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mardi 1 avril 2014

La Fée de la Mousse de Philippe H. Besancenet

Nombre de pages : 138 pages
Date de parution : février 2013
Fiche du Livre

Quatrième de couverture
Bienvenue au Royaume de Gwann ! Avec son monstre ravisseur de princesse, ses momies tueuses, sa fée sans baguette, son festival folk et des bains de boue à volonté, vous vous sentirez vite à l’aise. Ici, rien n’est comme il paraît être. On y trouve la gloire comme la mort, les ennuis comme l’amour.
"Dans le marais, personne ne vous entend crier."

Les Princesses, tout le monde le sait, attendent leur champion au sommet d’une haute tour. On oublie un peu vite les chevaliers qui doivent défaire les monstres au bas dudit édifice. C’est une sombre tradition, dans l’ordre des choses de ce royaume, qui a néanmoins le mérite d’empêcher le premier venu de ravir les demoiselles. Une telle quête ne s’improvise pas !

Le mot de l'éditeur :

La Fée de la Mousse est un court roman qui s'inspire des contes classiques mais les détourne avec humour. La lutte contre les préjugés, la préservation de la nature, sont deux de ses principaux messages. Il intéressera les jeunes adultes et tous ceux qui pensent que quelque part, les fées existent encore.




Avis de Missdeath
Je tenais à remercier les éditions Le P'tit Golem et le forum A&M pour m'avoir fait découvrir La Fée de la Mousse de P.H. Besancenet lors d'un partenariat.
J'avais déjà entendu parler de cet auteur avec Le Magicien et le Golem qui avait fait pas mal de bruit sur la blogosphère. Je ne l’ai jamais lu, mais je compte me rattraper. Je suis très contente d’avoir découvert cet auteur.

La Fée de la Mousse est un conte moderne dans lequel on retrouve un prince (pas trop) charmant, une princesse dans une tour, une fée et une même une vilaine sorcière ! Tous les éléments sont présents pour avoir un conte digne de ce nom mais certains d’entre eux modernisent le conte et le rendent très léger à lire. L'humour de l'auteur et la caricature des personnages permettent au lecteur de passer un agréable moment et de s’évader pour une durée qui m’a paru trop courte.

Le début du conte est classique, mais le récit dérive vite en raison du caractère du Prince. En effet, ce Prince est très méticuleux mais pas très vaillant. De ce fait, le moindre imprévu lui fera perdre ses moyens et c’est ainsi que le récit devient innovant. Au cours de son périple, ce personnage fait la rencontre de plusieurs autres dont la fée de la mousse : Odla. Leurs deux mondes et leurs idéologies diffèrent mais comme l'on peut s'y attendre, ces personnages vont se rapprocher et apprendre à se connaître et à s’apprécier. Cette fée est selon moi parfaite, elle a un sacré tempérament mais reste toujours disponible pour les habitants de son marais. Tout le monde tient à elle et souhaite la protéger (tout le monde sauf les méchants bien entendu), et il en va de même pour le lecteur.

L'aventure de nos personnages est semée d'embuches qu'ils écartent avec plus ou moins de succès. Le lecteur va de surprise en surprise, en effet, l’auteur n’est pas tendre avec ses personnages ! Il y a du suspens et, bien que l’on devine la fin, la dernière page surprend une dernière fois le lecteur. Cette fin m’a laissé un sourire sur le visage, un bon moment après avoir terminé la lecture.

Enfin, l’écriture de l’auteur est vraiment agréable. Dans la littérature actuelle, le langage soutenu se fait plus rare. Cependant, il est employé dans ce roman. Cela ne nuit pas à la compréhension de la trame de l'histoire et ne gâche en rien la lecture, bien au contraire. En effet, j'ai pris plaisir à découvrir et à redécouvrir des mots que je n'ai pas l'habitude d'employer. A contrario, la narration est très légère ce qui permet de terminer le conte en une après-midi.

Je suis très heureuse d’avoir pu participer à ce partenariat et n’hésiterai pas à parler de cet auteur et des éditions Le P'tit Golem autour de moi.


Avis de Lolly
Dans les contes, le rôle des fées est de venir en aide à ceux qui en ont besoin. Tout le monde le sait, y compris Ódla, la fée de la mousse. Cette dernière décide donc de faire honneur à ces légendes et part au service des habitants du royaume. Mais, entre sauvegarder le marais, conduire le prince auprès de sa promise, sauver les créatures magiques qui lui tiennent compagnie et échapper aux méchants qui veulent sa peau, elle n’a pas la tâche facile. D’autant plus qu’Ódla n’a pas de baguette magique !

Ce magnifique conte pour adultes nous emmène sur les traces de cette fée peu ordinaire qui rêve de faire le bien. L’auteur joue avec adresse sur les clichés et stéréotypes de ce genre littéraire, y ajoutant une touche personnelle qui fait la différence. Qui a déjà rencontré des momies dans un conte de fées, ou un liron ? Une bonne dose d’originalité, donc, qui nous promène de surprise en surprise, conservant ainsi un certain suspense jusque dans les dernières pages.

Le conte commence de manière plutôt classique : un prince qui doit retrouver sa princesse, enfermée dans sa tour ; une méchante reine qui veut du mal à de gentilles créatures ; une fée aimée de ses compagnons qui rêve de sauver son marais adoré... Toutefois, d’autres éléments surprenants s’ajoutent peu à peu, et le passage du classique au moderne se fait en douceur, tout en conservant la magie du genre.
La plume de l’auteur est magique. Fluide et élégante, elle nous entraîne dans la visite d’un royaume un peu particulier. Entre descriptions imagées et dialogues vivants, l’équilibre est parfait et fait écho au rythme de l’action.

La fée de la mousse est un magnifique conte de fées. Mêlant stéréotypes et originalité, Philippe H. Besancenet nous invite à la réflexion au moyen d’une histoire en apparence simple. C’est un livre qui peut être lu à plusieurs niveaux, mais que je recommande avant tout à un public mature en raison du vocabulaire recherché et des subtilités qui se cachent dans le texte. De plus jeunes lecteurs se laisseront sans aucun doute séduire, eux aussi, mais risquent de passer à côté de quelques aspects intéressants de la lecture.

Je remercie le forum A&M, et tout particulièrement Aurélie, pour l’organisation de ce partenariat qui m’a permis de découvrir un livre entraînant, original et magique. Merci également aux Éditions du P’tit Golem pour leur confiance et, tout naturellement, à l’auteur pour sa magnifique histoire. Ce qui est sûr, c’est que je vais m’intéresser de près d’autres de ses œuvres, Le magicien de Golem et Fées à la chaîne.


Avis d'Aurélie
La Fée de la Mousse m’a attirée par sa quatrième de couverture qui annonce un conte de « Fées » différent et léger. Finalement, une fois la lecture terminée, je me suis rendu compte que ce n’était pas une histoire si légère que ça, mais plutôt profonde et touchante, une histoire à laquelle je ne m’attendais pas, mais qui m’a énormément touchée.

Ódla est une jeune fée naïve et pleine de bonté, qui s’est promis d’accomplir son travail de fée à sa majorité, à savoir, aider les autres, comme dans les récits. Mais, sans guide, cette mission s’annonce compliquée. C’est en rencontrant un prince dénué de la prestance stéréotypée des histoires féériques qu’elle se lance dans sa première aventure. Pour le meilleur comme pour le pire.

La construction du livre mêle deux histoires en parallèle dont le lien n’est pas évident au premier abord. Pourtant, à aucun moment, je n’ai été gênée par ce style et c’est sans surprise que la logique de ce choix arrive à la fin. Ces deux histoires qui n’en sont au final qu’une m’ont tout de suite arrachée à mon quotidien et j’ai pris un grand plaisir à lire ce livre. La légèreté apparente masquant en réalité une histoire plutôt dure rajoute du charme à la lecture et j’ai été séduite, autant par le fond que par la forme. L’auteur écrit bien, mène avec brio son histoire ainsi que ses personnages.

Parlons d’eux, justement. Ódla est rafraichissante : toute mignonne, naïve, plus forte que ce qu’on peut croire, elle m’a touchée dès le départ. Amaury, le prince, a lui aussi su me séduire : son côté non stéréotypé et complètement perdu constitue ce qui me plaît : l’inattendu. J’aime lorsqu’un livre me surprend par son originalité et, ici, c’est le cas. Les autres personnages sont bien construits, quel que soit leur rôle. Je ne vais pas m’étaler sur le sujet pour ne pas trop en dire mais je suis tout de même obligée d’aborder le cas de l’homme-cerf. Ce personnage m’a émue, ses regrets, sa honte, ce qu’il a vécu… Tout en lui a su me conquérir. Son souci de préserver les siens sans y parvenir, sa peur d’affronter les gens qu’il aime et d’avoir à avouer la faute qu’il n’a commise que parce qu’il était sous l’emprise d’une sorcière, les drames qui se sont ensuite enchaînés… Philippe Besancenet a créé des personnages exquis en tous points ! Même les plus étranges, comme les hommes bruns, ont une histoire étonnante et accrocheuse. Vraiment, je ne peux que saluer ce travail de maître.

L’écriture, l’histoire, les personnages, les rebondissements ; tout, dans ce livre, vise juste. Les contes pour enfants m’ont toujours plu et ce conte pour plus grands me conforte dans l’idée qu’il n’y a pas d’âge pour aimer les fées, les princesses et les princes. Les défauts qu’on ne leur voyait pas en étant plus jeunes font leur force quand on grandit. Je crois que c’est par ses faiblesses que j’aime le héro d’un livre et, ici, les faiblesses des personnages les mettent en valeur à merveille.

Merci aux Éditions P’tit Golem ainsi qu’au forum A&M pour cette lecture rafraîchissante et touchante. Et merci à Philippe Besancenet d’avoir partagé une nouvelle fois un peu de son univers avec ses lecteurs : j’ai été conquise par Fées à la chaîne et cette nouvelle lecture confirme mon avis sur le talent de cet auteur.

D'autres chroniques ici.

Fées à la chaîne de Philippe H. Besancenet

Nombre de pages : 230 pages
Date de parution : 22 mai 2013
Fiche du Livre

Quatrième de couverture
Lyse est di-fée-rente. Elle préfère les dragons aux licornes, rêve à des endroits sombres fuis par ses semblables et s’enthousiasme pour bien pire encore. Aussi quand elle reçoit une lettre de l’Ambassade l’invitant à rejoindre ses rangs, la surprise pour les siens est de taille. Car l’Ambassade se trouve dans l’autre monde, celui des hommes. Elle regroupe l’excellence du monde magique… Pourtant tout n’est pas rose (sa couleur préférée) pour Lyse. Celle-ci espérait retrouver Aryse dans la vénérable institution, mais sa sœur aînée a disparu.

Le mot de l'éditeur :
Fées à la chaîne, de Philippe H. Besancenet, s’adresse plus particulièrement à un public de jeunes adultes. Ce roman entraîne ses lecteurs dans une fantasy urbaine et féerique aux accents steampunk, où toute ressemblance avec notre propre monde serait très certainement voulue. L’humour de l’auteur vient graisser les rouages de son histoire pour parler de « fées à la Maude », de règlements « de compte de fées » et de licornes pétomanes




Avis d'Erine
Fées à la chaîne, c'est un conte un peu spécial. En effet, il garde les codes classiques du genre, mais il est présenté de façon très moderne par l'histoire atypique qu'il raconte.

C'est l'histoire de trois soeurs fées, Aryse, Miryse et Lyse. Elles vivaient ensemble paisiblement dans un arbre, dans le monde des fées, jusqu'au jour où l'aînée, Aryse, a été appelée pour travailler à l'Ambassade. Peu de temps après, ce fut au tour de la benjamine Lyse d'y obtenir un emploi. Elle n’a qu’une hâte, retrouver sa sœur et découvrir un monde tant désiré, tant rêvé. Sauf que ce qui lui tenait tant à cœur ne va pas se passer comme elle l’aurait voulu. En effet, sa sœur a disparu et ce nouveau « monde » n’est pas du tout comme elle l’attendait. Comment cette fée va-t-elle gérer tout ça ?

Ce monde est assez étrange mais amusant, notamment grâce à certains animaux connus de tous qui sont transformés pour l'occasion, et qui portent des noms imagés à partir de jeux de mots. A titre d'exemple, nous avons les "blucioles" qui ressemblent aux lucioles mais propagent une lumière bleue.
Cet univers est aussi pathétique, en donnant une image peu reluisante de la société, qui va plus loin encore, avec la création d’un véritable monde des fées parodiée pour répondre aux attentes les plus farfelues, les plus stupides des humains.

Ce livre est vraiment surprenant, surtout parce que le contenu peut être pris autant au premier qu’au second degré. En effet, derrière la description des univers féeriques que l’on connaît depuis l’enfance, se trouvent des critiques propres à la société d’aujourd’hui. Ce récit est l’occasion de se faire une réelle image de ce que serait notre société de consommation dans un conte. L’auteur montre du doigt les standards que ce « tout le monde » veut imposer en ne laissant aucune place à la différence, tant sur le plan physique que psychologique. Ainsi, notre héroïne Lyse, cette fée accro à la couleur rose, aux gourmandises, au comportement assez libéré, ne rentre pas dans le schéma du personnel de l’ambassade. Sa manière d’être ne plait pas à tout le monde, très vite, avec son tempérament expansif, elle se fait remarquer, on ne sait pas où la caser… Et malheureusement, elle n’est pas la seule à ne pas rentrer dans le moule de cette Ambassade.

Cette lecture à double sens a été véritablement plaisante. Elle m’a fait voyager comme jamais, dans un monde loufoque et bizarrement, elle a su me faire réfléchir à propos de cette société contemporaine : qui s’y serait attendu ? J’aurais un seul reproche concernant certaines descriptions sur la fin qui m’ont paru complexifier le récit et lui faire perdre en cohérence. C’est un léger bémol qui, je vous rassure, n’enlève rien au charme de ce livre.

Pour finir, je remercie les Editions du P'tit Golem et le forum Accros et Mordus pour m’avoir permis de faire cette sympathique découverte.


Avis d'Aurélie
Fées à la chaîne, ou comment renverser la base d’un conte. Voilà la première chose qui me vient à l’esprit pour parler de ce livre.

Lyse est la seconde de trois sœurs fées. Elle est la sœur insouciante, naïve, parfois bête mais, surtout, elle est la sœur qui prend la vie comme elle vient. Et quand la vie l’entraîne au sein de l’Ambassade de son monde sur les terres des humains, elle en est heureuse. Elle se retrouve alors confrontée à une réalité qui est tout sauf réjouissante et son tempérament haut en couleurs détonne complètement dans le tableau qu’elle découvre. La jeune fée déchante vite quand tout semble vouloir faire taire sa jovialité et écraser sa curiosité mal placée.

Si l’histoire semble tout à fait légère en apparence, en réalité, il n’en est rien. L’auteur, à travers une héroïne naïve, nous fait découvrir le monde des humains de la façon la plus négative qu’il soit. Les hommes sont profondément mauvais, les créatures magiques ne les apprécient pas, mais travaillent avec eux pour maintenir des relations cordiales. Lyse, dont le caractère tranche complètement avec le monde qu’elle découvre, pourrait baisser les bras plus d’une fois, mais elle possède cette force, ce petit quelque chose d’optimiste qui fait qu’elle persiste. Et, à son contact, nombreux sont ceux qui commencent à voir la vie autrement. Elle apporte une touche de couleur (rose, s’il vous plaît) à ce monde si terne. Elle s’attire la sympathie des autres tout en générant, évidemment, de grandes inquiétudes chez le grand méchant de l’histoire (que je ne nommerai pas car il faut que vous lisiez ce livre).

Les personnages sont originaux, touchants, agaçants, drôles (surtout Lyse qui ne se fait pas prier pour sortir des énormités à la pelle), plus complexes que ce qu’annoncent les premières pages. Un vrai régal. Et l’univers décrit est tout simplement plaisant. L’Ambassade a tout ce qu’il y a de plus malsain, avec ses attractions pour humains en manquent d’occupations. De de quoi se demander ce que donnerait un Disneyland si nos personnages de contes de fées étaient réels, comment seraient son marché, ses règles. Et, malgré le portrait négatif que nous dresse l’auteur sur les êtres humains, il sait jouer de nuances en ne tombant pas dans l’uniformité : certains humains sortant du lot, comme certaines créatures magiques, sont différentes. L'originalité ou tout ce que j’aime dans un livre !

L’intrigue m’a agrippée et transportée du début à la fin, même si le dénouement m’a paru un poil trop complexe. Un trop plein d’informations en quelques lignes seulement m’a forcée à relire le passage une seconde fois pour tout bien saisir. Mais relire n’est pas un problème quand on accroche à l’histoire.

Ce livre est un coup de cœur, que ce soit pour son histoire, pour l’univers ou encore pour les personnages. Lyse est le genre d’héroïne que j’aimerais croiser plus souvent dans mes lectures, un petit bout de fée qui part avec de grands handicaps dans la vie et qui, pourtant, en fait des forces. Cette jeune fille qui ne se laisse pas démonter, non pas parce que c’est l’héroïne du livre, mais parce que c’est dans son caractère : elle est douce, naïve, voit le bien partout et, même si elle le paie souvent cher, ses actes sont toujours justifiés. C’est un vrai régal de trouver un personnage qui reste fidèle à lui-même du début à la fin.

Je ne peux que remercier les Éditions P’tit Golem de m’avoir permis de découvrir un auteur tel que Philippe Besancenet. Je suis conquise par son style et par son univers. Je suis amoureuse de ses personnages et, après avoir déjà lu un seconde conte de son cru, je ne compte pas m’arrêter là.


Avis de Missdeath
J’ai pu découvrir Fées à la Chaine de P.H. Besancenet grâce à un partenariat entre la maison d’éditions Le p’tit Golem et le forum Le Sanctuaire de la lecture.

C'est le deuxième récit que je lis de cet auteur et je dois avouer ne pas avoir totalement adhéré à celui-ci, contrairement à La Fée de la Mousse. Tout d'abord, je n'ai pas retrouvé la structure d'un conte, comme je l'espérais et, ensuite, l'histoire en elle-même m'a un peu agacée, malgré de très bons éléments.

L'auteur raconte l'histoire de trois sœurs : des fées. L'aînée vit dans l'Ambassade, royaume féérique au sein de l'univers des hommes, tandis que les deux autres vivent dans le tronc d'un arbre dans le monde magique. Lorsque notre héroïne, Lyse, est invitée à rejoindre l'Ambassade, elle espère y revoir sa soeur... mais celle-ci a disparu. Elle va donc partir à sa recherche, faire preuve de beaucoup de curiosité et permettre au lecteur de découvrir le monde des hommes, un monde dans lequel nous n'aimerions pas vivre... et pourtant !

Lyse est une jeune fée de nature dissipée et curieuse, mais aussi naïve et carrément fan du rose (chose insupportable !). Je pense que, pour cette raison, ou peut soit adorer ce personnage, soit le détester. En effet, à chaque fois qu'il est question de vêtements, la répétition concernant son goût pour cette couleur va apparaître et cela en devient lassant. Mais je pense que l'effet de style est voulu.
Au-delà de ce personnage, le monde des hommes est décrit comme un monde peuplé de personnes fourbes et jalouses. Cela offre une autre dimension au livre. On est très proche de la réalité et c'est un des aspects les plus importants du récit. P.H. Besancenet critique la société à travers une histoire plutôt loufoque et je ne peux que complimenter cet exercice. Pas besoin de se prendre la tête dans une analyse philosophique de la société si l'on veut juste se détendre avec un petit récit mignon, bien sûr, mais c'est tout de même possible et l'auteur vise ainsi un plus large spectre de lecteurs.
Finalement, le niveau de langue et la qualité d'écriture rendent la lecture très agréable. Il s'agit bien là de la signature de cet auteur.

C'est agréable d'avoir pu lire en peu de temps deux livres qui semblaient plutôt similaires au premier abord, mais qui en réalité, étaient si différents.

Je remercie les éditions Le P'tit Golem pour ce partenariat.


Avis de Zelda
J’aime beaucoup les histoires de fées, de magies, de mondes parallèles… etc. Je n’ai donc pas hésité à me proposer ce livre sur Accros et Mordus. Je remercie donc ce forum et Le p’tit Golem de m’avoir permis de découvrir celui-ci.

J’ai eu du mal à lire ce livre : j’ai trouvé le style est un peu difficile ou du moins pas très fluide. J’ai trouvé les mots trop recherchés, il y a trop de figures de styles... C’est trop étudié. Je n’ai rien contre cela, mais je dois dire que je ne m'y attendais pas. J’ai plusieurs fois été perdue car je n’arrivais plus à rentrer dans le récit et que je pensais à autre chose.

J’ai beaucoup aimé l’histoire, la mythologie, les créatures que l'on peut trouver dans ce roman. L’idée d’une sorte de parc d’attraction est très sympathique. Cependant, je me demande encore pourquoi il n’y a pas eu d’émeutes d’humains. Certes, ils viennent mais je me demande vraiment comment auraient réagi certains d'entre eux en voyant des fées se promener en liberté. Il y a une chose qui m’a gênée dans l’histoire : c’est beaucoup trop long. Il n’y a pas beaucoup d’action et cela devient vite lassant, malheureusement (car j’adore le reste). Cela commence à être intéressant dans le dernier tiers du livre. On découvre un peu celui qui kidnappe les êtres venant de l'autre monde. Quelques révélations apparaissent, mais le reste est un peu répétitif : Lyse se promène dans le parc, fait des rencontres, fait son travail… etc. La recherche de sa sœur passe au second plan.

Notre personnage principal, Lyse, est un peu superficiel. Je l'ai trouvée un peu trop joyeuse, un peu trop « je vois le bien partout », un peu naïve… et elle m’a très vite agacée. Après cela allait beaucoup mieux lorsqu’elle s’est mise à rechercher sa sœur, même si elle était très trop sûr d'elle. En ce qui concerne les autres personnages, je ne me suis pas trop attachée à eux. J’ai vraiment eu du mal à définir qui était qui durant une bonne moitié du livre. Le plus difficile pour moi à été de différencier Reyra et l’Ambassadrice. Pendant la plus grande partie du livre, j’ai cru qu’elles étaient une seule et même personne, car elles dirigent toutes les deux le parc. J’ai bien aimé Dorlisse : elle m’a beaucoup touchée à la fin. Au début j'avais du mal à la cerner. Elle passait beaucoup de temps avec Lyse mais ce n'est que lorsqu'elle s'est ouverte à cette dernière que j'ai vraiment commencé à m'intéresser à elle.

Malgré ma lecture laborieuse, je suis quand même contente d’avoir lu ce roman car j’ai vraiment bien aimé le fond, l’histoire. Je me demande s’il y aura une suite, car cela pourrait être intéressant. Merci encore aux éditions Le p’tit Golem et au forum Accros et Mordus.

D'autres chroniques ici.

lundi 31 mars 2014

Arha, Tome 1 : Le Magicien et le Golem de Philippe H. Besancenet

Nombre de pages : 316 pages
Date de parution : 2012
Fiche du Livre

Quatrième de couverture
Arha ne croit pas au Destin mais celui-ci ne veut rien entendre. Il le condamne depuis sa naissance à enchaîner coups de chance et sacrées déveines. Une situation hasardeuse à vivre au quotidien et qui se complique encore lorsque le garçon commence son apprentissage de la magie. Tandis qu’il se rend à une réunion importante de magiciens, son professeur disparaît. Et ses espoirs d’être sauvé de dangereuses créatures aussi ! Poussé par les événements, Arha doit percer le mystère qui entoure une série de vols audacieux s’il veut se dépêtrer de cette situation. Aidé par ses amis, Catie la téméraire et Bressog le gourmand, l’apprenti magicien mène l’enquête, entre metteurs en scène inspirés, créatures féroces et sortilèges ratés…




Avis de Noisette2011
Mon avis sur Le Magicien et le Golem, L'armée du seigneur noir Tome 1 :

Commençons d'abord par la couverture. J'avoue ne pas avoir été emballée par les illustrations. Je trouve que les dessins sont un peu enfantins et je me suis donc fait des a-priori sur ma future lecture. Et là, heureusement, qu'on dit qu'il ne faut jamais se fier à la couverture d'un livre, parce que cette histoire m'a énormément plu.

L'histoire en elle-même est très intéressante, facile à suivre dans l'enchaînement des événements et on est facilement pris par la lecture. L'écriture est fluide. Je n'ai pas trouvé de moment ennuyeux, ni de passages lourds à lire.

Concernant le personnage principal Arha, celui-ci se révèle être très attachant. Il n'est pas un héros stéréotypé, ni une personne à qui tout sourit, même si, il faut l'avouer, il a énormément de chances et de malchances. Cela est dû à sa fameuse "malédiction-bénédiction" qui entoure le moment de sa naissance.
J'ai beaucoup aimé les différentes variantes de cette "malédiction-bénédiction", racontées par différents personnages. Finalement, on n'en sait pas beaucoup plus à la fin du livre, les différentes histoires étant plus farfelues les unes que les autres. Cela permet de faire planer le mystère.

Les personnages secondaires Catia et Bressog, les amis d'Arha qui vont l'accompagner durant son périple, sont aussi attachants à leur manière. Ils sont très bien décrits au niveau de leur caractère et de leurs émotions. Ce sont vraiment des personnages à part entières, qui ne sont pas là uniquement pour valoriser le "héros", et qui apportent un plus à l'histoire. J'ai trouvé Bressog un peu trop caricatural malgré tout. C'est un gros gourmand un peu "bébête", mais à qui il arrive d'avoir de sacrés coups de génie. Cependant, je pense qu'il n'est pas déplaisant d'avoir un personnage de ce type dans l'histoire. Il permet d'alléger l'histoire et de nous faire rire, Catia ayant plus le rôle de moralisateur pour nos comparses.

Et que dire de Herny et Herbert (2 soldats qui surveillent le château d'Omesse sous les ordres du Capitaine (père de Bressog))... Ceux-ci nous font bien rire par leur stupidité et leur joie de vivre.

Quant au magicien Merrelf (le maître magicien d'Arha), il se distingue des autres magiciens par son côté à la fois canaille et sérieux, dans les moments importants. Je trouve dommage, qu'on ne le voie (ou ne le  lise) pas plus utilisant sa magie. On ne peut se rendre compte de l'immensité de ses pouvoirs, ni des pouvoirs dont il dispose réellement. Je regrette donc, qu'il n'y ait pas eu d'affrontement direct entre lui et Vafner. Mais je suis sûre qu'on verra cela dans la suite des aventures de nos amis...

Maintenant, j'aimerais parler d'un autre point de l'histoire, les ressemblances avec le Seigneur des Anneaux de J.R.R. Tolkien ou les clins d’œil qui y sont faits.
Certains passages nous emmènent directement vers l'univers du Seigneur des Anneaux :
- Les noms des différentes auberges  : un animal plus un adjectif qui font penser à l'auberge du Poney fringant.
- "Dans un angle de la pièce mal éclairée, un homme encapuchonné tournait fréquemment la tête en direction de leur table."  Cela faisant référence à Aragorn dans l'auberge du Poney fringant, épiant les hobbits.
- les anagrammes assez récurrents :  les pierres de vision, ici Tirpalan et dans LSDA Palantir, la ville Egrasoth et dans LSDA Esgaroth.... Et sans doute, le plus beau (j'adore^^, un hommage, selon moi, à la passion de l'auteur pour Tolkien), le fameux livre Le Milsarilion (Le Silmarillion) écrit par LTT Loitenk (Tolkien en anagramme ).
Bien entendu, ils sont plus nombreux que cela.

Je suis heureuse que l'auteur les distille au compte-goutte et qu'ils se raréfient au cours de la lecture. Car, bien que j'aime le Seigneur des Anneaux, je ne désire pas lire un livre qui y ressemble trop ou s'en inspire. Car Tolkien reste inimitable, selon moi.


En conclusion, j'ai adoré lire ce roman. Ce fut un vrai plaisir et un coup de cœur. Et je le conseille vivement à ceux qui aiment l'univers de la fantasy.
Je tiens donc à remercier les Éditions Artalys pour ce partenariat ainsi qu'Accros et Mordus, bien sûr. Et je souhaite une bonne continuation à l'auteur. J'attends la suite de ce roman avec beaucoup d'impatience.


Avis de RivieredOr
Le Magicien et le Golem de Philippe H. Besancenet est le premier tome de la série L’Armée du Seigneur Noir et raconte les aventures d’Ahra, un jeune apprenti magicien sur qui pèse une drôle de malédiction : il est condamné à enchaîner les coups de chance et ceux de malchance. Alors quand son professeur disparaît et que ses amis l’entraînent, bon gré mal gré, à sa recherche, Ahra a conscience qu’il va au devant de sacrés ennuis, mais aussi de bons fous rires.

Lorsque j’ai reçu le livre, ma première pensée n’a pas vraiment été positive. En effet, la couverture ne me plaisait pas tellement. Les dessins n’avaient rien d’exceptionnel, sans compter que je la trouvais un peu trop chargée. Heureusement que je n’ai pas pour habitude de juger un livre sur sa couverture et que j’ai toujours préféré chercher plus profondément car, croyez-moi, j’aurais raté quelque chose. Je n’ai pas été déçue du tout par cette lecture, bien au contraire !

C’est avec une facilité déconcertante que Philippe H. Besancenet arrive à nous entraîner dans cette histoire. Doté d’un plume facile à lire, l’auteur fabrique avec brio un cocktail d’humour, d’aventure, de magie et aussi d’amour, qui nous donne tout au long du livre l’impression d’évoluer en même temps que les personnages.

Il utilise également une écriture profondément marquée par certains auteurs et j’ai eu plaisir à retrouver certains trait de l’humour de Pratchett, ainsi que de très nombreuses références aux différentes œuvres de Tolkien : le livre recherché par Ahra et ses amis s’appelle par exemple Misarilion de Loitenk, qui fait bien sûr penser au Silmarillion, ou encore une des pièces de théâtre préférée de nos héros, qui s’appelle Les 20 anneaux de pouvoirs, en référence surement au Seigneurs des Anneaux. Tolkien n’est pas le seul à revenir et à être transformé par les doigts de fées de l’auteur. J’ai aussi remarqué une référence à Tim Burton et une, il me semble, à la série Magyk. Tout cela amène le lecteur à entrer encore plus dans l’histoire, mais ce procédé amène également une dose d’humour non négligeable.

Le livre met aussi en scène de nombreux personnages, et qu’ils soient secondaires ou principaux, ils ont tous leur propre personnalité. Leur description et leur côté indéniablement vivant permet de mieux s’identifier à eux. Et je dois avouer, une fois n’est pas coutume, que l’un de mes personnages préférés est le personnage principal du roman, Ahra, même s’il est très difficile de choisir et qu’ils ont tous un petit quelque chose qui les rend appréciables. A vrai dire, ce qui m’a surtout touchée, avec Ahra, c’est qu’il est le type même de l'antihéros. Il accumule un certain nombre de défauts qui le rendent plus humain et réel : il n’est ni le plus fort, ni le plus talentueux, ni le plus courageux, mais il est là quand même ! Et je n’ai pas pu m’empêcher de penser à certains moments : « Mon vieux, tu aurais mieux fait de rester couché dans ton lit ce matin ! ».

Les descriptions, quant à elles, sont aussi très réussies. On n'a aucun mal à s’imaginer le château piégé de Pytre, ou encore l’immense bibliothèque dans laquelle nos trois héros se font enfermer pour le bien de leur enquête. Mais ces descriptions atteignent leur apogée lorsque nos trois amis se retrouvent confrontés à des monstres légendaires. A contrario, les personnages méchants, eux, ne font pas particulièrement peur, et ne sont pas très impressionnant.

En résumé, j’ai vraiment beaucoup apprécié cette lecture où la balance penche nettement en faveur des points positifs. Et avec cette fin qui nous laisse justement sur notre faim, j’ai vraiment hâte de découvrir la suite. Je remercie le Sanctuaire de la lecture et la maison d’Édition Artalys pour ce merveilleux partenariat.


Avis de Coupie
En ce moment, je découvre quelques grands classiques de la littérature, mais j'ai pris l'habitude de ponctuer ces lectures avec des romans plus récents, entre autres de la fantasy. C'est dans ce cadre que s'inscrit la lecture du "Magicien et le Golem".

Avec ce roman, nous plongeons dans un monde fantastique, mais assez classique, sans grandes surprises, il faut l'avouer. Nous y rencontrons Arha, jeune apprenti-magicien, et ses deux amis, qui devront réaliser une sorte de quête, et retrouver les derniers exemplaires d'un grimoire ancien avant que le diabolique Vafner ne mette la main dessus et l'utilise à de mauvaises fins...

Très peu de surprises au premier abord, donc. On tombe précisément sur le type d'ambiance à laquelle on s'attendait (à laquelle je m'attendais en tout cas), et cela m'enthousiasmait assez peu au début.

Mais outre une couverture aux tons et aux dessins un peu enfantins (de loin, une amie a cru que je lisais un "Cabane Magique") et un style d'écriture qui m'a semblé non pas pauvre, mais peut être destiné à un public assez jeune (il faut dire que quand on sort d'un roman de Balzac...) Les personnages s'enrichissent dans leur personnalité au fil du roman : l'on apprécie le goût des héros pour le théâtre fantastique, par exemple. Cela les rend plus vivants. Et surtout, l'intrigue bien ficelée, donne sans cesse envie de connaître la suite.

L'on suit donc sans peine nos jeunes héros dans leurs aventures ponctuées de touches évidentes d'humour et de méchants caricaturaux donnant envie d'adapter ce roman en Saga MP3 : le roman ne s'apparente pas au Donjon de Naheubeuk mais peut se rapprocher de la saga audio Reflets d'Acide...

L'univers fantastique où les personnages évoluent aurait cependant gagné à être développé dans son ensemble... ce qui se fera peut être dans les autres tomes à paraître, qui sait ?

Je conclurais en écrivant que, bien que je conseille peut-être ce roman à de plus jeunes lecteurs (et plus férus d'héroïc fantasy que moi), j'ai apprécié cette lecture et, si l'occasion de lire la suite se présente, je la saisirai.

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