, Prince de Londres au caractère à la fois identique mais terriblement plus effrayant. Difficile de démêler le vrai du faux, entre manipulation, séduction, mensonges et vérités, je dois reconnaître qu’on est très vite perdu, à l’égal de Stella. Puisqu’il s’agissait de mon premier tome lu, j’étais assez surprise par l’arrivée d’un certain détective (je n’en dirai pas plus).

L’intrigue est bien menée, une enquête qu’on aime à suivre même s’il s’agit d’un vrai casse-tête. Difficile de s’y retrouver même lors du dénouement. En somme, un cocktail explosif qui fait de ce roman sur les Vampires un incontournable du genre. Un gros bémol cependant concernant les coquilles tout au long du roman. Certaines fautes sautaient aux yeux, à se demander s’il y a eu une relecture du roman avant publication. Mais c’est la seule chose que je puisse lui reprocher.

Un petit mot concernant la couverture, je l’ai trouvée magnifique. La Marquise est vraiment belle et correspond tout à fait à la description du roman. Mon imagination n’aurait pas fait mieux. Bravo à l’illustratrice.

Je remercie l’auteur, Ambre Dubois pour ce petit bijou de la littérature ainsi que les Éditions du Petit Caveau et bien entendu le forum Accro&Mordus de lecture pour ce partenariat.

Bonne lecture.


Avis d'Aurélie
N'ayant pas lu les deux premiers tomes, ma première appréhension était de ne pas réussir à m'imprégner de l'histoire mais au final... Cela a été tout le contraire !

Les Soupirs de Londres est une saga qui suit les aventures de Stella, vampire de l'Est exilée à Londres par l'Ordre du Psyché, sorte de gouvernement suprême chez les buveurs de sang. Dans ce tome, Stella se retrouve face à une nouvelle enquête qu'elle doit mener pour le compte du Prince de Londres, Rodrigue, qui rend la jeune femme toujours plus nerveuse. D'étranges meurtres sont perpétrés au sein de Londres et ce par un vampire, la présence de traces de crocs ne peut laisser planer le doute. Seulement, une puissante magie entoure les cadavres qui n'ont pas fini de révéler leurs secrets... Aidée de Corwin, de Drake qui l'insupporte toujours au plus haut point et d'autres alliés, Stella va mener l'enquête. Seulement, elle n'en ressortira pas indemne et va devoir se confronter à une réalité des plus déplaisantes...

J'ai accroché à l'histoire dès les premiers chapitres pour plusieurs raisons. Premièrement, la plume d'Ambre Dubois : j'ai découvert l'auteur via cet ouvrage et je ne le regrette pas. Elle possède un style qui fait qu'on ne peut que se laisser séduire par ses mots. Elle ne s'encombre pas de superflu, elle choisit avec talent la phrase qui tient en haleine ou celle qui fait qu'on en veut plus, toujours plus. Ensuite, elle distille vraiment les relations entre ses personnages et ça m'a permis de prendre la machine en route : il me manquait des informations sur les personnages mais rien qui ne puisse m'empêcher de comprendre l'intrigue et ça, c'était juste génial. Cet égrenage des liens, des sentiments, du passé des personnages est aussi un de ses atouts : on est entourés de mystères, autant par l'enquête que par les personnages eux-mêmes.

D'ailleurs, les personnages sont fascinants. Stella est notre narratrice et on découvre avec elle son entourage. Corwin se révèle, il prend des initiatives et est un soutien nécessaire à notre héroïne. Le Prince, lui, reste énigmatique et ce jusqu'au bout. On apprend très peu de choses à son sujet et encore, on ne sait même pas si on peut se fier à toutes ces informations : c'est encore un coup de maître qui va me pousser à continuer la saga. Drake est le personnage qui m'a le plus fascinée : il se dévoile peu à peu mais sans rien offrir de dangereux pour lui, sans perdre la face. Il laisse Stella pénétrer dans un pan de son histoire pour gagner sa confiance. Il a des tas de choses à cacher, il anticipe chacun de ses coups et semble même anticiper ceux de ses adversaires. De plus, sa relation avec Stella est juste addictive : je retenais mon souffle en lisant les passages où il la frôle, où il joue avec elle, où il la pousse à bout... Elle est suffisamment forte pour résister et ça fait tout l'intérêt de leur lien (même si je dois avouer avoir eu envie dès leurs premières scènes voir Stella succomber puis regretter). Enfin, la Marquise est un personnage intriguant que j'ai envie de revoir, de connaître, de comprendre...

L'enquête en elle-même est haletante, elle surprend par moment et nous laisse sur un goût d'inachevé torturant : on sait que les conséquences vont arriver dans le prochain tome et attendre va être long. Le seul bémol de l'histoire reste pour moi la façon dont Stella parvient à se débarrasser du tueur... J'ai trouvé ça un peu facile et je me suis dit "Oh, déjà ?" mais en même temps, c'était soit ça, soit elle y passait et ça aurait été dommage que ses aventures ne s'arrêtent là.

Au final, un très bon ouvrage qui se laisse lire, s'apprécie et peut se passer des tomes précédents. Enfin, on peut s'en passer avant de terminer ce tome car une fois le livre refermé, j'ai décrété que j'allais lire cette saga ! Quelques petites fautes repérées dans le livre mais rien de bien perturbant pour ma lecture...

Merci au forum et aux éditions du petit caveau pour ce partenariat qui m'a permis de découvrir un auteur et une saga dont je suis déjà folle... Je ne le conseille pas à un public trop jeune mais il plaira à tous les fans du genre et aux nostalgiques des vampires qui sont réellement maudits : là, au moins, être vampire ne signifie pas avoir la belle vie...


Avis de Chouquette
Marquise des Ténèbres est le 3e tome de la saga « Les Soupirs de Londres » et actuellement l’avant dernier puisque, comme nous l’apprend l’auteur tout à la fin de son roman (dans les remerciements), le 4e volume sera le dernier de cette série.
Dans ce tome, que l’on pourrait qualifier d’indépendant des autres puisqu’il n’est pas nécessaire d’avoir lu les deux premiers pour comprendre ce qui se passe, Stella, une vampire exilée de Hongrie, assiste à des morts étranges. En effet, des jeunes hommes sont retrouvés morts, une rose blanche déposée sur eux, dont les épines sont enfoncées dans leur torse, et entourés d’une puissante magie que personne n’avait vu depuis très longtemps. S’ensuit alors nombre d’aventures qui nous conduisent jusque dans les bas fonds de la Tour de Londres et en Écosse pour découvrir le mystérieux meurtrier de ces jeunes hommes, ainsi que ses motivations…

Ma plus grande appréhension quand j’ai commencé ce roman était de ne pas comprendre les relations entre les personnages et de passer à côté de certains points de l’histoire. Et c’est là que l’auteur m’a réellement surprise. En effet, elle nous « résume » en quelque sorte, les évènements qui nous sont nécessaires à la compréhension de l’histoire tout en les intégrant réellement à l’intrigue et sans rendre cela lourd à lire. Ainsi on découvre les personnages de Stella, de Rodrigue (dit le Prince), de Drake etc. tout en comprenant les liens qui les unissent. Et c’est un réel plus, car même si on n’a pas lu les deux premiers tomes, rien ne nous empêche d’attaquer directement le 3e et de comprendre parfaitement ce qui se passe.

De plus, à partir du moment où l’on commence ce livre, où l’on entre dans l’histoire, il est quasiment impossible d’en sortir. L’auteur nous plonge dans la Londres de l’époque, utilisant des détails historiques qui nous prouvent réellement qu’elle sait ce qu’elle nous raconte. Elle nous plonge dans un monde sombre et lugubre, parfois oppressant et nous pousse à nous questionner, à chercher à comprendre ce qui se passe. On s’interroge en même temps que les personnages, on a des surprises avec eux... Bref on vit cette intrigue avec eux. Mais le petit plus qui m’a beaucoup plu ici, c’est tout simplement l’apparition de Sherlock Holmes ! Je dois avouer que je ne m’y attendais pas et pour les adorateurs de Sherlock – comme moi - c’est un réel plaisir de voir ce personnage intégré à un roman. Et surtout dans un roman à la plume si habile.

Parce qu’il faut le dire. La plume d’Ambre Dubois est parfaitement maîtrisée et très agréable à lire ! On se perd dans les pages et dans les mots, qui nous plongent dans un monde tellement différent de celui qu’on connaît qu’on ne saurait presque plus où est la réalité. C’est tout bonnement époustouflant de voir une telle maîtrise et en même temps une telle fluidité dans un roman. Les mots sont bien choisis, les émotions parfaitement exprimées et cet ensemble rend le roman vivant, lui donnant un corps et une âme.

Et si l’écriture d’Ambre Dubois rend son récit vivant, il ne faut pas oublier le principal intérêt d’un roman en dehors de son intrigue : ses personnages. Et ici, les personnages d’Ambre Dubois ont une réelle profondeur: ils ont tous un passé, des émotions, des mystères autour d’eux tout en interagissant entre eux sans pour autant se connaître vraiment. Par moments on a l’impression qu’un véritable fossé les séparent alors qu'ils se côtoient, vivent ensemble et partagent pourtant tant de choses. Et tout cela nous les rend attachant, nous donne envie de les connaître mieux, eux et leurs souffrance, leur vie, ce qui fait d’eux ce qu’ils sont. Surtout par rapport à Stella, avide de liberté mais exilée du lieu où elle aimerait tant se trouver. Parce qu’en plus d’être le personnage principal, Stella est probablement l’une des personnes les plus attachantes de cette histoire, le genre d'être qui vous touche au cœur et à l’âme par sa grande détresse qu’elle essaie de cacher à tous.

Dire que ce roman a été pour moi un véritable coup de cœur serait un bel euphémisme: ce n’est pas seulement pour le roman que j’ai eu un coup de cœur, mais aussi pour son auteur. C’est un récit qui m’a non seulement donné envie de connaître la suite, mais également de lire les deux premiers tomes et de découvrir les autres écrits d’Ambre Dubois. Et je tiens tout particulièrement à remercier A&M et Les Editions du Petit Caveau, qui m’ont permis de lire ce livre, ainsi qu'Ambre Dubois, pour avoir écrit un si beau roman.


Avis de RivieredOr
« Décidément, tu es abonnée aux troisièmes tomes avec ce forum ! » Telle a été la première phrase de ma meilleure amie lorsque j’ai exhibé fièrement la Marquise des Ténèbres d’Ambre Dubois. En effet, c’est le deuxième partenariat que je fais où je dois lire un troisième tome, sans bien sûr connaître les autres… Et tout comme la première fois, je ne l’ai pas regretté ! Loin de là, ce livre fut un véritable coup de cœur.

Avant d’être un coup de cœur par sa lecture, il faut préciser que j’ai tout de suite craqué pour la couverture, que je qualifierais de magnifique ! Sombre, mystérieuse et attirante, avec un petit côté étrange qui pourrait en dissuader plus d’un, je l’ai trouvée osée et surtout originale. Le dessin, d’une qualité remarquable, annonce d’emblée la couleur de l’histoire, si bien que l’on sait à quoi s’attendre en se plongeant dans ce livre fascinant.

J’ai retrouvé avec plaisir un univers décrit et utilisé par un très grand nombre d’auteurs : une Londres noire, sombre et oppressante à l’époque de sa grande puissance, pour paraphraser l'auteur. Le siècle d’or de l’Angleterre, où sa capitale s’illumine dans le paysage international comme l’une des plus grandes villes monde : le moment rêvé pour y faire évoluer des personnages tout aussi puissants et riches. Les vampires, créatures là aussi maintes fois utilisées et remâchées à toutes les sauces. Et pourtant, j’insiste là-dessus, Ambre Dubois a su réutiliser l’ancien pour lui redonner toute sa brillance et sa prestance. Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu une histoire de vampire où ces derniers pouvaient prétendre arriver à la cheville du Dracula de Bram Stoker… Je n’irais pas jusqu’à dire que ceux de ce roman sont aussi parfaits, mais c’est tout comme. Sans compter que Londres est une de mes villes préférées, et qu’importe le tableau que l’on me peint d’elle, qu’il soit noir ou détruit, comme ici, ou bien clair et virginal, comme dans biens d’autres livres, un roman se passant là-bas aura déjà beaucoup de chance de me plaire.

Quant aux personnages… Parlons-en tiens ! Si je ne les ai pas trouvé assez approfondi dans ce tome-ci, c’est sûrement parce qu’il s’agit du troisième opus de la série et aussi parce qu’ils sont présents dès le premier tome. Pourtant, on sent tout de même leur lourd passé. Chacun d’eux porte un secret, un poids qui alourdit les pages du livre elles-mêmes. Un secret qui les rend plus humains, plus attachants, plus sombres et tristes, ce qui sied parfaitement à leur nature de vampire. Prenons Stella par exemple… Son désir virulent de liberté qui, au fil des pages, est devenu un besoin nécessaire à sa survie, n’est-il pas un des vices cachés de l’être humain ? Ce détail ne la rend-elle pas plus humaine malgré le démon qui l’habite ? Drake, qui lui a su se hisser en haut du podium de mes personnages préférés, n’a-t-il par un passé triste à pleurer ? Et pourtant, j’ai admiré tout au long du roman son courage et, surtout, sa sincérité et sa quasi-pureté dans ce monde fait de jeux de pouvoir tous plus cruels les uns que les autres ! Je n’avais encore jamais vu un auteur manipuler ainsi l’esprit à la fois de ses personnages et de ses lecteurs. Car même à la fin du livre, si Stella semble persuadée d’avoir enfin trouvé son véritable ennemi, je n’en ai pour ma part toujours pas l’intime conviction ! Ainsi le doute persiste et donne très envie de se replonger au plus vite dans les aventures de cette « jeune » femme.

Si tout cela semble donner le mélange détonnant d’un très bon livre, ce qui l’aura finalement élevé au rang de coup de cœur chez moi est la présence d’un autre personnage et d’une allusion à quelqu’un d’autre : non, je ne l’ai pas rêvé, Sherlock Holmes et Lestrade sont aussi présents dans l’histoire. Si ce ne sont que deux pions sur l’échiquier complexe de la trame de son roman, ils ont été pour moi deux allusions essentielles au livre. Dans un premier temps, parce que l’idée de mettre Sherlock dans une Londres pleine de vampires ferait se retourner dans sa tombe le créateur du célèbre détective, mais aussi parce que Sherlock Holmes restera encore et toujours mon personnage préféré de toute la littérature.

Je ne puis achever cette chronique sans dire quelques mots sur la plume de l’auteur. A vraie dire, cela faisait un moment que j’avais repéré cette auteur, mais ce n’est finalement que par cet ouvrage que je la découvre. Comment pourrais-je qualifier son écriture ? Sombre ? Presque torturée ? Mais aussi toute en finesse et en images : c’est une peinture plus qu’un livre qu’elle écrit ici. Fluide et chargée en émotions, ce fut un pur délice, comme une sucrerie, bien que la noirceur de son histoire lui donne un arrière-goût amer ! Ce qui n’est pas pour déplaire, bien au contraire.

En conclusion, ce livre fut une découverte merveilleuse qui me donne envie de découvrir à la fois les premiers tomes de la série, ainsi que tous les autres livres de cette auteur ! Bref… Je ne puis que clore en remerciant chaleureusement les éditions du Petit Caveau ainsi que le forum Le Sanctuaire de la lecture pour ce délicieux partenariat.


Avis de Lady Swan
J'avais quelques appréhensions à lire le troisième tome de cette saga sans avoir lu les deux premiers.
Je m'étais pourtant trompée sur toute la ligne car ce roman a été pour moi une magnifique découverte.
Ce sera facile d'écrire une chronique pour un roman d'une telle envergure.

Nous retrouvons, dans ce tome, Stella, la vampire hongroise exilée à Londres par l'Ordre de Psychée (organisation qui s'occupe de maintenir l'ordre au sein de la communauté immortelle). Elle est maintenant sous les ordres du Prince de Londres, Rodrigue qui la chargera de résoudre une série de meurtres mystérieux. Stella se retrouve donc à devoir jongler entre son désir de liberté, la nostalgie de son pays natal et une enquête qui devient de plus en plus compliquée. Elle sera accompagnée de son jeune protégé, Corwin ainsi que de l'insolent et énigmatique Drake. Une nouvelle aventure qui s'annonce des plus mouvementé!

Ce roman m'a tout d'abord attirée car il se déroule à une époque fascinante de l'histoire anglaise : l'époque victorienne, le XIXe siècle. On peut très bien s'imaginer les véhicules conduits par des chevaux, les bâtiments anciens, les costumes et robes de l'époque. J'ai toujours aimé les romans se passant à ce moment de l'histoire. Par contre, c'était la première fois que j'avais la chance d'en lire un y impliquant des vampires. C'était décidément une recette gagnante. Il règne tout au long de l'histoire une atmosphère mélancolique et brumeuse. Le titre de la saga devient un peu plus significatif ainsi. De plus, j'ai aimé que l'action démarre presque instantanément. L'auteure nous plonge très vite dans ses aventures et le suspense reste jusqu'à la fin. Je soupçonne aussi l'auteure de nous laisser des indices concernant le prochain et ultime tome. Des phrases très subtiles qui m'ont amenée à plusieurs réflexions concernant les prochains évènements et les intentions de certains personnages...

Ce qui m'amène aux personnages qui sont au cœur de cette histoire. Dans la plupart des romans que j'ai pu lire, les auteurs ne m'ont présenté que des personnages féminins faibles en caractère. J'ai été souvent déçue, mais cette fois-ci, ça n'a pas été le cas. Stella est un personnage fascinant et très bien construit. Elle a une forte personnalité, un caractère changeant. J'en redemandais chaque fois. Ses remarques cinglantes mais dites d'une manière tellement polie qu'elles passent pratiquement inaperçues. J'ai bien aimé la relation qu'elle entretient avec Drake. Il est le genre de personnage que toutes les femmes rêvent de connaître, moi y compris, mais qui, comme il le fait avec Stella, aurait le don de nous agacer. Il est sans doute le personnage que je préfère. On ne peut qu'en redemander! Ce vampire a une personnalité très changeante et très énigmatique. Il peut se montrer d'une douceur désarmante et d'une brutalité déroutante. Je me demande encore ce qu'il adviendra de leur relation.
Il a constamment ce sourire en coin, et son insolence qui fait tout son charme. J'ai bien aimé le lien qui unit Corwin et Stella. Une amitié inconditionnelle et à toutes épreuves. Il apprend petit à petit à accepter son nouvel état de vampire mais il garde son côté très humain qui le distingue de beaucoup d'autres.

Le plume de l'auteure est magique. Je ne saurais pas trouver d'autres qualificatifs. L'auteure a su m'emmener dans son univers et m'a complètement captivée. On se laisse facilement entraîner dans la capitale anglaise. On se l'imagine très bien et avec précision. Une image m'a particulièrement marquée : celle du démon intérieur que tous les vampires tentent de contrôler. Je ne pourrais pas dire avec certitude si c'est une métaphore ou une réalité dans cette histoire, mais elle donne beaucoup de sens à l'origine des vampires dans cette saga.

Je suis donc en admiration devant le travail d'Ambre Dubois et je peux affirmer que je lirai les deux premiers tomes ainsi que la suite de celui-ci. J'ai été captivée du début jusqu'à la fin et ce roman a été un véritable coup de cœur!


Avis de Lolly
À Londres, la vie est très agitée : d’étranges cadavres apparaissent en effet dans la capitale, une rose blanche plantée sur leur torse et entourés d’une mystérieuse magie. Stella, vampire exilée de Hongrie, est chargée par le Prince de la ville de découvrir le responsable de ces crimes avant que l’affaire ne menace la communauté vampirique. Mais, dans ce monde impitoyable de secrets et de machinations, ce n’est pas tâche facile. Marquise des Ténèbres, le troisième tome de la saga Les Soupirs de Londres, nous fait voyager de la Tour de Londres aux anciennes contrées d’Écosse pour tenter de découvrir la vérité.

Quelle idée de commencer par lire le troisième tome d’une saga ! En effet, tous ceux qui me connaissent savent probablement que ce n’est pas dans mes habitudes. Pourtant, je dois avouer que je ne le regrette pas… et que je compte bien me procurer les deux volumes précédents, ainsi que celui à venir. Vous l’aurez probablement compris, La Marquise des Ténèbres a été pour moi un vrai coup de cœur.

C’est en lisant le résumé et d’autres critiques très positives que je me suis laissé tenter. Forcément, une intrigue qui se déroule dans la ville de Londres, une ville que je connais bien et que j’adore, c’est intéressant, mais c’est aussi risqué parce qu’il m’est très souvent arrivé d’être déçue. Déçue du manque de détails, des descriptions peu réalistes, de l’ambiance « cliché ». Dans son roman, Ambre Dubois a su exploiter avec un brillant succès les avantages de cet endroit historique. Nous sommes immédiatement plongés dans ses rues obscures et, grâce à de nombreuses brèves descriptions intégrées au récit, nous nous imprégnons de l’ambiance des lieux sans même nous en rendre compte, à tel point que nous pouvons sans peine nous représenter le décor des scènes. De plus, le petit voyage en Écosse, bien que très court, m’a beaucoup plu.

Le fait que l’intrigue se déroule à l’époque victorienne est un choix qui me semble extrêmement judicieux, car il va de pair avec l’intrigue, emplie de tentatives de séduction, de jeux de pouvoir, de manipulation et de sombres secrets… en bref, avec le peuple des vampires de la capitale. L’introduction de ces personnages surréalistes dans une ville connue et à une époque historique est un mélange extrêmement intéressant et très inhabituel.

Je dois avouer que je ne partage pas la fièvre actuelle de toutes les sagas de vampires comme Twilight. Plus encore, c’est un genre que je ne connais pas du tout – sauf, bien sûr, pour avoir lu Dracula de Bram Stoker – et qui ne m’attire généralement pas, mais je pressentais que Marquise des Ténèbres serait différent, une sorte d’équilibre entre la réalité et le surnaturel. Bien que centrés sur la communauté de vampires de la capitale, nous sommes constamment en relation avec ce qui se passe dans le monde des hommes, ce qui, pour moi, ajoute du crédit à l’histoire.

La grande force du roman réside tout d’abord dans les personnages, qui ont tous une véritable personnalité et un caractère fin. Même si on ne les a pas rencontrés dans les tomes précédents, on arrive à les cerner relativement rapidement et ce, plus grâce à leur manière d’agir qu’à de longues descriptions. Je me suis immédiatement prise d’affection pour Stella : elle n’est ni la typique héroïne faible et manipulée qui doute d’elle-même, ni la super héroïne qui peut vaincre tout le monde et gagner à tous les coups. En tant que personnage central du roman, nous avons l’impression que les autres protagonistes gravitent autour d’elle. La relation qu’elle entretient avec Drake, en particulier, est étrange et complexe et m’a beaucoup plu. Quant au Prince, il est si mystérieux qu’il attire forcément l’attention : quel est son passé ? Quel est son but ? Puis, parmi ces êtres difficiles à comprendre, nous avons Corwin, touchant par son côté humain, ainsi que deux hommes intéressants : un détective et… Sherlock Holmes.

On voit donc que l’auteur sort des sentiers battus et nous propose des personnages développés qui ont chacun un rôle précis à jouer… bien que nous ne sachions pas – encore – toujours à quoi nous en tenir. C'est là un autre point fort de ce livre : l’intrigue en elle-même. Nous nous retrouvons immédiatement submergés dans le mystère de la Tour de Londres mais, plus que la résolution de l’enquête, c’est l’histoire qui va avec qui m’a intéressée. Le passé des personnages, leurs motivations, leurs buts, leurs rêves… Être immortel n’est pas si simple et, après avoir refermé le livre, j’en reste à me demander qui dit la vérité et qui ment pour manipuler et parvenir à ses fins… Ce qui, bien évidemment, donne envie de découvrir la suite !

Commencer par le troisième tome de la saga ne m’a posé aucun problème. Je dois admettre que j’avais quelques appréhensions à l’idée de ne pas connaître les personnages et de ne pas savoir ce qui s’est passé auparavant, mais je me suis bien vite rendu compte que ce n’était pas important. Le personnage de Corwin est, il me semble, important car il permet une introduction en douceur tout en évitant des descriptions qui paraîtraient peut-être quelque peu artificielles. En raison de sa récente transformation en vampire, il ignore encore bon nombre de choses sur ces êtres et Stella lui donne des explications, en profitant ainsi pour rappeler aux lecteurs les éléments clés les concernant.

La manière dont Ambre Dubois conçoit les vampires m'a beaucoup plu, en particulier en ce qui concerne leur démon intérieur, une image qui m’a vraiment parlé. Les différences d’ancienneté, les pouvoirs et les capacités de chacun… tout est exploité et explicité, ce qui nous permet de nous faire une idée claire du fonctionnement de la communauté, malgré les mystères qui continuent à planer sur la Tour de Londres.

La plume de l’auteur m’a enchantée, en particulier lors des descriptions de la ville et des dialogues. Ce qui est sûr, c’est qu’Ambre Dubois sait utiliser ses connaissances pour nous entraîner dans l’histoire. Je dois quand même soulever un point négatif qui m’a beaucoup dérangée dans ma lecture : les coquilles à répétitions, que ce soient des erreurs d’orthographe, une mauvaise ponctuation ou, surtout, des fautes de frappe et de typographie. Je dois dire que j’ai été passablement gênée au fil des pages et je trouve cela vraiment dommage, en particulier dans un roman qui frôle la perfection sous tous ses autres aspects – personnages, couverture, intrigue, plume de l’auteur.

Je termine en remerciant le forum A&M pour l’organisation de ce partenariat, les Éditions du Petit Caveau pour leur confiance et, bien sûr, l’auteur, pour cette intrigue extraordinaire. En attendant la suite, je n’ai plus qu’à lire le début de la saga.

D'autres chroniques ici.

Maeve Regan, Tome 1 : Rage de Dents de Marika Gallman

Nombre de pages : 306 pages
Date de parution : 9 août 2011
Fiche du Livre

Quatrième de couverture
Avant, ma vie était simple : l’université si j’en avais envie, les hommes quand j’en avais envie. Et je n’avais aucun problème qu’un barman ne puisse m’aider à résoudre. Ça, c’était avant qu’on essaie de me kidnapper.
Aujourd’hui, tout semble être fait pour me foutre en rogne.
Petit 1 : j’apprends que ma famille n’est pas ce qu’elle semble être.
Petit 2 : l’homme qui m’a élevée me ment sans vergogne.
Petit 3 : des types douteux me poursuivent.
Et petit 4 : il semblerait que je ne sois pas tout à fait humaine…
Ah, j’oubliais ! Mon seul allié dans ce merdier est un vampire charismatique dont le passe-temps favori est de me martyriser en me rappelant à quel point je ne suis pas si différente de lui.
Quand je vous dis qu’il y a de quoi s’énerver…

Dans ce récit moderne bourré d’action, Marika Gallman nous fait découvrir son héroïne décapante : Maeve Regan. Un roman qui vous surprendra par ses retournements de situation et son humour mordant !


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Avis de mutinelle
J’avais hâte de lire ce livre car j’avais lu pas mal d’avis positifs à travers la toile et que la 4ème de couverture me donnait envie, sans parler de la couverture que je trouve très jolie.

Maeve est une étudiante comme les autres, cours la journée, sorties entre amis le week-end, problème de cœurs relatif à tous les jeunes adultes… La seule différence qui la caractérise c’est sa colère. Elle arrive sans prévenir et s’installe souvent pour longtemps, dans ces cas-là il faut qu’elle frappe. Une vie normale donc, jusqu’au jour où tout bascule… (et là je ne vais pas trop vous en dire, la 4ème de couverture en dévoile déjà assez).

J’ai un avis mitigé sur ce livre. D’un côté il m’a agréablement surprise et de l’autre, je l’ai trouvé étrangement banal.
Il m’a surprise parce que le style de l’auteur est vraiment abouti. Je sais qu’elle est jeune, que ce roman est son premier et que je n’ai rien trouvé à redire sur sa façon d’écrire. Les scènes sont bien décrites, les sentiments des personnages également, tout est franchement complet. L’univers créé est cohérent et j’ai vraiment réussi à m’immerger dedans.
Les personnages sont aussi très recherchés, bien introduits, décrits, on arrive facilement à se les représenter.

Bref, la technique est, à mes yeux, correctement maîtrisée même si je ne doute pas que l’auteur va encore progresser avec le temps.
J’ai bien aimé le personnage de Maeve, elle est vivante, certes, pleine de colère, mais cela a un sens qu’on découvre petit à petit. Je l’ai trouvée entière et surtout très très drôle. Malgré sa colère omniprésente, j’ai trouvé ses réactions cohérentes et parfois même réfléchies ^^

Le petit bémol vient de l’histoire en elle-même que j’ai trouvée somme toute banale. A un moment donné, j’ai même pensé à un autre livre de « bit-lit » américain (je ne cite pas de peur de vous spoiler). Je me suis parfois ennuyée, trouvant que les scènes traînaient en longueur, attendant parfois longtemps avant d'avoir un peu d’actions qui feraient avancer le livre.

Malgré ce petit « point noir », je pense que je vais suivre l’auteur parce qu’on sent qu’il y a du travail et que Marika Gallman à vraiment l’air douée !

Merci pour ce partenariat.


Avis de Livresse
Nous voici plongés dans l’univers de Maeve qui va bien vite changer sous nos yeux. Rage de Dents nous entraîne bien loin dans ce livre. Commençant par la charmante équipe que forme Maeve et ses deux acolytes : Elliot et Brianne. Il y a aussi Miss Parfaite. tout cela pour nous amener à la rencontre du très sexy Lukas qui va bien vite changer sa vie.

Tout d’abord, très agréable surprise pour ma part car cela fait bien longtemps que je n’appréciais plus les héroïnes du genre, souvent trop maladroites et niaises à mon goût. Nous voici enfin face à une vraie héroïne, avec un caractère de cochon comme il se doit ! Dès le début, nous sentons qu’elle a son caractère bien à elle, qu’elle ne se laisse pas marcher sur les pieds mais qu’elle a tout de même bon cœur, au fond.

Nous voilà donc partis sur de bonnes bases où nous allons voir la petite Maeve devenir une vraie tigresse pour protéger sa meilleure amie avant qu’elle ne finisse en bouillie à cause d’un amour destructeur. Cependant, les petites bagarres banales vont très vite devenir « obsolètes » car Maeve va apprendre des choses qui vont bouleverser le cours de sa vie.

C’est alors que nous allons découvrir que la petite vie tranquille des humains recèle bien des choses que nous ignorons. Maeve va très vite se retrouver confrontée au monde des vampires dont elle ne connait décidément vraiment rien !

Son passé n’est pas ce qu’elle croyait, les révélations qui vont lui être faites par l’homme qui l’a élevée depuis son enfance vont la métamorphoser. Tous ses repères s’effondrent un à un. Elle va donc devoir forger une nouvelle vie à partir de ces nouvelles bases.
Nous allons aimer certains personnages pour ensuite les détester. Nous allons connaître l’amour fiévreux mais aussi l’amour caché. Une confusion des sentiments qui nous enivrent, nous , lecteurs !

Au fur et à mesure de la lecture, de nouveaux éléments arrivent. Certes, ce roman n’est pas basé sur la surprise, les évènements qui s’y passent se devinent assez facilement tout au long de la lecture mais cela n’empêche en rien d’apprécier cette lecture, qui nous envoûte.
Marika Gallman a marqué de nombreux points et j’ai vraiment hâte de savoir la suite des évènements. L’écriture fluide permet une lecture très facile, sans prise de tête ! Les pages se tournent sans que l’on s’en rende compte et nous arrivons très vite à la fin du roman sans s’en être aperçus !

Je remercie donc grandement les Editions du Petit Caveau qui ont à nouveau trouvé une petite perle de la littérature !


Avis d'Owllie
Encore un bon moment de lecture pour moi !! Franchement, j'aime beaucoup ce que font les éditions du Petit Caveau !!

Cette histoire est celle de Maeve, une étudiante a priori normale, qui va en cours, qui sort le soir avec ses amis, qui aime, qui déteste et qui, de temps en temps, a des accès de colère. Un jour, elle découvre avec stupeur que sa famille n'est pas si rangée que ça et que de là découle bien des bizarreries. Au passage, elle rencontre un vampire séduisant, mais un peu violent ...

J'ai découvert Maeve, tranquillement dans mon canapé et j'ai eu finalement du mal à poser ce livre. J'ai été emportée par le personnage de Maeve, entière, jeune et sympathique. Il lui en arrive des aventures d'un coup ! Pas évident pour elle quand tout son monde s'écroule ! Parmi les autres personnages, il y a Lukas qui est très séduisant. On a envie d'en savoir plus sur lui et sur ses motivations.

Le monde de "Rage de dents" est très bien construit et ce livre est bien écrit. Effectivement, l'auteur est jeune, mais on sent le talent et c'est bien sympathique. Mais ce livre ne dénote pas trop de la bit-lit américaine ce qui n'était pas un problème pour moi car j'ai apprécié ce livre pour ce qu'il est, même si du coup, il n'y a pas d'originalité dans cette lecture. C'est aussi ça, savoir "attraper le client", faire de l'intéressant en surfant sur la vague vampirique.

Je remercie les éditions du Petit Caveau de nous permettre de découvrir ce livre ainsi que les membres du forum pour l'avoir partagé. A qui le tour ??


Avis de Myly
Maeve est ce qu'on peut appeler une fille de caractère. Elle a le sang chaud et dit ce qu'elle pense, au moment où elle le pense. Elle va même, malgré sa frêle carrure, provoquer des combats contre plus forts qu'elle. Plus forts, en théorie. Orpheline élevée par son grand père, elle découvre alors, suite à un kidnapping plutôt original, que son passé repose sur des mensonges et que les secrets ont tout pris, jusqu'à sa vraie nature. Commence alors une alliance hors du commun avec Lukas, le kidnappeur, un séduisant et terrifiant jeune homme soufflant le chaud et le froid et rendant Maeve complètement folle (dans tous les sens du terme). Mais jusqu'à quel point les mensonges ont-ils pris le dessus sur sa vie ? Saura t-elle enfin qui elle est vraiment ?

Ce livre m'a été proposé dans le cadre du Rage Tour sur le Sanctuaire de la lecture, en partenariat avec les Editions du Petit Caveau. Je les en remercie fortement car cette lecture fut un vrai régal.

La première chose m'ayant particulièrement plu dans ce livre, c'était le ton employé. Le narrateur est Maeve qui ne mâche pas ses mots. Le livre est écrit tel qu'elle pense et parle avec les gros mots, le ton cassant et les réflexions personnelles souvent pleines d'humour. Et cet aspect nous rend encore plus proche du personnage, nous intégrant directement à sa vie. Ensuite, je reconnais que l'histoire est très bien trouvée. Certes, nous allons découvrir un univers de vampires (encore un) mais si proche de la réalité que je n'avais pas le sentiment de lire une histoire totalement fantastique. Les vampires (et autres créatures surnaturelles) sont par je ne sais quel miracle, parfaitement intégrés au monde réel. Ceci vient peut-être du fait qu'il n'est pas question de faire l'apologie des vampires, d'étaler leurs capacités. Nous apprenons au rythme de Maeve ce que sont ces créatures.
Enfin, j'ai beaucoup aimé le suspense sur la vraie nature de Maeve. Mais qu'est-elle finalement ? Moitié humaine et moitié quoi ? Voire pas humaine du tout. Mais quoi alors ? Parce que franchement, Maeve est parfois si humaine que tout cela devient terriblement troublant.
Je ne verrai même pas de point faible à ce livre, c'est une petite friandise que j'ai dégustée lentement et avec énormément de plaisir.

Et ce plaisir, il est en majorité dû aux personnages. D'abord Maeve. Maeve, la fille qui typiquement, tape sur les nerfs mais qui a des réactions si spontanées qu'elle devient attachante à souhait. Elle fait une héroïne mystérieuse, forte et courageuse, attirant l'admiration sur elle. Mais je dois faire une confidence à ce stade de ma chronique : tout comme Maeve, dur de résister à Lukas. Il est électrisant et tellement sexy ! Le méchant au grand coeur en fera fondre plus d'une !

Premier roman de Marika Gallman ? Non, impossible. Et pourtant, c'est bien le cas. Dur d'y croire quand on est absorbé par les lignes de ce livre. Comme dit plus haut, le ton donné est parfait, donnant du rythme et du caractère à l'ensemble de l'histoire. Les personnages sont développés et profonds, la trame est recherchée et bien menée. Non, vraiment, je ne trouve rien à redire à la plume de l'auteur. La vocation est bien là ! Et quel plaisir de lire ces quelques mots à la fin : fin du PREMIER tome ! Oui, la suite !

Pour finir, un vrai coup de coeur donc, le résumé m'avait déjà conquise, l'histoire a fait son chemin jusqu'au coup de coeur. Un roman à dévorer... avec les yeux !

D'autres chroniques ici.